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La riviera d’Antalya

Ecrit par Hakan, 2020-06-29 23:40:55


Antalya est connue comme la riviera et la capitale touristique de la Turquie. Les bois de pin des montagnes de Toros (Taurus) apparaissent à côté de la mer et la région est un paradis de bains de soleil, de nage, et d’activités sportives comme la planche à voile, le ski nautique, la voile, l’alpinisme et la spéléologie
Antalya a été habité depuis son établissement en 159 av. J.-C. par Atalos II, qui l’a nommé Attaleia d’après lui-même. L’Empereur Adrien visita Phaselis en 130 ap. J.-C. une porte brillamment arquée d’arbres avec des colonnes corinthiennes avait été construite en son honneur. Les fortifications du Kaleiçi district sont l’héritage commun des romains, byzantins, seldjoukides et ottomans. Le minaret élégant et cannelé de la mosquée de Yivli Minare est devenu le symbole d’Antalya. Les deux mosquées les plus importantes de la ville sont la Mosquée de Murat Paşa et la Mosquée de Tekeli Mehmet Paşa.

Il faut visiter les Villes Antiques Patara (Ovagelemiş) sur la route de Fethiye - Kaş, une des villes les plus stratégiques de la région lycienne. Xanthos (Kınık) était l’une des plus grandes villes religieuses et administratives de la région lycienne. Antiphellos (Kaş) est au point reliant la Karia à la Lycie et conserve toujours son charme ancien. Perge (Aksu) ville importante de la Pamphylie ancienne. St. Paul visita cette ville lors de son premier voyage missionnaire. Le théâtre expose des sculptures de marbre de la ville. Olympos (Çıralı - Yanartaş) L’ancienne ville d’Olympos. Une entrée de temple, une partie du pont et un théâtre romain sont quelques-unes des ruines qui datent de l’antiquité. Myra (Demre, Kale) a été résidée depuis 500 av. J.-C. St. Nicolas était né à Patara le quatrième siècle et y périt en 345. Aspendos est la ville la plus importante de la région de Pamphylie. Elle est couronnée par l’amphithéâtre le mieux conservé du monde.

Les plages de Cléopatre, d’İncekum, de Doğu, d’Ulaş, de Sorgun, de Koru et la plage de Lara possedent de sable fin, d’autres offre une occasion idéale pour le camping, elles sont pratiques pour les enfants. Les plages d’Adalar, de Konyaaltı, de Kemer, de Phaselis, de Tekirova, de Finike, de Patara et d’Adrasan sont de majorité des plages de graviers fins, de cailloux et de sable. La région de la vallée de Manavgat possède beaucoup de richesses naturelles, et Ürüncü est connue pour son architecture locale impressionnante.

Antalya a une vie de nuit très colorée. La vie nocturne d’Antalya devient même plus excitante et animée pendant le festival du film international de l’Orange d’Or. Elle a une cuisine authentique avec un mélange des influences méditerranéennes et arabes. Parmi ses spécialités, il y a le Kulaklı Potage dont les ingrédients sont des pois chiches et de la viande découpée, Tahinli Piyaz, Tandır (tandoor) Kebap, Kabak Tatlısı (dessert de potiron).

GÉOGRAPHIE

Blottie en son golfe au sud-ouest de l’Anatolie, Antalya, qui est l’un des plus grands départements du pays ( plus de 20 000 km2 ), constitue l’une des principales destinations touristiques de la Turquie. Bordées par la mer Méditerranée et les monts de la chaîne du Taurus, qui culminent à 3 756 m ( Demirkazık ), les côtes d’Antalya s’étendent sur plus de 600 km. À l’ouest, baies sauvages, falaises et criques escarpées constituent l’essentiel du paysage de la Lycie, de Fethiye à Kemer. À l’est, les plaines fertiles et une nature plus amène ont conduit la Pamphylie ( d’Antalya à Alanya ) à se développer autour de l’agriculture et du tourisme. L’intérieur des terres, où les Taurus s’étendent, se veut rocailleux, vert et plus humide.

FAUNE ET FLORE

Il faudra être chanceux pour espérer apercevoir les tortues Carette ( Caretta caretta ) qui ont depuis longtemps choisi l’ouest d’Antalya ( Patara ) comme l’un de leurs lieux de nidification. À défaut, la région regorge de plantes endémiques telle l’orchidée Ophrys Lycia mauve. Dans les montagnes se côtoient, se cachant du regard des hommes, cerfs, chèvres, sangliers, ours, renards, loups, lapins, aigles et même des chacals et des caracals ( lynx de Perse ) !

