22 mai 2024

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La Turquie tend la main à l’Arménie, malgré la turcophobie et la montée du nationalisme arménien

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La Turquie tend la main à l'Arménie, malgré la turcophobie et la montée du nationalisme arménien

Lors d’une interview accordée au journal argentin El Tribuno, Hayri Yalav, ambassadeur de Turquie en Argentine a expliqué qu’avec la disparition de l’Union Soviétique sont nées des conditions favorables pour une discussion sur la question arménienne entre l’Arménie et la Turquie.

Il a rappelé que la Turquie cherche activement à avoir des relations plus proches avec l’Arménie, basées sur les traités bilatéraux et multilatéraux existants.

"Le gouvernement turc a [à plusieurs reprises, NDLR] proposé la création d’une commission d’historiens conjointe pour examiner les matériaux disponibles sur la question arménienne au début du XXème siècle ", a déclaré l’ambassadeur. Mais cette proposition a toujours reçu une réponse négative de la part de l’Arménie. Sous la pression des ultra-nationalistes arméniens et des groupes de lobbying actifs en Europe et aux USA, le peu d’historiens qui ont eu le courage d’accepter la main tendue des Turcs sont devenus des cibles de premire choix pour les extremises arméniens et ont finalement dû se retracter pour divers pretextes.

De la même manière, les historiens qui ne sont ni Arméniens ni Turcs qui acceptaient d’entreprendre une discussion avec la Turcs et d’écouter ce qu’ils ont à dire ont été pris pour cible par les milieux nationalistes arméniens. Les menaces et les intimidations ont finalement laissée place à de agressions physiques et verbales d’une violence jamais égalée contre des intellectuels.

Gilles Veinstein, historiens français de renom et imminent turcologue s’est vu physiquement agressé par un groupe de nationalistes arméniens ; de la même manière l’historiens américain.

Parmi ceux là Stanford Shaw. En 1977, la vie de la famille Shaw bascule : un attentat à la bombe perpétré par des activistes arméniens détruit la maison familiale. Les ultra-nationalistes arméniens reprochent à l’historien ses travaux sur les événements de 1915, en effet, ses conclusions réfutent catégoriquement la position des nationalistes arméniens, pire encore, il prouve et affirme que les milices arméniennes ont aussi massacré des centaines de milliers de Turcs à la même époque au nom du rêve nationaliste de la Grande Arménie.

Outre l’attentat à la bombe, l’historien et sa famille reçoivent de nombreuses menaces de mort et sont constamment harcelés. Devant l’ampleur des attaques, ils finissent par quitter les Etats-Unis et s’exilent... en Turquie. Stanford Shaw y enseignera l’histoire à l’Université Bilkent de 1992 à 1997.

Expert reconnu de l’histoire ottomane, notamment la période couvrant la fin de l’Empire et la Première Guerre Mondiale, Stanford Shaw s’est plus particulièrement spécialisé sur la "question arménienne". Ses analyses aboutissent aux mêmes résultats que celles de tous turcologues occidentaux comme Bernard Lewis (Université de Princeton), Gilles Veinstein (Collège de France, qui fut également victimes d’agressions physiques et verbales de la part d’activistes arméniens) ou Robert Mantran ce qui a fait de lui, au même titre que ses collègues, une cible constante des extrémistes arméniens.


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