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Les scientifiques et les personnalités culturelles de l’Azerbaïdjan, récompensés par la République française, protestent contre la position biaisée de la France


Ecrit par Engin, 2020-12-02 12:24:51


APPEL

Nous, les représentants de la culture et de l’éducation de l’Azerbaïdjan, décorés des ordres honorifiques français dans différentes années, nous les avons reçus et portés avec fierté, comme symbole du pays qui avait apporté une contribution inestimable dans l’histoire de l’humanité.
Nous avions grandi sur les idéaux de la littérature française, représentée par des écrivains et philosophes comme Rousseau, Voltaire, Molière, Hugo etc., qui défendaient les idées universelles les plus respectables - honneur, égalité, paix et justice.

Nous tenons à souligner particulièrement que notre respect des valeurs ci-dessus mentionnées n’est pas occasionnel, car en Azerbaïdjan les principes d’égalité et de justice, de respect et de paix, de protection de l’honneur et de la dignité ont été mis à la base de l’existence.
Pendant des siècles, l’Azerbaïdjan avait été le centre culturel de toute la région où vivaient des représentants de nombreuses nations et religions qui, depuis des siècles, coexistaient et travaillaient ensemble dans la paix.
C’est justement la synthèse de ces cultures qui avait créé un patrimoine culturel unique de notre pays et, c’est pour cette raison que, aujourd’hui, l’Azerbaïdjan est l’un des pays les plus multiculturels et multi-confessionnels du monde.

Ce n’est pas un hasard que, lors de sa visite en Azerbaïdjan en octobre 2016, le pape François a salué l’Azerbaïdjan comme un pays exemplaire dans le monde pour la tolérance religieuse.

Un autre fait en témoigne de toute évidence : l’Assemblée générale des Nations Unies, en 2017, dans sa résolution concernant le Forum mondial sur le dialogue inter-culturel, qui se tient tous les deux ans à Bakou, l’a nommé de principale plate-forme mondiale pour le dialogue inter-culturel.

Aux côtés de la communauté musulmane, dans notre pays, les communautés chrétienne et juive font également partie intégrante et active de notre société, et tous les monuments et lieux de culte, ainsi que les mosquées et les églises sont entièrement protégés par l’État d’Azerbaïdjan et sont régulièrement restaurés. Des mosquées, églises et synagogues fonctionnent côte à côte dans le pays.

L’Azerbaïdjan a apporté sa contribution à la protection du patrimoine non seulement à l’intérieur du pays, mais dans le monde entier.

Parmi les travaux mis en œuvre avec le soutien financier de l’Azerbaïdjan on peut citer des travaux au musée du Louvre et au château de Versailles, une aide à la restauration de sept églises des X-XII siècles dans le département Orne : églises de Saint-Hilaire, Fresnay-aux-Sauvage, Saint-Hilaire-la-Gérard, Tanville, Courgeot , Réveillon et Mal, ainsi qu’une aide partielle dans les travaux de restauration des vitraux de la cathédrale de Strasbourg datant du 14ème siècle en France. On peut également évoquer la restauration des catacombes de Saint Sébastien, Saint Marcellino et Pietro au Vatican.

Aujourd’hui notre pays - l’Azerbaïdjan – vit l’un des moments historiques les plus importants de son développement.
Comme autrefois la France, tombée sous l’occupation d’un autre pays pendant la Seconde Guerre mondiale, une partie du territoire de notre pays avait été occupée en 1992 par l’Arménie pendant 28 longues années. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, environ un million d’Azerbaïdjanais ont perdu leur lieu de résidence permanent à la suite du nettoyage ethnique et sont devenus des réfugiés.
Les résolutions 822, 853, 874, 884 du Conseil de Sécurité de l’ONU, fondées sur l’intégrité territoriale des pays, exprimée dans la Charte des Nations Unies, appelaient au retrait immédiat des forces d’occupation arméniennes des territoires internationalement reconnus de la République d’Azerbaïdjan.