ART ET CULTURE

Le foisonnement culturel de la région se traduit par une profusion de festivals. Chaque année, en janvier, se déroule le Festival de combats de chameaux ( à Demre, Kumluca et Beymelek ). Le Festival international des arts et de la culture d’Alanya s’étend sur 3 à 4 jours tous les ans à la fin du mois de mai. Concerts, expositions, photographies sont au programme. La saison des tournois de lutte à l’huile commence au printemps. En juin-juillet, se tient à Aspendos, le Festival international d’opéra et de ballet, qui accueille dans son théâtre les meilleurs ensembles mondiaux. En juin ont lieu les festivités d’Abdal Musa dans le village de Tekke, à Elmalı. Sont alors mises à l’honneur la philosophie alevi. Des concerts et de nombreuses animations permettent de se faire une idée de l’héritage des Anatoliens. Se promener à Finike lors de son festival ( fin juin ), sera l’occasion de goûter aux danses folkloriques comme de se faire un bon aperçu des tendances musicales turques du moment. Un mois plus tard, en juillet, c’est le jazz qui profite de l’acoustique époustouflante du théâtre romain d’Aspendos. Un Festival international de Piano se tient à Antalya tous les ans au mois de novembre. Le Festival de Phasélis ( septembre ) met à l’honneur la musique traditionnelle dans un amphithéâtre antique. Les rues de Kemer changent de ton en juin avec son carnaval annuel. Parades, feux d’artifice et concerts animent la cité. Le Festival international du film d’Antalya, qui existe depuis 1964, décerne chaque année, en octobre, ses Oranges d’or ( Altın Portakal ). À Demre ( Myra ), le 6 décembre, c’est le Symposium international du Père Noël, qui célèbre Saint Nicolas, l’emblématique évêque de la ville. De nombreuses activités sont proposées. Tout l’été, la plage de Lara ( Antalya ) accueille le Sandland, le festival international de sculptures sur sables, pendant lequel 10 000 tonnes de sables sont façonnées autour d’un thème donné et de nombreux ateliers proposés au public. Pour les sportifs, rendez-vous en octobre pour le Triathlon d’Alanya. Le Tournoi international de beach-volley, lui, a lieu au cours de l’été. L’Ultramarathon de la voie lycienne se tient en septembre ( de Fethiye à Antalya ). Enfin, le Festival du tourisme et de la jeunesse de Manavgat ( début juillet ) rassemble des artistes turcs contemporains. Juste avant, se tient une concentration internationale de motards avec un grand nombre de manifestations et de concerts au programme. L’Expo 2016 Antalya, première exposition universelle accueillie et organisée par la Turquie et consacrée à la botanique, se tiendra à Antalya en 2016.

KALEİÇİ

La ville d’Antalya est protégée par deux murs d’enceinte qui prennent la forme d’un fer à cheval. Datant de l’époque romaine, ils reposent sur des fondations encore plus anciennes et ont été, au fil du temps, élargis et restaurés par les Turcs seldjoukides. Aujourd’hui, il reste encore des vestiges de ces murs. Une première enceinte encerclait la Vieille ville ( Kaleiçi ) le long de la côte et la seconde, dotée de tours de garde, englobait une zone plus large. Ces murailles séparaient les différents quartiers de la ville, à l’image de celles entourant le vieux port, Yat Limanı, les dernières à ce jour bien identifiables. Seules subsistent de cette ceinture extérieure la porte d’Hadrien ( Üçkapılar ), la Tour à l’Horloge, la Tour Hıdırlık et quelques tourelles. L’accès en voiture à la vieille ville étant réglementé et le site classé, l’atmosphère y est plus calme que dans les autres quartiers d’Antalya. Propice à la flânerie, le quartier est un entrelacs de ruelles typiquement ottomanes qui regorgent de boutiques d’artisanat local, de lieux de restauration, de petits hôtels et de pensions ( pansiyon ).

