23 mai 2024

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LE TURC, LE GREC & L’ARMÉNIEN

Publié le | par Özcan Türk (Facebook), Pakize | Nombre de visite 702
LE TURC, LE GREC & L'ARMÉNIEN

Par Özcan Türk

Le conditionnement est tel que lorsque l’on rassemble, dans une même phrase, les trois mots « Turc, Grec et Arménien », on pense aussitôt au pire : litige, querelle, désaccord, mésentente, souffrance, guerre, étripage, dévastation, massacre, extermination…

Et l’on oublie cruellement que ces 3 peuples ont vécu durant des siècles dans la paix. Ils ont été voisins, collègues, confrères, amis, complices, confidents et même parents par alliance.

Cédant à la zizanie des occidentaux et fortes d’une grande naïveté et d’une gentillesse atavique, les 3 populations ont commencé à se méfier, se quereller, se tuer et pour finir se détester.

Quand pourrons-nous casser ce cycle infernal et pervers qui nuit à tous ?
Quand pourrons-nous voir dans l’autre autre chose qu’un barbare sanguinaire ?
Alors que les extrémismes jaillissent un peu partout, nous nous laissons guider par la colère et le ressentiment sinon par le mépris et les préjugés.
Sommes-nous aussi sots pour ne pas oser faire confiance à l’autre ? Pour ne pas oser lui tendre la main ? Pour ne pas oser lui dire, le passé est passé, je veux construire avec toi ?
Aurons-nous un jour le courage, la force et l’intelligence de sourire et de regarder l’autre l’esprit serein et les yeux sincères afin de bâtir la paix ?

Je vous laisse méditer sur ces paroles de Harold Armstrong, prisonnier de guerre dans l’Empire ottoman de 1916 à 1918, attaché militaire au haut-commissariat britannique d’Istanbul durant la guerre d’indépendance, (Turkey in Travail. The Birth of a Nation, Londres, John Lane, 1925, pp. 223-224) :

« On peut seulement dire que le Grec, le Turc et l’Arménien se comprennent mieux, et de loin, que nous ne comprenons chacun d’eux, et tout se serait mieux passé si l’Europe les avait laissés tranquilles. La misère de la paysannerie, la ruine des campagnes et le fait que les collines étaient pleines de brigands furent la conséquence directe de l’horrible histoire de ce massacre mutuel. »

Maalesef nazar değdi...

Source : Page Facebook de Özcan Türk


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