EURTRY:

Accueil > Nos rubriques > Editos & Tribune libre > Le drame arménien : premier génocide du 20ème (...)

Le drame arménien : premier génocide du 20ème siècle, précurseur de la Shoah ?


Ecrit par TN-pige, 2012-05-21 04:25:31


Pour certaines organisations de la diaspora arménienne en France, les massacres subis par les Arméniens entre 1915 et 1917 en Anatolie orientale constituent un génocide.

Occultant le débat qui oppose toujours les historiens sur la pertinence du mot « génocide » pour qualifier cette tragédie, dont personne ne conteste la réalité ni en Turquie ni ailleurs, ces organisations mènent depuis plusieurs années une intense campagne de lobbying et de communication pour légitimer leur thèse et sensibiliser à leur cause les opinions publiques occidentales, notamment française.

Au cœur du discours arménien savamment élaboré à cette fin, deux arguments marketing sont martelés sans relâche. Abondamment repris dans les médias, ils ont eu un impact considérable sur les esprits et sont aujourd’hui très largement considérés comme des faits acquis.

Le premier de ces arguments consiste à présenter la tragédie arménienne comme étant le premier génocide du 20ème siècle.

Le second, lui, établit un lien direct entre cette tragédie et le génocide juif. La première aurait en effet servi de laboratoire aux Allemands, alors alliés des Ottomans durant la Première Guerre Mondiale, qui s’en seraient inspirés pour théoriser la Solution Finale et orchestrer l’extermination méthodique des Juifs d’Europe.

Le fait est que ces deux allégations sont fausses. Et c’est en connaissance de cause que les organisations arméniennes les véhiculent afin de susciter la sympathie au sein d’une opinion publique très sensible, à juste titre, à l’Holocauste juif.

1 – Le premier génocide du 20ème siècle

A ce jour, ce premier génocide du dernier siècle écoulé reste tu, nié, occulté, sans reconnaissance internationale. Et les lobbyistes arméniens sont en grande partie responsables de cette situation.

Posons-nous la question : qui, aujourd’hui en France, se souvient du peuple héréro ?

A la fin du 19ème siècle, l’Allemagne coloniale a fait main basse sur la région de l’actuelle Namibie, en Afrique du sud-ouest. Elle y a dépossédé de ses terres le peuple autochtone Héréro et organisé son extermination de manière méthodique et systématique. 80% d’une population estimée à 80 000 personnes aurait disparu dans des conditions atroces.

Contrairement aux allégations arméniennes, la communauté des historiens s’accorde à reconnaître que la destruction des Héréros a bien été le premier génocide du 20ème siècle. Les autorités allemandes, interpellées par les descendants des Héréros rescapés, ont d’ailleurs fini par présenter des excuses officielles en 2004.

Mais alors pourquoi les Arméniens ne le reconnaissent-ils toujours pas ? Pourquoi s’emploient-ils à dissimuler cette réalité et à substituer la tragédie de 1915 au génocide héréro ? Dans la concurrence des mémoires à laquelle se livrent les organisations arméniennes, avec force moyens législatifs et médiatiques, le souvenir et la souffrance des populations noires décimées de Namibie sont tout simplement broyés.

2 – La genèse de la Shoah

C’est ce même génocide héréro, et non la tragédie arménienne, qui porte en lui les prémices de l’Holocauste.

Camps de concentration, esclavage et travail forcé, extermination organisée et planifiée, système de mise à mort bureaucratisé, idéologie de la pureté et de la supériorité raciales, classification des êtres humains, expériences médicales et eugénisme… toute l’ossature idéologique et méthodologique du Nazisme s’est constituée au cœur de la Namibie.

Ainsi, les maîtres de Joseph Mengele, celui que l’on a surnommé l’« Ange de la mort » nazi, Eugen Fischer et Theodor Mollisson, seront à l’œuvre en Afrique durant le génocide et effectueront des études sur les Héréros de 1904 à 1908. A l’issue de cette terrible expérience, Fischer deviendra le théoricien de l’eugénisme et de la hiérarchie raciale, qu’il enseignera plus tard aux cadres SS à l’université de Berlin dont il sera le recteur. Avec d’autres, en s’appuyant sur ses travaux menés en Namibie, il théorisera le génocide juif et ses idées inspireront Adolf Hitler pour écrire « Mein Kampf ».

De même, Hermann Goering, haut dignitaire nazi et fondateur de la Gestapo, s’inspirera de l’expérience de son père, Heinrich Goering, qui fut le premier gouverneur civil de la colonie allemande en Namibie.

Dès 1905, les rescapés du génocide seront parqués dans des camps de concentration (Konzentrationslagern) où ils seront déshumanisés et soumis à un esclavage abominable. Leurs corps seront tatoués des lettres « G.H. » pour « gefangene Herero » (« Héréro captif » en allemand), ce qui n’est pas sans rappeler les matricules gravés à même la peau des prisonniers juifs dans les camps de la mort nazi.

De grandes compagnies allemandes privées disposeront même de leurs propres camps où les Héréros serviront de main d’œuvre corvéable à merci. Certains prisonniers seront également utilisés pour des expériences médicales dans des laboratoires…

Les faits historiques l’attestent donc : l’idéologie racialiste et génocidaire a pour la première fois été mise en application contre le peuple héréro à l’époque coloniale allemande. Au nom de quelle conception de l’histoire et de la justice les organisations arméniennes de France occultent-elles cette réalité ? Elles qui prétendent agir au nom de la morale et de la dignité humaine, passent sous silence ces atrocités annonciatrices de l’Holocauste juif. Pire, elles s’accaparent les spécificités et la singularité de ce génocide qui en font le premier du 20ème siècle, précurseur de la Shoah.

La fin justifie-t-elle vraiment tous les moyens ?

Lire également :
- HEREROS : Le premier génocide du 20ème siècle

Mot-clé :
Désinformation Hereros Histoire Lobbying arménien Question Arménienne Racisme Révisionnisme
Plan du site | RSS 2.0 | Copyright Turquie News 2006-2019 | Mentions légales PageRank