dimanche 28 novembre 2021
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La deuxième attaque de la foule visant le chef de l’opposition Akşener après les menaces d’Erdoğan

mercredi 11 août 2021 | par Hakan



La deuxième attaque de la foule visant le chef de l'opposition Akşener après les menaces d'Erdoğan

La chef de l’opposition turque Meral Akşener a été verbalement attaquée par une foule en colère, l’appelant à démissionner, lors d’une visite dans la province centrale de Sivas en Turquie mardi.

Aksener, qui dirige le Bon Parti nationaliste (IYI Parti), rencontrait les propriétaires de magasins locaux, quand elle a été attaquée verbalement.

Akşener a répondu au groupe de manière rhétorique en disant : « Si vous voulez, je démissionnerai ».

Il s’agissait de la deuxième attaque de la foule ciblant Akşener depuis mai. Des partisans du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir en Turquie ont accosté Akşener lors de sa visite dans la province de la mer Noire de Rize, la ville natale du président turc Recep Tayyip Erdoğan fin mai.

Elle a été approchée par une femme qui l’accusait de soutenir l’organisation terroriste du PKK, un groupe armé qui lutte pour l’autonomie kurde en Turquie depuis plus de quatre décennies et reconnu comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l’Union européenne.

Une confrontation ultérieure entre les partisans et d’Akşener et le groupe de manifestants pro-gouvernementaux a interrompu la visite et l’a forcée à quitter le site.

Après l’incident de Rize, « Il y en aura plus. Ce sont vos bons jours », a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdoğan.

Cette fois, les assaillants de Sivas ont reproché à Akşener d’être membre de FETO, abréviation de « Fethullahist Terrorist Organisation », autrement nom le Mouvement Gülen, qui a tenté de renverser le gouvernement lors d’un coup d’État manqué de juillet 2016.

Suite à l’attaque, la police est intervenue dans la foule.

Les attaques de la foule contre les politiciens de l’opposition sont devenues courantes en Turquie ces dernières années. En 2019, Kemal Kılıçdaroğlu, le chef du principal parti d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), a été attaqué par une foule dans la capitale Ankara, lors des funérailles d’un soldat.

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