LES RUELLES DE KALEİÇİ ET LE PORT DE PLAISANCE

Il est bien plus agréable d’arpenter Kaleiçi en fin de journée, quand la brise marine se charge des effluves d’orangers et de cyprès provenant de petits jardins privés dont les murets débordent de bouquets de bougainvillées. Les maisons traditionnelles turques à Antalya, construites en pierre et en bois, possèdent souvent un jardin qui n’est pas visible de l’extérieur. La façade extérieure comporte peu d’ouvertures, tandis ce que le premier étage présente des encorbellements qui avancent sur la rue, ornés d’encadrements en bois travaillé et de petites vitresen verre coloré. Une cour intérieure, donnant accès au jardin, permet également de rejoindre les pièces du rez-de-chaussée ou du premier étage. Les fenêtres intérieures du premier niveau, plus larges pour laisser passer la lumière, sont à double rangée, seules celles du bas disposant d’un système d’ouverture. Tout à côté du port se trouve İskele Camii, une mosquée en pierre de taille sous laquelle jaillit une source. Depuis le sud du port, des chemins de promenade vous feront passer par les murailles et à travers de petits espaces de végétations rafraîchissants pour conclure en surplomb de la baie avec une vue imprenable sur les falaises abruptes du plateau calcaire des Taurus. Des marchands de thé, de fruits secs, de glaces et de jus d’orange frais vous fourniront une bonne excuse pour faire une halte avant de reprendre le périple en direction de la Tour Hıdırlık et du parc Karaalioğlu. Depuis le large développement de la marina moderne, plus à même d’accueillir les navires de croisière, le Yat Limanı est devenu un port de plaisance où les goélettes et petits voiliers proposent des excursions dans le golfe d’Antalya.

PORTE D’HADRIEN ( ÜÇKAPILAR )

C’est en 130 apr. J.-C. que l’empereur Hadrien rendit visite à Antalya et qu’en son honneur fut érigée l’imposante porte. De part et d’autre de cet arc de triomphe typique de la période romaine s’étendait l’antique enceinte. Considérée comme une des plus belles portes de la Pamphylie ( nom donné dans l’Antiquité à la région s’étendant d’Antalya à Alanya ), la porte d’Hadrien se compose de deux façades à colonnades et trois voûtes en berceau dotées de caissons à rosettes et séparées par quatre piliers. À l’origine, un second étage surplombait les arcs. Des statues de l’empereur et de sa famille y trônaient et il est dit que les corps d’armée qui marchaient sous ces voûtes se voyaient purifiés du sang versé. Mis à part les piliers, l’ensemble de la porte a été taillé dans le marbre et ses frises et ornements révèlent un sens du détail aiguisé. Le monument était inclus dans les fortifications sous le règne seldjoukide et a ainsi pu être épargné des méfaits du temps. De chaque côté ont été mis au jour deux tours : celle de gauche date de l’époque romaine alors que celle de droite est de la période seldjoukide. Cet édifice ouvre les portes de l’antique Antalya quand la ville moderne et animée se fait sentir dans votre dos depuis la très passante Atatürk Caddesi, longue avenue bordée de palmiers qui longe Kaleiçi.

LA MOSQUÉE YİVLİ MİNARE (MINARET CANNELÉ)

Le corps du minaret, qui présente huit cannelures, est en brique rouge et en faïence de couleur turquoise. Reposant sur une base carrée et d’une hauteur de 38 m, on accède au balconnet par 90 marches intérieures. Erigée en 1230 c’est le plus vieil édifice islamique de la ville. La vue depuis le sommet vaut le détour à condition de grimper les 90 marches qui y mènent. Un chanfrein relie l’assise à une pièce octogonale sur laquelle subsistent quelques vestiges des mosaïques turquoise et bleu de cobalt. Flanqué de ses huit demi-cylindres, qui forment les dites cannelures, le minaret se termine par une tourelle classique surplombant le balconnet d’où l’appel à la prière est traditionnellement donné. Les tuiles faïencées incrustées entre chaque rang de briques donnent l’illusion qu’une bande colorée remonte les flancs de la structure. Se trouvent à proximité une mosquée, une medersa ( une ancienne école religieuse ), deux mausolées à dômes et un Mevlevihane (couvent Mevlevi). La mosquée attenante fut entièrement détruite puis reconstruite en 1373, soit postérieurement au sultanat d’Alaeddin Keykubad Ier. Une plaque cite nommément son chef spirituel : Zincirkıran Mehmed Bey, de la dynastie Teke. Avec ses six dômes couverts de briques rouges, elle est une des plus vieilles illustrations de ce type en Anatolie. La plus imposante des deux tombes, octogonale, abrite la dépouille de Zincirkıran Mehmet Bey tandis que Nigar Hatun, l’épouse du Sultan Bayezid II, repose dans la seconde, plus discrète. À une cinquantaine de mètres au nordest du Yivli Minare, sur la place Kalekapısı (porte de la citadelle), se dresse la Tour de l’horloge (Saat Kulesi) datant de l’époque ottomane. C’est bien un des derniers vestiges du passé de la ville, en tout cas la dernière des quelque 80 tours de l’époque, avec celle de Hıdırlık. ◗◗Karatay ME DRE SESİÀ l’ouest du Yivli Minare. Tous les jours. Accès libre. La medersa de Karatay fut érigée à l’initiative de l’Émir Celaleddin Karatay en 1250, à l’époque du sultan seldjoukide Kay Kâwus II. La médersa témoigne de la richesse architecturale et ornementale des Seldjoukides.

