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Merkel cherche à rassurer la Turquie sur sa candidature à l’UE

Ecrit par Hakan, 2012-11-05 05:30:00


[Reuters] - Angela Merkel a déclaré mercredi à son hôte Recep Tayyip Erdogan que l’Union européenne poursuivrait de bonne foi ses négociations laborieuses en vue de l’adhésion de la Turquie et ce, malgré des désaccords persistants.

La veille à Berlin, le Premier ministre turc avait prévenu que les Vingt-Sept risquaient de "perdre" la Turquie si l’UE ne l’admettait pas en son sein d’ici l’an prochain.

La Turquie a lancé officiellement en 2005 une procédure d’adhésion à l’UE, mais le processus est à l’arrêt depuis plusieurs années en raison de l’opposition de certains pays membres et de l’absence de solution à la division de l’île de Chypre.

"L’UE est un partenaire de négociation honnête", a assuré la chancelière allemande lors d’une conférence de presse commune. "Ces pourparlers se poursuivront quelles que soient les questions qui doivent être tirées au clair", a-t-elle précisé, faisant allusion aux critiques envers Ankara formulées par un récent rapport d’étape de la Commission européenne.

La CDU de la chancelière est hostile à l’entrée de la Turquie, déjà membre de l’Otan, dans l’UE, préférant un "partenariat privilégié" entre Ankara et le bloc européen.

"La question de l’appartenance à part entière de la Turquie est considérée de façon particulière par mon parti ... Nous (L’Allemagne et la Turquie) avons appris à vivre avec cette différence et nous conservons de bonnes relations", a-t-elle fait observer.

L’Allemagne, qui abrite une main d’oeuvre d’environ trois millions de Turcs chez elle, est le premier partenaire commercial européen de la Turquie.

Interrogé lors d’un débat, mardi à Berlin, sur la question de savoir si la Turquie ferait partie de l’UE en 2023, Recep Tayyip Erdogan avait répondu : "On ne nous mènera probablement pas en bateau si longtemps. Mais si on le fait jusque là, alors l’Union européenne sera perdante, et on perdra au minimum la Turquie."

La Turquie n’a, jusqu’à présent, rempli qu’un seul des 35 "chapitres" politiques requis pour tout nouveau candidat à l’adhésion. A l’exception de 13 chapitres, tous les autres sont pour l’instant bloqués et la Commission européenne estime qu’Ankara ne respecte pas les critères européens requis en matière de droits de l’homme et de liberté d’expression.

Mercredi, le Premier ministre turc a pour part pris à partie Chypre, qui assure la présidence tournante des Vingt-Sept, en estimant que l’île n’aurait jamais du être autorisée à entrer dans l’UE en raison de sa division entre une partie grecque et une partie turque.

"Ce fut une grave erreur et cette erreur continue avec des conséquences de plus en plus grandes", a-t-il dit.

Orhan Coskun et Alexandra Hudson ; Hélène Duvigneau et Jean-Loup Fiévet pour le service français

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