Mais pendant presque 30 ans, ces résolutions sont restées lettre morte.

Pendant toutes ces années d’occupation on tuait notre peuple et on détruisait délibérément des monuments culturels anciens ; des villes entières ont été transformées en ruines, tandis que nos nombreux appels à la communauté mondiale pour qu’elle mette fin au génocide culturel à grande échelle sont restés sans réponse.
Dans la nuit du 25 au 26 février 1992, les agresseurs arméniens ont commis un acte de génocide contre les habitants de la ville de Khojaly où, en une nuit, 613 civils ont été sauvagement tués, dont 106 femmes, 63 enfants et 70 personnes âgées. ... 1275 civils ont été faits prisonniers, le sort de 150 d’entre eux est encore inconnu, 475 citoyens sont devenus handicapés, 8 familles ont été complètement détruites. 25 enfants ont perdu leurs deux parents, 130 - l’un d’eux. La ville de Khojaly elle-même a été effacée de la surface de la terre. Un certain nombre de pays du monde ont déjà reconnu le génocide de Khojaly commis contre le peuple civil.

Mais aujourd’hui la justice triomphe, et tout comme la France, pendant la Seconde Guerre mondiale, nous avons pu nous libérer de l’occupation et restaurer notre intégrité territoriale, reconnue par toutes les organisations internationales faisant autorité, y compris l’ONU, l’OSCE, le Conseil de l’Europe, le Parlement européen, l’Organisation de la coopération islamique, le Mouvement non-alignement et tous les pays du monde.
Dès les premiers jours de la guerre, l’Azerbaïdjan n’a pas franchi les frontières de son État d’un seul centimètre et toutes les hostilités ont été menées directement sur le territoire de notre pays.

Depuis le 27 septembre 2020, malgré les bombardements réguliers de nos villes et villages avec des armes interdits dans le monde entier, à la suite des opérations de contre-offensive, l’armée azerbaïdjanaise a réussi à libérer la plupart des territoires occupés, y compris la perle de la culture azerbaïdjanaise, la ville de Shusha. , qui est une réserve historique et architecturale, le berceau du mugham et des personnalités culturelles de premier plan de l’Azerbaïdjan.
Avant son occupation en 1992 par les forces armées arméniennes, la population de la ville de Choucha était à 98% d’Azerbaïdjanais.

Le 10 novembre, un accord de paix a été signé entre le Président azerbaïdjanais, le Premier-ministre arménien et le Président de la Fédération de Russie. Aux termes de cet accord, les forces d’occupation ont été contraintes de s’engager à retirer progressivement leurs troupes des territoires internationalement reconnus de l’Azerbaïdjan.
Les civils vont avoir la possibilité de rentrer chez eux.

Aujourd’hui le monde entier a l’occasion de voir de propres yeux les conséquences monstrueuses des 30 ans d’occupation arménienne et de voir ces villes, villages, forêts incendiées et champs, détruits de manière barbare, monuments historiques culturels et d’architecture qui représentent en même temps une partie du patrimoine culturel mondial, et des institutions religieuses qui sont en ruines.

Presque toutes les mosquées et même l’Église orthodoxe sur les territoires libérés sont détruites ou profanées.

Les dirigeants de l’Azerbaïdjan ont annoncé que tous les territoires, villes et villages détruits, monuments culturels et religieux, quelle que soit leur affiliation confessionnelle, seront restaurés.

La position du Sénat et de l’élite français, qui n’avaient pas auparavant réagi à l’agression contre l’Azerbaïdjan qui a duré presque 30 ans, ainsi que l’adoption par le Sénat français d’une résolution sans ambiguïté partiale sur la nécessité de reconnaître l’indépendance du régime fantoche, suscite l’indignation de l’ensemble de la population azerbaïdjanaise.