MUSÉE DE KALEİÇİ SUNA-İNAN KIRAÇ

La vieille ville d’Antalya représente un des meilleurs exemples de l’habitat ottoman encore sur pied. Si vous n’avez pas encore eu la chance de visiter quelques-unes de ces maisons typiques, le musée de Kaleiçi, de la Fondation Suna et İnan Kıraç, en sera l’occasion avec la reconstitution de plusieurs scènes de vie. Passé la cour intérieure pavée et ses jardins odorants, vous tomberez sur l’ancienne église orthodoxe Saint-George, dallée de marbre. Elle accueille aujourd’hui une exposition permanente de céramiques et poteries de Çanakkale du XVIIe au XXe siècle comprenant aiguières, jarres, pichets et plats ornés de représentations animales et de motifs végétaux. Çanakkale, qui fut, au même titre qu’İznik et Kütahya, un grand centre de production céramique de très grande qualité, se distingue par des tons ocre, bruns et verdoyants. Les productions de Çanakkale, notamment les aiguières, furent exportées en Europe au cours du 19e siècle. On les connait en France sous le nom de « Demoiselles d’Avignon ».

KESİK MİNARE CAMİİ

Le minaret Tronqué, qui par extension a donné son nom à la mosquée Cumanun ( également appelée mosquée Korkut ), réunit à lui seul les époques antique, byzantine et seldjoukide. A l’origine un temple romain du IIe siècle av. J.-C., le site fut transformé au VIe siècle apr. J. C. en une église byzantine dédiée à la Vierge Marie. Le minaret que l’on peut voir aujourd’hui date de l’époque ottomane. En 1361, en pleines Croisades, Antalya passe sous le commandement du roi de Chypre Pierre 1er au détriment des Seldjoukides et la mosquée redevint église. Enfin, en 1453, sous le règne des Ottomans, la mosquée reprit sa place et fut nommée d’après le nom du fils du sultan au pouvoir, Korkut. Un incendie ravagea la mosquée à la fin du XIXe siècle et le minaret fut endommagé. Les alcôves et blocs de pierre du site sont une des attractions principales du centre, servant de point de départ pour les balades à travers la ville.

LA TOUR HIDIRLIK

Alors que vous vous promenez depuis le vieux port le long de la falaise en direction du parc Karaalioğlu, vous ne pourrez pas manquer cette large tour cylindrique. Massive, en pierre de taille, elle a su résister aux épreuves du temps depuis l’époque romaine et il est probable qu’elle ait servi autant à la défense de la citadelle que comme point de repère la nuit pour les navires. Haute de 14 m, une porte sur sa façade conduit à une antichambre d’où part un étroit escalier qui mène à son sommet.

LE PARC KARAALİOĞLU

On aime flâner dans ce parc tant pour le calme qui y règne et sa végétation que pour la vue panoramique sur le Golfe d’Antalya et les montagnes Beydağları. Au printemps, bananiers et dattiers se parent de leurs plus belles couleurs et les vendeurs ambulants ( glaces, graines de tournesol, noisettes, etc. ) promènent leurs chariots, quelle que soit la saison. De nombreux autres parcs émaillent la ville comme le parc Yavuz Özcan ( sur le littoral ouest non loin de Kaleiçi ), le parc Atatürk ( en contrebas du précédent ) dont la statue d’Atatürk marque l’entrée et le parc Özgürlük ( « Liberté » ) sur la côte en direction de la plage de Lara.

VILLE NOUVELLE ET MARINA

La « nouvelle » Antalya commence là où s’arrête la Vieille ville, lorsque l’on franchit l’avenue Atatürk Caddesi. Plus animée, cette partie de la ville se caractérise par de larges boulevards bordés de palmiers et des rues qui mêlent boutiques, échoppes, supermarchés et bazars. Sortir du musée à ciel ouvert qu’est Kaleiçi sera une bonne occasion d’entrer en contact avec le quotidien des Turcs. De nombreux hammams ( bains turcs ) ouvrent leurs portes aux hommes et aux femmes, à des horaires séparés ( ils sont généralement ouverts de 6 h à minuit ). La marina, située à une dizaine de kilomètres à l’ouest d’Antalya au sein de son port commercial, se veut moderne, sûre et fonctionnelle. ◗◗Musé e Atatü rk Işıklar Cad. Tous les jours. De 9 h à 19 h d’avril à octobre, et de 8 h à 17 h de novembre à mars. Accès libre. Situé à l’entrée ouest du parc Karaalioğlu, le Musée de la maison d’Atatürk ( Atatürk Evi ve Müzesi ) est une réplique de la bâtisse dans laquelle le père fondateur de la Turquie moderne a séjourné entre 1930 et 1935, lors de ses visites officielles à Antalya.

