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Sarkozy a une image faussée de la Turquie, dit le président turc

Source Reuters

Ecrit par Hakan, 2011-01-31 06:09:00


Nicolas Sarkozy, qui est opposé à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, a une image de ce pays qui ne correspond pas à la réalité, estime le président turc Abdullah Gül.

Ce dernier émet l’espoir dans une interview publiée jeudi dans Le Figaro que le président français se rendra compte de l’évolution de la Turquie lors de la visite qu’il effectuera à Ankara le 25 février dans le cadre de sa présidence du G20.

"Je pense qu’il a une image de la Turquie qui ne correspond pas à la réalité", déclare-t-il. "Il est bon qu’il vienne se rendre compte de l’évolution qu’a connue la Turquie."

Les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE ont débuté en 2005 mais elles progressent lentement, notamment en raison de la position d’Ankara sur la réunification de Chypre, dont les troupes turques occupent une partie du territoire.

Mais un groupe de pays emmené par la France refuse aussi d’ouvrir les chapitres les plus importants de la négociation parce qu’ils réfutent l’idée d’une adhésion pleine et entière, proposant en lieu et place un partenariat privilégié.

Pour Nicolas Sarkozy, la Turquie n’est pas un pays européen et son adhésion éventuelle sera soumise à un référendum qui risque de se traduire par un "non" selon tous les sondages.

"Il est clair qu’on a mis des obstacles devant nous", souligne Abdullah Gül. "Mais le monde ne s’arrête pas à l’Union européenne. Le choix stratégique que nous avons fait en sa faveur ne nous empêche pas de développer les relations que nous avons établies partout dans le monde."

Le président turc précise que son pays, la sixième économie européenne, a beaucoup à apporter à l’UE de par sa situation géographique et son poids diplomatique.

L’attitude de la France dans les négociations d’adhésion n’incite pas les autorités turques à prendre des mesures de rétorsion, ajoute-t-il.

"Mais je dois dire que sans notre désaccord sur l’UE, les relations économiques avec la France auraient pris une tout autre dimension", déclare-t-il.

Yves Clarisse

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