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Grand bal de l’amitié franco-turque, interview avec les organisateurs : Ülker Akyol

Vieille amitié ne craint pas la rouille

Ecrit par Turquie News, 2012-03-17 06:15:00


Info Turquie News - www.turquie-news.com - En prévision du Grand Bal d’amitié franco-turque, le 30 mars 2012 à l’Espace Venise de Sarcelles, Turquie News vous propose de découvrir les quatre organisateurs de la soirée : Ülker Akyol, Öznur Küçüker, Aurélien Denizeau et Suzan Akyol, quatre jeunes dont la motivation n’a d’égal que la force des liens d’amitié multi-séculaires entre la France et la Turquie. Nous les avons rencontrés et vous invitons à lire le premier volet d’une série d’interviews exclusives.

Entretien avec Ülker Akyol



Turquie News : Avant toute chose, pourriez-vous brièvement vous présenter ?
Ülker Akyol : Je viens d’être diplômée de master 2 au Celsa à la Sorbonne en Marketing et Stratégies. Auparavant j’ai fait une licence de lettres modernes et 2 ans en communication et médias. J’écris aussi pour de nombreux supports comme Aujourd’hui La Turquie. Étant d’origine italo-turque c’est naturellement que je me suis toujours investie dans le développement d’activités à destination de la promotion de la culture turque. Il me semble en effet essentiel que les jeunes d’origines étrangères, participent au rayonnement de leur culture dans le pays dans lequel ils vivent. Au-delà d’une initiative personnelle et individuelle, c’est un défi que de permettre aux peuples d’échanger et de dialoguer. Je pense que la culture a ce don de réunir les gens et de susciter une curiosité qui j’espère permet de contrer les préjugés.

T.N. : Comment vous est venue l’idée d’organiser un évènement d’une telle ampleur ? Aviez-vous déjà connu de telles expériences ?
Ülker : Ce qu’avait réalisé Oznur [Küçüker, NDLR] en 2010 m’a beaucoup incitée à vouloir créer un évènement qui puisse transmettre un réel message de paix et de tolérance. Nous souhaitions vraiment permettre aux gens de se rencontrer et pour cela nous organisons un maximum de rencontres avec les gens. Nous sommes très heureux de contribuer à la création de liens d’amitié et même parfois à la rencontre professionnelle de ces-mêmes gens.
Il existe de nombreuses activités en France notamment culturelles mais qui restent à mon sens encore trop centrées sur la communauté turque. Bien qu’il y ait eu le Printemps de la Turquie en France et que cela ait été un réel succès, je trouve dommage de ne pas continuer dans cet élan. Notre volonté puise son énergie dans notre volonté de créer une dynamique culturelle où les différentes communautés échangent.
De plus, les tensions que vivent nos deux pays viennent enrichir notre action justement en lui donnant un sens plus large, celui de cohabiter dans le respect malgré les divergences. Je crois profondément en la volonté des Turcs de France de vouloir s’intégrer dans leur pays de naissance tout en gardant leur culture qui leur est si chère. Moi-même issue de cultures diverses, ce qui constitue ma force, je réussis à équilibrer cet héritage culturel.
Dans un dernier temps, je crois également en la capacité des Français à être un peuple ouvert et désireux de connaître de nouvelles cultures. De nombreux Français soutiennent notre initiative autant que les Turcs. Chaque jour, nous recevons des mails de soutien qui nous encouragent à faire ce que nous faisons, c’est-à-dire à croire que la rencontre des cultures constitue une opportunité de créer des liens d’amitié et de tolérance. La communauté turque est encore méconnue de beaucoup de gens. Très souvent quand des personnes vont en Turquie, elles partent un peu septiques mais elles en reviennent ravies avec la volonté d’y retourner très vite. Elles sont surprises de voir un peuple si accueillant, si fêtard aussi ouvert et dont elles se trouvent de nombreux point communs.

T.N. : Justement, que représente pour vous cette amitié franco-turque ? Pourquoi est-il si important de la préserver d’après vous ?
Ülker : Je pense que chacun doit faire la part des choses. Nos deux pays ont traversé, traversent et traverseront encore de nombreux conflits. Nous devons cependant à notre échelle, être en mesure de toujours dignement représenter nos doubles cultures en la préservant des préjugés. C’est pour cela que l’ouverture est quelque chose d’essentielle dans ce combat contre l’ignorance et pour plus de tolérance.
La culture turque est riche, variée et exceptionnelle. Dans un contexte où l’on cherche à définir une façon d’être français, moi, au contraire, je pense qu’il est impossible de concevoir ce qu’est être français d’une seule manière. Je pense que l’on peut être français de multiples façons et que c’est d’ailleurs cette multiplicité qui crée l’exceptionnalité. Ce Bal incarne et symbolise même l’initiative d’un groupe de jeunes issus de cette diversité qui est une réalité, de créer une unité dans la diversité où chacun peut être fier de ce qu’il est. La diversité ne représente aucunement une menace, bien au contraire, une richesse. J’aimerais que cette initiative soit reprise par d’autres communautés avec cette volonté d’ouverture qui est notre maître mot.