MUSEE ARCHEOLOGIQUE KONYAALTI

Afin de mieux saisir le contexte et la grandeur des trésors archéologiques de la région, une visite du musée d’Antalya s’impose. Ses vases biberons en céramique proviennent des sites voisins, comme Aspendos. Après un détour par la Préhistoire, vous pourrez contempler les figurines d’ivoire de la civilisation phrygienne, des frises de scènes sacrificielles, le sarcophage d’Hercule ou encore croiser Zeus et Aphrodite dans la magique salle des Dieux, essentiellement issue du site de Perge. Au rez-de-chaussée se trouve une reconstitution d’une tente Yörük, tribus semi-nomades des Taurus.

PLAGES AUX ABORDS DE LA VILLE

La plupart des plages sont détentrices du Pavillon bleu, label international certifiant de la propreté et d’un environnement de qualité.

Konyaaltı

La plage de petits galets de Konyaaltı ( Konyaaltı plajı ), au sud-ouest, est une des plages les plus appréciées et fréquentées de la ville. Avec l’amphithéâtre en plein air ( où des concerts sont organisés l’été ) et la chaîne des Taurus en arrière-plan, le cadre est magnifique. Un complexe touristico-balnéaire est également installé sur la plage, avec notamment un parc d’attraction aquatique.

Lara

Pour ceux qui préfèrent le sable fin, c’est à la plage de Lara qu’il faut se rendre. À 12 km à l’est du centre-ville, c’est une grande ligne droite qui longe les falaises d’Antalya jusqu’aux chutes de la rivière Düden. Une forêt de conifères l’entoure et elle est publique.

Mermerli

C’est la plage la plus au centre de la ville : elle est quasiment adjacente au vieux port de Kaleiçi. Étroite, elle flanque la falaise.

GROTTE DE KARAİN

La grotte de Karain, perchée sur la montagne Katra, vous fera remonter au Paléolithique. La grotte a été habitée en permanence au paléolithique, au néolithique, au chalcolithique, au bronze ancien, à toutes les époques protohistoriques et classiques. Pendant l’Antiquité, la grotte servait surtout de temple et d’autel, comme l’indiquent les inscriptions figurant sur les parois extérieures et les niches aménagées à l’intérieur. Accueillant les chasseurs-cueilleurs du Sud anatolien, ses trois salles interconnectées ont été occupées de 500 000 av. J.-C. jusqu’à l’âge de Bronze et des crânes fossilisés d’Homo Sapiens et de Neandertal y ont été découverts. Certaines reliques sont exposées dans le petit musée voisin et au musée archéologique d’Antalya. Une excursion fascinante et rafraîchissante qui ne demande pas de grandes aptitudes physiques. Sur la même voie rapide vers Burdur en prenant à droite la direction de Selimiye Köyü Yolu à 25 km, vous tomberez sur la grotte de Kocain et ses stalactites, une des plus grandes salles souterraines au monde ( 600 m de long ). Il faut compter 1 h 30 de marche depuis le village.

CHUTES DE DÜDEN

Il en existe deux types. Düdenbaşı abrite une oasis verdoyante où la rivière Düden se transforme en une cascade de 20 m. Provenant du plateau calcaire des monts Taurus, ces chutes calcifient la végétation alentour : le cadre est paradisiaque, et donc très fréquenté. Restaurants et cafés sont légion tandis que vous pourrez vous y rendre en autobus ou en dolmuş. Appelées également chutes d’Alexandre, Alexandre le Grand, d’après la légende, s’y serait arrêté pour abreuver ses chevaux. Sur la route de Lara, non loin de la plage de Karpuzkaldıran, Düdençayı marque la fin du périple de la rivière : une rencontre brutale et impressionnante où l’eau douce se jette de la falaise de 40 m dans la Méditerranée. L’excursion vaut surtout la peine si elle se fait en bateau ( au départ du vieux port, à Kaleiçi ).

CHUTES DE KURSUNLU

Tout autant agréables, les chutes de Kurşunlu ( Kurşunlu Şelalesi ) font partie d’un vaste parc naturel où la faune et la flore sont protégées. Lapins, truites, carpes, canards et pinsons évoluent entre lotus, lauriers, saules, figuiers, oliviers et caroubiers. La principale cascade chute de 12 m dans un étang relativement profond. Dans ce coin de fraîcheur, balades en forêt ou piquenique sont plus qu’envisageables.

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