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Les "nouveaux" fantasmes de l’extrême droite arménienne : le Traité de Sèvres (Turquie/Arménie)

FRA Dachnaksoutioun ou le jusqu’au boutisme sans limite


Ecrit par Behor, 2007-11-19 12:19:53


Ara Babian [1]
aurait démontré les points essentiels suivants :

« Le fait que le Traité de Sèvres n’a pas été appliqué n’en affecte pas la valeur juridique actuelle. Celle-ci découle de sa signature par toutes les parties concernées. Le processus de ratification se rapporte à son application, pas à sa formation effective. En Droit international, un Traité non ratifié demeure en vigueur, seule son application étant suspendue. En l’espèce, il n’y a pas de prescription extinctive (expiration en raison de l’écoulement du temps). En l’absence de l’indication d’un délai d’expiration, il n’y a pas une telle prescription. Il n’y a pas non plus « estopel » ou renonciation de la part de la partie intéressée ou détentrice des droits concernés, car les Arméniens n’ont jamais cessé d’invoquer ce Traité. La poursuite constante et continuelle de la reconnaissance du Génocide et de ses conséquences, conjuguée à l’aspiration au rétablissement de l’Indépendance durant les parenthèses soviétiques, constituent la preuve que les Arméniens n’ont jamais renoncé à leurs droits en cause.
La sentence arbitrale du président des USA Woodraw Wilson, consécutive à la signature du Traité de Sèvres, est à ce jour pleinement applicable et exécutoire.
On pourrait même la distinguer du Traité lui-même, puisque, dès lors qu’elle a été officiellement prononcée, et ce, de manière définitive et irrévocable, elle constitue un document distinct. Selon la chronologie des événements, en fait, elle a même été mise en vigueur pendant environ 10 jours, jusqu’à l’invasion et occupation du pays par l’Armée Rouge. Pendant ces 10 jours-là, légalement et officiellement, les frontières de la République d’Arménie étaient celles qui sont dûment établies par la sentence arbitrale de Wilson. C’est pour cela qu’elles sont indiquées comme telles sur de nombreuses cartes géographiques formelles et officielles, conservées notamment dans les Archives d’État américaines. Même après la soviétisation, de telles cartes ont été établies, indiquant les mêmes frontières, en les attribuant cependant à l’URSS. Celle-ci étant considérée, à cet égard, comme le successeur de la République d’Arménie de 1918-1920.

Il incombe à l’État actuel de la République d’Arménie de poursuivre l’exécution de ladite sentence arbitrale.
M. Babian place ainsi son argumentation strictement sur le plan juridique, et seulement sur la base de la sentence arbitrale du président Wilson [car il peut y avoir d’autres fondements juridiques à nos revendications territoriales, mais celui qu’il présente est le plus objectif et immédiat]. »

« Notons également ces autres observations intéressantes présentées par Monsieur Babian.

“L’exigence de la reconnaissance du Génocide implique inévitablement, en soi, les revendications territoriales qui s’y rattachent par ailleurs, pour ce qui est du fondement de ces revendications qui se rattachent à la sentence arbitrale de Wilson, la reconnaissance du Génocide n’est pas indispensable, puisque ladite sentence n’est pas fondée sur cette donnée, mais sur la clause compromissoire à laquelle la Turquie a dûment souscrit.”

Une fois encore, la FRA Dashnaksoutioun démontre qu’elle est un parti extrémiste jusqu’au boutiste avec qui il est impossible d’espérer s’entendre.

Le Traité de Lausanne n’a rien à voir avec celui de Sèvres.
Et en tout cas, il ne concerne pas l’Arménie, qui ne l’a d’Ailleurs jamais signé. Son contenu essentiel se rapporte aux relations entre la Turquie et la Grèce.
L’État de la République d’Arménie actuelle est le successeur de celui de 1918-1920, après ce qui aura été la suspension soviétique. Cette continuité est confirmée par la Déclaration d’Indépendance, et par référence à celle-ci, dans la Constitution de l’Arménie actuelle.
Les USA n’ont jamais reconnu le tracé actuel des frontières de la Turquie, et ils ne peuvent pas le faire légalement, car cela irait à l’encontre de la sentence arbitrale finale et irrévocable, portant le Sceau ultime de l’État américain, et qui a donc force de Loi suprême. »

[1Ara Papian (Babian) né en 1961, à Erevan. En 1981, l’Armée Soviétique l’assigne au poste de traducteur militaire, en Afghanistan. De retour en Arménie, il complète en 1984 le programme d’Études Orientales à l’Université d’État d’Erevan. De 1984 à 1986, il retourne à son poste de traducteur en Afghanistan. Il continue par la suite ses études, et obtient son diplôme de la chaire d’Histoire de l’Université d’État d’Erevan. Durant les deux années suivantes, il enseigne au Collège Melkonian de Chypre.De 1992 à 1993, occupe le poste de deuxième secrétaire auprès de l’Ambassade de la République d’Arménie en Iran. En 1994 et 1995, il devient directeur du département de l’Iran du Ministère des Affaires Étrangères. De 1995 à 1997, il est nommé Chargé d’Affaires à l’Ambassade de l’Arménie en Roumanie. En 1998, il reçoit la médaille d’honneur au terme de ses études à l’Académie diplomatique et militaire de Rome de l’OTAN. L’année suivante, il complète les cours de « diplomatie publique » organisés par les universités d’Oxford et de Birmingham. De 1997 à 1999, nommé directeur du département de la coopération de sécurité du Ministère des Affaires Étrangères de l’Arménie. Le 28 novembre 2000, il est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d’Arménie au Canada, une fonction qu’il occupera durant les cinq années suivantes. Ara Babian maîtrise les langues arménienne, russe, anglaise, perse et grecque.

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