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Hollande veut une nouvelle loi de censure arménienne

Ecrit par Turquie News, 2012-07-09 07:53:53


Le Président a contacté les dirigeants des officines de lobbying arméniennes de France pour les rassurer alors qu’ils redoutaient un revirement, après les propos de Laurent Fabius sur la relation franco-turque.

François Hollande a confirmé, samedi, son engagement de pénaliser la contestation de la thèse arménienne de "génocide" pour qualifier les évènements de 1915. Une loi de censure farouchement exigée par les organisations nationalistes arméniennes de France.

« Le Président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il les tiendra », assure l’Elysée, confirmant un échange téléphonique dans la journée entre François Hollande et un représentant du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF, ultra-nationaliste).

Mais quel moyen le gouvernement compte-t-il employer pour respecter cet engagement ? L’Elysée a assuré, dans la soirée, qu’une réflexion était en cours après la censure du Conseil constitutionnel sur un précédent texte. Il n’a toutefois pas été précisé si le véhicule juridique prendrait ou non la forme d’un nouveau texte de loi, la démarche dépendant des résultats de l’étude en cours.


« Une nouvelle loi de censure arménienne »

Selon Franck Mourad Papazian, directeur du CCAF et leader de la FRA-Dachnaktsoutioun (parti national-socialiste arménien, extrémiste, raciste, homophobe), le chef de l’Etat lui aurait téléphoné samedi matin pour lui donner des gages consécutifs aux déclarations de Laurent Fabius affirmant qu’aucune nouvelle proposition de loi liberticide ne verrait le jour.

Dans le même communiqué, le CCAF affirme qu’il va être reçu en juillet « pour envisager les modalités de la mise en place d’un tel texte ». Le CCAF, téléguidé par la FRA Dachnaktsoutioun, un parti extremiste arménien, entend donc donner aux élus français une loi clé en main et dicter sa loi dans les hémicycles français.

Fidèles à leur rhétorique guerrière, les activistes ultra-nationalistes arméniens de France avaient qualifié les élus ayant saisi le Conseil constitutionnel de salopard et parlé de « trahison » après les déclarations du ministre des Affaires étrangères évoquant une « nouvelle étape » des relations entre Paris et Ankara.

Après s’être entretenu jeudi avec son homologue turc, le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, avait exclu l’adoption prochaine par la France d’une loi de censure arménienne, après la censure par le Conseil constitutionnel d’un texte voté en ce sens fin 2011 par l’Assemblée nationale sous la pression des officines arméniennes basées en France.

Cette instance « a décidé que la proposition de loi qui avait été présentée par les parlementaires (de la précédente majorité de droite) était contraire à notre Constitution donc il n’est pas possible de reprendre le même chemin sinon le résultat sera évidemment le même », avait constaté Fabius.

« Sauf déclaration rapide du chef de l’Etat, il s’agit là d’une trahison » avait déclaré à l’AFP le président du CCAF Ara Toranian, ancien porte-parole de l’ASALA, une organisation raciste et terroriste arménienne ayant commis des attentats contre la communauté turque de France dans les années 80.

Force est de constater que selon les dires des activistes arméniens de France, le président de la République aurait affirmé son engagement aux côtés d’activistes nationaliste et d’anciens terroristes reconvertis dans le monde associatif. Une conception bien particulière de la justice et de la démocratie.

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