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La Turquie ne peut pas gérer une nouvelle vague de migrants syriens, prévient Erdogan

Ecrit par Hakan, 2019-12-23 22:20:39


La Turquie ne peut pas gérer une nouvelle vague de migrants en provenance de Syrie et "ne supportera pas seul le fardeau", a déclaré dimanche le président turc Recep Tayyip Erdogan, avertissant que l’Europe ressentirait l’impact alors que des dizaines de milliers de réfugiés se dirigeraient vers la frontière turque.

On estime que plus de 3,6 millions de réfugiés ont cherché refuge en Turquie depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011, la plus grande population de réfugiés au monde.

Environ 80 000 réfugiés fuyant la violence à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, se dirigeaient vers la frontière turque, a déclaré Erdogan lors d’une conférence de presse à Istanbul dimanche, selon l’agence de presse nationale Anadolu.

"Si la violence contre le peuple d’Idlib ne prend pas fin, ce nombre augmentera encore." L’effet serait ressenti par tous les pays européens, en particulier la Grèce, a ajouté Erdogan.

Plus d’un million de Syriens fuyant les combats se sont accumulés près de la frontière turque, selon Anadolu. En octobre, Erdogan a menacé "d’ouvrir les portes" et d’autoriser les réfugiés syriens actuellement hébergés en Turquie à entrer dans le reste de l’Europe s’il ne recevait pas plus d’aide de l’Union européenne.

Vendredi, la Russie et la Chine ont bloqué les tentatives du Conseil de sécurité des Nations Unies d’approuver de nouvelles livraisons d’aide de la Turquie et de l’Irak aux civils syriens. Erdogan a déclaré qu’il envoyait lundi une délégation à Moscou pour discuter de la situation et essayer de mettre un terme aux attaques contre Idlib, a rapporté Anadolu.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré samedi que la Russie et la Chine avaient "du sang sur (leurs) mains".

"Les veto de la Russie et de la Chine sur cette résolution démontrent que ces gouvernements ne se soucient tout simplement pas que l’horrible régime syrien continue d’entraver et de refuser l’accès humanitaire à son propre peuple", a-t-il déclaré dans un communiqué.

La Turquie et la Russie ont convenu l’année dernière de désigner la province d’Idlib comme zone de désescalade dans laquelle les actes d’agression sont interdits, mais ces dernières semaines, le gouvernement syrien et ses soutiens russes ont intensifié les tirs d’artillerie et les frappes aériennes dans la région.

La Syrie a déclaré par le passé qu’elle visait des terroristes dans la région d’Idlib. Il est l’un des derniers territoires détenus par l’opposition syrienne après près de huit ans d’affrontements avec le régime dirigé par le président Bashar Al-Assad.

Que veut la Turquie ?

La Turquie souhaite que les réfugiés syriens retournent dans une "zone de sécurité" dans le nord-est de la Syrie qui a été saisie des forces dirigées par le YPG, une branche armée du PKK en octobre.

M. Erdogan a appelé à soutenir le plan, affirmant qu’il serait sinon contraint "d’ouvrir les portes" pour que les Syriens entrent en Europe.

L’offensive de la Turquie dans le nord de la Syrie a suscité une large condamnation internationale et son plan de zone de sécurité a reçu peu de soutien de ses alliés.

"Nous appelons les pays européens à utiliser leur énergie pour arrêter le massacre à Idlib, plutôt que d’essayer de coincer la Turquie pour les mesures légitimes qu’elle a prises en Syrie", a déclaré dimanche M. Erdogan.

Source : plusieurs agences

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