Particulièrement surprenant est le fait que la France est un pays qui a voté pour 4 résolutions au Conseil de sécurité de l’ONU exigeant le retrait inconditionnel des forces d’occupation arméniennes du territoire de l’Azerbaïdjan.

Nous avons sincèrement cru que les valeurs proclamées par la République française s’étendent non seulement aux alliés proches de ce pays, mais aussi aux pays du monde entier.
Cependant, la résolution adoptée par le Sénat français menace gravement l’avenir fructueux de nos relations bilatérales. Il sera difficile pour les représentants de la culture et de l’Education de l’Azerbaïdjan de convaincre le peuple du pays de l’opportunité de développer nos relations avec la France.

Nous tenons à souligner particulièrement que l’Azerbaïdjan est la première république démocratique et laïque en Orient, qui a, d’ailleurs, donné aux femmes le droit de vote bien avant la France.
L’auteur de l’hymne de notre république, Uzeïr Hadjibeyli, également originaire du Karabakh, avait créé le premier opéra en Orient. Son opérette "Arshin Mal Alan" (Colporteur de tissu) avait été mise en scène en français à Paris au Théâtre Femina des Champs-Elysées le 4 juillet 1925.
Le premier ballet, comme la première ballerine de l’Est, sont également apparus sur la scène azerbaïdjanaise. On pourrait continuer cette liste encore et encore, énumérant d’autres valeurs de notre pays.

Nous comprenons que la présence d’une forte diaspora arménienne en France est un facteur important, mais la position officielle d’un État comme la France, doit se baser sur les normes et principes du droit international, ainsi que sur les principes de justice et de responsabilité des États.

Ayant également pris connaissance de l’appel qui a été signé par les personnalités culturelles de la France, nous avons regretté que des représentants aussi remarquables de l’art, sans étude appropriée, soient devenus un instrument de propagande arménienne.
Hélas, cette approche non professionnelle jette une ombre sur leur image et leur impartialité.

Nous appelons les représentants des autorités et des personnalités culturelles de la France à visiter les territoires libérés de l’Azerbaïdjan et à constater l’ampleur des destructions, du vandalisme commis par les occupants arméniens.
Vous pourriez voir de vos yeux, et nous espérons qu’alors votre opinion se basera sur les valeurs universelles de l’humanité et sur les principes du droit international.

Tahir SALAHOV, Légion d’honneur, Officier

Farhad BADALBEYLI, Arts et Lettres, Chevalier

Ramiz ABUTALIBOV, Légion d’honneur, Chevalier

Sevda MAMMADALIYEVA, Arts et Lettres, Officier

Farhad KHALILOV, Arts et Lettres, Chevalier

Chingiz FARZALIYEV, Arts et Lettres, Chevalier

Samad SEYIDOV, Légion d’honneur, Chevalier

Hijran HUSEYNOVA, Légion d’honneur, Officier

Fakhriyya KHALAFOVA, Arts et Lettres, Chevalier

Tchemen BABAKHANOVA, Palmes académiques, Chevalier, Officier

Azelma HASANOVA, Palmes académiques, Chevalier, Officier

Roya TAGHIYEVA, Arts et Lettres, Officier

Zohra ALIYEVA, Palmes académiques, Chevalier

Gulbeniz JAMALOVA, Palmes académiques, Chevalier

Afag GULIYEVA, Palmes académiques, Chevalier

Murad HUSEYNOV, Arts et Lettres, Chevalier

Gulnara SADIKHOVA, Palmes académiques, Chevalier

Reyhan HUSEYNOVA, Légion d’honneur, Chevalier

Tahira JABBAROVA, Palmes académiques, Chevalier

Elmira FARAJULLAYEVA, Palmes académiques, Chevalier

Soylu KHALILOVA, Palmes académiques, Chevalier

Maharram ORUJOV, Palmes académiques, Chevalier

Rafiga ISAYEVA, Palmes académiques, Chevalier

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