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mercredi 17 août 2022

Terroriste, le mot qu’utilisent le moins les médias pour parler du PKK

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Depuis l’existence du problème du PKK avec la Turquie, nous remarquons que les médias qui relatent des faits en relation parlent bien du PKK, mais omettent à chaque fois de mettre en avant le caractère terroriste de cette mouvance.

Des qualificatifs comme « rebelle », « guérilla » ou, même, « combattants de la liberté » sont utilisés alors qu’à aucun moment on n’entend parler de terrorisme. Or, c’est un sujet sans ambiguïté, l’Union européenne et les Etats-Unis ont reconnu le caractère terroriste du PKK avec la Turquie. Les actions menées du PKK font aussi preuves de leur caractère terroriste. Effectuer des attentats suicide dans des bus, tuer des professeurs, des médecins, des ingénieurs, des policiers, des familles entières... toutes ces actions sont bien des méthodes dignes d’une mouvance terroriste. Alors pourquoi les médias en arrivent à ne pas les qualifier de terroristes alors que d’autres mouvances, comme Al-Quaïda, sont constamment qualifiées comme terroristes ?

Je pense qu’il y a là un lien entre le fait que des pays comme la France ont toujours trouvé un côté « sympathique » du PKK sans vraiment se l’avouer notamment grâce aux nombreuses propagandes qu’avait effectuées Mme Mitterrand du temps de la présidence de François Mitterrand en faveur des Kurdes de Turquie et surtout du PKK.

Cela revient à ôter l’idée de la tête des lecteurs que le PKK est bien une mouvance terroriste, et c’est là que ça devient très grave. Que ce soit voulu ou pas, il y a là une influence sur l’opinion publique.

lI ne faut donc pas s’écarter de la vérité. Le PKK est bel et bien un groupe de combattants terroristes qui usent de la violence contre des cibles d’Etats et des cibles civiles pour revendiquer la partition de la Turquie afin de créer un pays qui serait nommé le Kurdistan.

D’ailleurs, il conviendrait aussi de montrer du doigt les magazines et les livres qui désignent impunément l’est de la Turquie comme une région nommée le Kurdistan. Or, il n’existe aucune région nommée « Kurdistan » dans une quelconque carte officielle de la Turquie. De la même façon, des manifestants d’origine kurde qui défilent dans des pays européens avec des pancartes pro PKK ou des posters à la gloire de l’ancien chef du PKK emprisonné en Turquie à perpétuité pour terrorisme ont légitimité à défiler, alors que leur cause défend un groupe terroriste responsable de milliers et de milliers de morts.

Même si cela peut sembler anodin au premier abord, l’influence sur l’opinion publique effectuée à grande échelle peut avoir des conséquences désastreuses sur l’effort de tout un pays qui lutte contre le terrorisme. Il convient de réagir et d’appeler un chat un chat.

Lien/Source : AgoraVox



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