mercredi 30 novembre 2022

La flamme olympique s’allumera-t-elle à Istanbul ?

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La flamme olympique s'allumera-t-elle à Istanbul ?

Pour la cinquième fois de son histoire, la Turquie est candidate pour accueillir les Jeux Olympiques. Mais cette fois-ci, va-t-elle réussir à devancer Tokyo et Madrid ?

Si la candidature d’Istanbul est retenue pour les JO 2020, ce sera non seulement un pari réussit pour le gouvernement AKP dont la détermination est nette, mais ce sera également la première fois que les JO seront organisés dans un pays à majorité musulmane, et de surcroît, sur une ville située à cheval sur deux continents.

Istanbul est l’une des plus anciennes et importantes villes du monde. Elle a accueilli les Grecs antiques, les Romains, les Byzantins et les Ottomans. Aujourd’hui encore, elle conserve sa structure cosmopolite ouverte aux différentes religions, langues, cultures et ethnies. Et c’est bien à ce niveau que l’organisation des JO à Istanbul prend tout son sens. La métropole mondiale qui unit l’Europe et l’Asie par ses ponts souhaite attirer les hommes et femmes de divers horizons à s’unir dans l’universalité du sport. Autrement dit, « Bridge Together » comme l’exprime si bien le slogan d’Istanbul 2020.

Pour le gouvernement de l’AKP, les JO sont plus qu’un évènement sportif d’envergure mondiale. Le gouvernement souhaite faire de cet évènement, une sorte d’apogée de la République turque qui fêtera son centenaire en 2023. Les retombées économiques et culturelles des travaux d’infrastructures pour préparer les JO 2020, constituent un pas de plus dans l’élan qui doit porter la Turquie dans le rang des plus grands pays du monde. Ainsi, le gouvernement espère faire de la Turquie l’une des dix économies mondiales les plus puissantes de 2023.

Le gouvernement se donne tous les moyens pour faire brûler la flamme olympique à Istanbul

Une toute nouvelle ville va voir le jour au nord-ouest d’Istanbul. Le projet des Jeux Olympiques comprend 4 régions dont chacune est composée de 7 centres. La plus grande de ces quatre régions, la Ville Olympique, comprendra des stades, un centre de tennis, un centre de sport nautique, soit au total 11 stations de sport. Elle accueillera également le Village Olympique, le Village Paralympique, le Village des Médias et le Centre international de diffusion. Des hôtels, des centres commerciaux et autres pôles de loisir seront construits.

Grâce aux réseaux de transports à l’instar du Marmaray, un train qui reliera les parties européenne et asiatique d’Istanbul à travers le Bosphore, le 3e pont qui sera achevé, ainsi que de nouvelles lignes de métro, 91% des déplacements des sportifs ne dureront que 30 minutes, et la durée moyenne de voyage sera de 16 minutes. 44% des sportifs vont concourir dans le Village Olympique ou le Village Paralympique, situés à une distance de 5 minutes. Ainsi, les sportifs ne perdront pas de temps dans les trajets. Un budget de 19,2 milliards de dollars a été prévu pour réaliser les travaux des réseaux routiers et ferrés.



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