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Négationnisme du Génocide Azéri

Propagande : L’Arménie prétend être prête au dialogue avec la Turquie

lundi 20 août 2007


Le premier ministre d’Arménie Serge Sarksian a prétendu, durant un entretien accordé à la chaîne de télévision arabe Al Djézireh qu’il était "disposé à entamer un dialogue constructif avec le nouveau gouvernement turc issu des élections législatives du 22 juillet dernier afin d’étudier les voies d’une normalisation des relations avec la Turquie".

« Nous ne pouvons nous satisfaire d’une situation marquée par l’absence de contact et de dialogue avec notre voisin turc, car la voie la plus aisée pour résoudre cette question passe par la dialogue et la négociation » a indiqué le chef du gouvernement arménien, qui feignait ainsi ainsi de tendre la perche à son homologue turc, reconduit à la tête du gouvernement d’Ankara après la large victoire de l’AKP aux législatives.

Les affrontement inter-éthniques entre Turcs et Arméniens d’Anatolie constitue le nœud du problème, la Turquie reconnaissant les massacres subis par les Arméniens et affirmant qu’il s’agissait d’événements liés à la guerre, alors que l’Arménie et les nationalistes arméniens réclament que les faits soient reconnus comme un génocide, occultant ainsi l’intégralité des victimes turques de leur "histoire officielle".

Selon la chaîne arabe l’offre de dialogue proposée par M. Sarksian aux autorités d’Ankara s’expliquerait par le fait que la frontière entre l’Arménie et la Turquie est fermée.

Depuis l’invasion de l’Azerbaïdjan par l’Arménie et le génocide du peuple azéri du Haut-Karabagh (région d’Azerbaïdjan) perpetré par l’Etat arménien, l’Arménie a seulement deux frontières d’ouvertes sur quatre.

Cette situation a forcément un impact négatif sur son commerce. Il s’avère donc que ce n’est pas une surprise que Sarksian veuille que cela change, commente la chaîne de TV Qatar. Sarksian prétend être disposé à "dialoguer", mais l’Arménie a beaucoup de chemin à faire si elle veut retrouver les jours de ‘la grande route de la soie’, elle doit notament cesser de nier le génocide azéri et libérer les territoires de l’Azerbaïdjan (environ un quart du pays) qu’elle occupe depuis plus de 20 ans.

« Nous n’avons pas choisi notre situation géographique et quoi qu’il advienne, nous sommes condamnés à rester des voisins pour longtemps » a indiqué M. Sarksian à l’adresse de la Turquie.

La Turquie a plusieurs fois proposé à l’Arménie de tisser des liens concrets et entamer un dialogue en vue d’établir des liens diplomatiques. Elle a notamment proposé la mise en place d’une commission d’historiens chargée de discuter du contentieux historique à propos des affrontements turco-arméniens de 1914-1922, mais l’Arménie a systématiquemet rejeté cette proposition, ne désirant pas risquer de remettre en cause son lobbying intensif mené auprès des instances poiltiques d’Etats tiers via ses officines installées en Europe et aux USA. La Turquie, de son côté, s’est engagée à reconnaître les conclusions d’une telle commission, quelles qu’elles soient.

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan envahie par l’armée arménienne au début des années 1990. L’agression arménienne s’est soldée par le massacre et la déportation de la totalité de la population azérie de la région et dans le cadre de la politique de purification éthnique planifiée et mise en oeuvre par l’Etat arménien.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azérbaïdjanais vivent dans des conditions déplorables en attendant de pouvoir éventuellement récuperer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison laissées à l’abandon (quand elles n’ont pas été détruites par les pillonages des troupes arméniennes soutenues par des militaires russes) ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour "repeupler les territoires liberés"(sic) [1]

A plusieurs reprise, les instances internationales ont condamné ce véritable génocide du peuple azéri et enjoit l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement. Le statut-quo étant à son avantage, l’Arménie ne montre aucune preuve de bonne volonté quant au sort du million de réfugiés azéris chassés de leurs terres et nie le Génocide Azéri.

Génocide Azéri

L’Arménie nie la mise à mort systématique de plusieurs dizaines de milliers et la déportation d’environ un million d’Azéris et profite de la présence de ses nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour propager sa position négationniste concernant le Génocide Azéri.

Lire également :
- Imprescriptible, base documentaire sur le Génocide Azéri
- Génocide Azéri, base de liens www


[1Terme officiel arménien repris par les ultra-nationalistes arméniens pour qualifier les territoires occupés par les troupes d’Erevan


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