T.N. : Pouvez-vous nous en dire plus sur le déroulement de ce Grand Bal d’amitié franco-turc ? Où et quand, précisément, se tiendra-t-il ? Quel est son programme ?
Ülker : Le Bal aura lieu à l’Espace Venise de Sarcelles le vendredi 30 mars prochain à partir de 19h30. Il s’agit d’un dîner-dansant autour de tables dressées et joliment décorées. De nombreux artistes vont se succéder et faire découvrir la multitude des arts musicaux et artistiques turcs. Piano, danseurs de tango, chanteur à voix, chanteur de musiques balkaniques…. et la soirée se finira par l’intervention de 2 groupes de DJ. Il faut donc pour les demoiselles, prévoir une paire de chaussure de rechange. Les artistes n’ont pas hésité une seule seconde à répondre présents. Nous sommes très heureux de notre programmation car elle représente cette richesse dont on parle, à merveille.

T.N. : Cette soirée promet d’être grandiose ! J’imagine que vous avez rencontré de nombreuses difficultés dans son organisation…
Ülker : Finalement je n’ai pas l’impression d’avoir rencontré de nombreuses difficultés car notre équipe est très bien soudée et c’est crucial pour gérer chaque jour, chaque minute un tel projet. Bien que nous soyons parfois épuisés, il y a toujours quelqu’un pour prendre la relève. Et, les rencontres que nous faisons avec les personnes sont magiques et enrichissantes. Je me nourris de ces rencontres et c’est une belle récompense déjà avant le Bal. Nous avons su nous répartir dans une extrême confiance, les tâches et rôles dans ce projet. Ce qui a pu poser problème, c’est notre volonté de tout faire à la perfection…afin d’offrir une soirée merveilleuse et inoubliable pour chacun de nous. De plus, de nombreux sponsors nous ont accordé leur confiance : Turkish Airlines, Is Bankasi, le lycée Saint-Benoît d’Istanbul, le grossiste alimentaire Omrat, la bijouterie Kenza Gold, CLC Media, le cabinet d’avocats AYGUN&ASSOCIES, l’imprimerie Net Copy Center, le Restaurant Sultan ainsi que la Radio MIT et Zaman qui médiatisent cet évènement, sans oublier Turquie News !

T.N. : Justement, à ce sujet, sur qui avez-vous pu compter dans l’organisation de ce Grand Bal de l’amitié franco-turque ?
Ülker : En ce qui me concerne, j’ai rencontré des personnes absolument fabuleuses avec qui nous avons noué des liens d’amitié de suite et avec qui j’espère garder contact après le Bal. C’est le but ! Je pense notamment à notre sponsor, le cabinet d’Avocats AYGUN&ASSOCIES. M. Laurent Mustafa Aygun prend de nos nouvelles chaque jour et n’hésite pas à nous soutenir. Lors de notre passage à la radio MIT, que nous remercions encore, il est intervenu pour encourager les personnes à venir au Bal. Je rencontre très régulièrement des personnes qui nous remercient de notre initiative qui selon eux leur ressemble et sont très fiers de nous. C’est une récompense déjà inestimable.

T.N. : Je vous remercie pour ces réponses détaillées. En guise de conclusion, que pouvez-dire à nos lecteurs pour les inciter à participer à cet évènement ?
Ülker : Bien plus qu’un Bal, c’est un appel à la tolérance. Dans un contexte de tensions politiques, il est important que nous puissions véhiculer un message de paix contre les préjugés.


Lire également :
- Partie 2 : Grand bal de l’amitié franco-turque, interview avec Öznur Küçüker
- Partie 3 : Grand bal de l’amitié franco-turque, interview avec Aurélien Denizeau et Suzan Akyol


Le Grand Bal de l’Amitié Franco-turque
vendredi 30 mars 2012, 19h30
Espace Venise de Sarcelles

Pour plus d’informations : http://www.grandbal2012.com
Sur Facebook : Le Grand Bal de l’Amitié Franco-Turque

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