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Nationalisme arménien : Brandir le spectre du passé pour empêcher la réconciliation avec la Turquie


Ecrit par Turquie News, 2007-08-23 10:30:28


Turquie News, jeudi 23 août 2007 - Les groupes nationalistes arméniens maintiennent leurs pressions sur l’Arménie en surfant sur l’inexistance des relations du pays avec la Turquie. Et il faut bien le dire, pour leur pérformances inégalées, on peut les féliciter, voire les décorer pour le rôle qu’ils jouent dans cette situation de frères-ennemis dans laquelle ils maintiennent Arméniens et Turcs !

Brandissant à tout va le passé, quitte à l’instrumentaliser pour leur lutte politique et guerrière, ils déterrent de nouveau le Traité de Sèvres, document caduc, qui n’a plus lieu d’être si ce n’est dans les archives d’un Empire Ottoman aujourd’hui défunt.

Selon la dogme nationaliste arménienne, le principal document qui définirait les relations entre l’Arménie (qui n’existait pas à la signature du dit traité) et la République de Turquie (qui n’existait pas non plus à la même époque) est le Traité de Sèvres que personne jusqu’à présent n’aurait encore "dénoncé" comme tente de l’expliquer Giro Manoyan, porte parole de la FRA-Dachnaktsoutioun (parti politique nationale-socialiste, fascisant et disposant d’officines en Europe, aux Etats-Unis et au Moyen-Orient).

Il affirme bec et onfle que la frontière arméno-turque doit etre admise suivant ce document, autrement dit, M. Manoyan propose "innocemment" de réaliser le vieux rêve de la Grande Arménie ; celui là même qui fut la raison des massacres de la quasi totalité de la population turque d’Anatolie entre 1914 et 1922 par les milices arméniennes, dont la majorité étaient les ramifications armées de la FRA Dashnaksoutioun de l’époque.

Selon M. Manoyan, l’annexion de territoires turcs à l’Arménie déterminerait aussi le résultat concernant l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays.

« Ni les traités de Moscou ou de Kars ne peuvent servir de base pour nous [Arméniens] puisque les officiels arméniens ne les ont pas signés. », se permet-t-il d’affirmer au nom de tout un peuple qui pourtant ne le suit pas, misant certainement sur l’ignorance de l’histoire des uns et les sentiment anti-turcs des autres.

Le responsable du bureau de la FRA avoue ensuite qu’il y a tout de même des efforts, mais cache difficilement son inquétude face à une possible reprise des relations arméno-turques. En effet, si l’Arménie et la Turquie faisaient la paix, quelle raison d’être et surtout quel moyen de pression resterait-il à brandir pour les nationalistes arméniens ?

« Il y a peu, les ministres des affaires étrangères des deux pays, Vartan Oskanian et Abdullah Gul ont signé un document fixant les étapes de la normalisation des relations. », dit-il tout en faisant l’impasse sur le fait que les multiples invitations que la Turquie a lancé à l’Arménie pour reprendre les relations diplomatiques se sont toujours heurtées à une farouche oppositions des ultra-nationalistes arméniens. Usant de tous les moyens et artifices à leur disposition pour empêcher une éventuelle normalisation des relations arméno-turques.

Par ailleurs Giro Manoyan trahit son discours guerrier en soulignant que la presse turque exprime clairement le regret d’avoir laissé passer l’opportunité d’établir des relations diplomatiques entre l’Arménie et la Turquie du temps de la présidence de Lévon Ter- Pétrossian, un modéré qui ne laissait que peu de marge de manoeurve aux formations nationalistes -dont la FRA Dashnaksoutioun- en Arménie.

Le Traité de Sèvres a été signé le 10 aout 1920 entre l’Entente qui gagna la Première guerre mondiale et l’Allemagne et l’Empire Ottoman. La délégation de la Première République d’Arménie avec la FRA Dashnaksoutioun au pouvoir signa aussi le document imposé à l’Empire Ottoman. Mais à la proclamation de la République de Turquie, coupant de fait les liens avec le défunt Empire Ottoman, Ankara refusa de ratifier le document dont le contenu consistait à une occupation ad-vitram eternam de l’Anatolie par les armées arméniennes soutenues par les puissances occidentales de l’époque.

Plus proche de nous, c’est en 1993 que la Turquie ferma sa frontière avec l’Arménie en réaction au Génocide Azéri perpetré par l’Etat arménien durant l’invasion du Haut-Karabagh par les troupes arméniennes soutenues par l’armée russe.

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