EURTRY:

Accueil > Nos rubriques > International > Relations turco-arméniennes : la Russie reste (...)

Relations turco-arméniennes : la Russie reste à l’écart (officiel)


Ecrit par , 2011-03-21 12:05:01


La Russie considère que l’amélioration des relations turco-arméniennes est importante, mais ne veut pas interférer dans leur développement, a déclaré jeudi le représentant du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.

"Nous croyons que le rapprochement turco-arménien relève avant tout des relations bilatérales entre les deux pays et la Russie ne tient pas à s’immiscer dans ce processus", a indiqué l’intéressé.
Selon lui, la Russie a toujours soutenu l’amélioration des relations entre Erevan et Ankara pour promouvoir les relations de confiance dans la région caucasienne.

"Nous espérons que ce processus produira de bons résultats pour les relations bilatérales des deux pays et qu’il permettra d’améliorer la coopération dans la région transcaucasienne", a conclu le représentant du ministère.

La Turquie et l’Arménie n’ont pas de relations diplomatiques et la frontière entre les deux pays est fermée depuis 1993 à l’initiative d’Ankara.

Parmi les facteurs qui ont participé à la détérioration des relations turco-arméniennes, on peut nommer le soutien de l’Azerbaïdjan par Ankara lors du conflit azéri-arménien dans le Haut-Karabakh et la réaction négative de la Turquie suite à la reconnaissance internationale du soi disant "génocide" arménien de 1915.

Cependant, depuis 2008, les relations entre les deux pays s’améliorent progressivement.

Le 10 octobre 2009, le chef de la diplomatie arménienne, Édouard Nalbandian, et son homologue turc, Ahmet Davutoglu, ont signé à Zurich "le Protocole sur l’établissement des relations diplomatiques", ainsi que "le Protocole sur le développement des relations bilatérales", qui devaient être ratifiés par les parlements de deux pays.

Toutefois, le 22 avril 2010, le président arménien, Serge Sargsian, a décrété l’arrêt de la ratification des protocoles turco-arméniens, au motif que la Turquie n’était pas prête à continuer ce processus. La ratification des documents par le parlement turc a effectivement été gelée suite à l’annonce du président arménien.

Source : RIA Novosti

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan occupée par l’armée arménienne depuis le début des années 1990. L’invasion arménienne s’est soldée par de violents massacres de civils azéris. Par la suite, l’Arménie a appliqué une politique de purification ethnique en déportant la totalité des survivants azéris de leurs terres.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azerbaïdjanais vivent dans des conditions précaires en attendant de pouvoir éventuellement récupérer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison laissées à l’abandon ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour peupler les territoires occupés par l’Arménie.

A plusieurs reprise, les instances internationales ont condamné ce "génocide" et enjoint l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement.

Les organisations nationalistes arméniennes nient les massacres et la déportation d’environ un million d’Azéris et profitent de leurs nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour faire pression sur les instances nationales et internationales afin de bloquer la résolution du conflit.

A l’origine peuplé de 150 000 habitants entre Arménie et Azerbaïdjan, le Haut Karabakh ne comprend aujourd’hui plus que des colons arméniens. 30.000 d’Azerbaïdjanais ont été massacrés, deux millions d’entre eux ont été déportés du HK et des sept régions d’Azerbaïdjan attenantes, prises par les nationalistes arméniens.

Voir également :
- Imprescriptible, base documentaire sur le génocide du peuple azéri
- Nettoyage ethnique, liens sur les purifications ethniques des Azéris (1991-1994 et 1918-1920) par les Arméniens

Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.

Mot-clé :
Désinformation Diplomatie FRA Dachnaktsoutioun Histoire Lobbying arménien Massacres Khojaly Nationalisme Négationniste Question Arménienne Turcophobie
Plan du site | RSS 2.0 | Copyright Turquie News 2006-2019 | Mentions légales PageRank