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La valeur d’une vie

mercredi 24 février 2021 | par Pakize


La valeur d'une vie

Cela s’est produit en Bulgarie. Sevdin Rıdvan, un Turc vivant dans le petit village de Şumnu remarque un jour ces cigognes sur le point de mourir gelées. Le froid était tel qu’elles ne pouvaient même plus déployer leurs ailes. Sans hésiter, il les a pris dans ses bras et les a amenées chez lui afin qu’elles puissent se réchauffer devant la chaudière. Pendant qu’elles se réchauffaient, lui s’est occupé de débarrasser les ailes des oiseaux du gel qui les recouvrait.

Parallèlement, dans une autre ville de Bulgarie, à Silistre, un autre Turc Safed Halid se fait remarquer de la même manière : lui aussi a sauvé des cigognes d’une mort certaine. En les amenant à son domicile pour les réchauffer et les nourrir avec du poisson.
Les deux sauveteurs héroïques ont ému les réseaux sociaux bulgares et ils n’envisagent pas de relâcher les cigognes avant le retour d’une météo plus clémente. En attendant, ils continuent à leur prodiguer les soins nécessaires.

Pendant ce temps, à Bingöl, à l’Est de la Turquie, Ilyas Varol, chauffeur d’engin de chantier remarque un drôle de manège : chaque fois qu’il fait démarrer le moteur de son camion, un oiseau se met à tourner autour du véhicule. Il décide d’ouvrir le capot du moteur. C’est alors qu’il découvre un nid, et six œufs à l’intérieur. Le chef de chantier décide de mettre l’engin à l’écart et d’avertir l’entreprise de travaux. Cette dernière déclarant que "tout n’est pas une question d’argent dans la vie", accepte de retarder les travaux jusqu’à ce que les oisillons soient assez grands pour quitter le nid, accusant ainsi une perte de 15.000TL.

La même aventure est arrivée à Bahattin, chauffeur routier dans la province d’Ankara. Alors qu’il s’apprête à reprendre la route après avoir profité en famille des fêtes du Ramadan, c’est en effectuant ses contrôles de routine qu’il aperçoit dans le moteur de son poids lourd un nid comblé de six œufs. N’ayant pas le cœur à briser une famille, il décide de ne pas détruire le nid.
Ce routier a fait le sacrifice de 45 jours de travail pour permettre à la maman oiseau de couver ses œufs jusqu’à leur éclosion et de mener les oisillons jusqu’à ce qu’ils soient capables de voler de leurs propres ailes.
Faire passer la vie animale avant son propre besoin de salaire est un sacrifice de taille de nos jours, surtout en Turquie.

On peut le dire : où qu’il soit, le Turc a vraiment un grand cœur.



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