samedi 3 décembre 2022

La Turquie dans l’UE ? ah non....c’est trop cher !!!

Les vrais causes du non ????

Publié le | par Behor | Nombre de visite : 400 |
La Turquie dans l'UE ? ah non....c'est trop cher !!!

Alain Lamassoure, député européen (PPE), Thierry Mariani, député (UMP), Bernard Carayon (UMP), Jean-Pierre Decool (UMP), Lionnel Luca (UMP), Christian Ménard (UMP), Jean-Frédéric Poisson (UMP), Philippe Vitel (UMP), Richard Mallié (UMP) Georges Fenech (UMP)
et Hervé de Charette (UMP), commenceraient ils à donner les vrais raisons "françaises" de l’opposition à l’entrée de la Turquie dans l’UE.

Dans le Monde du 28/01/08, des parlementaires tiennent à faire passer le message : NON, NON et NON à la Turquie.

Ils commencent par un rappel : "Le 21 février 2007, Nicolas Sarkozy déclarait avec justesse : "La Turquie, qui n’est pas un pays européen, n’a pas sa place à l’intérieur de l’Union européenne." Nous ne pouvons qu’approuver cette réalité". Suit une savante présentation de frontières de l’Europe repoussées à l’Irak, non sens selon eux.

Puis on en arrive à la raison la plus importante : c’est trop cher !!! il faudrait faire baisser les aides européennes aux autres (à qui ?)

"....cela créerait un choc budgétairequi mettrait en péril cette nouvelle Europe. En effet, selon une étude de la Commission européenne, le coût de l’intégration turque équivaudrait au quart du budget annuel de l’Union. L’entrée de la Turquie, dont la richesse par habitant est quatre fois plus faible que celle de l’Union élargie, ferait perdre "leurs droits à subsides" à une douzaine de régions devenues statistiquement "trop riches". Elle coûterait, rien qu’en matière agricole, 11,3 milliards d’euros par an, soit bien plus que le total des dépenses agricoles pour dix membres de l’UE."

Suivent ensuite les sempiternels griefs moralisateurs exclusivement à charge concernant Arméniens, Kurdes, Chypre, liberté d’expression, d’association, article 301, site YouTube "censurés" entrainant la conclusion "obligatoire habituelle" :

"Pour ces différentes raisons, et comme l’a souligné le président de la République, les négociations engagées pour l’adhésion de la Turquie doivent déboucher sur un partenariat privilégié, car il est nécessaire d’avoir des accords commerciaux avec ses voisins immédiats."

et après une homélie anti américaine, suit une affirmation "ultime mise en garde" :
"Sachant que l’article 88. 5 de la Constitution prévoit que toute nouvelle "adhésion d’un Etat à l’Union européenne (...) est soumise au référendum par le président de la République", et connaissant l’opinion des Français, nous restons fidèles à notre optimisme sur ce sujet."

L’optimisme ne doit pas être de mise, car :

d’une part
ce fameux referendum est largement sujet à caution,
et ensuite,
il ne faudra pas trop compter sur les autres pays européens pour défendre becs et ongles des intérêts exclusivement français.

D’où, sans doute, l’intervention "rappel" des parlementaires.



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