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Turquie : L’OTAN ne s’oppose pas à la décision d’Ankara sur le système de défense antiaérienne S-400


Ecrit par Ufuk, 2019-12-10 23:16:35


Source : Twitter

"Les Etats-Unis nous ont critiqués, mais l’OTAN n’a rien dit. Au contraire, le secrétaire général de l’OTAN a déclaré à plusieurs reprises que tous les pays ont le droit d’acheter les armes et le système de défense qu’ils veulent", déclare le ministre turc des Affaires étrangères.

L’OTAN n’a soulevé aucune objection à l’achat par la Turquie du système de missiles russes S-400 alors que les Etats-Unis ont critiqué cette décision, a déclaré samedi le ministre turc des Affaires étrangères.

Dans le cadre de sa visite en Italie pour assister au 5ème Forum Méditerranéen MED 2019-Méditerranée du 5 au 7 décembre, Mevlut Cavusoglu s’est adressé au quotidien local Corriere della Sera sur divers sujets, dont l’achat du S-400 par la Turquie, son opération anti-terroriste dans le nord du pays et les récents développements dans la région méditerranéenne orientale.

"Les Etats-Unis nous ont critiqués, mais l’OTAN n’a rien dit. Au contraire, le secrétaire général de l’OTAN[Jens Stoltenberg] a déclaré à plusieurs reprises que tous les pays ont le droit d’acheter les armes et le système de défense qu’ils veulent", a-t-il déclaré.

La Syrie et les opérations antiterroristes

Cavusoglu a déclaré que de nombreuses fausses histoires accusant la Turquie de modifier la structure démographique du nord de la Syrie, de créer une crise humanitaire ou même de relancer le groupe terroriste Daesh circulaient dans les médias internationaux, mais qu’il ne s’agissait que de campagnes de diffamation par ceux qui cherchent à établir un État dans la région.

Il a déclaré que la communauté internationale devrait se concentrer sur la reconstruction de la région ravagée par la guerre, et non sur la campagne de diffamation contre la Turquie, ajoutant que l’administration d’Ankara était prête à collaborer avec tous les pays.

Interrogé sur tout contact possible avec Bachar al Assad de Syrie, Cavusoglu a déclaré : "L’aide de tous est nécessaire pour le retour des réfugiés en Syrie. C’est peut-être une option."

Cependant, il a souligné qu’Assad ne pouvait pas être un facteur unificateur pour la résolution du conflit syrien car il a utilisé des armes chimiques et le sang d’un demi-million de personnes était sur ses mains.

Lors de l’opération Source de Paix , la campagne de lutte contre le terrorisme menée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie, le diplomate de haut rang a déclaré que l’administration d’Ankara avait d’abord cherché à lancer l’opération il y a un an.

Cependant, les Etats-Unis ont demandé à la Turquie d’attendre le retrait de ses troupes de Syrie, puis les premiers ont eu une idée de zone de sécurité.

La Turquie a accepté la proposition des Etats-Unis, cependant, la suggestion n’était rien d’autre qu’une tactique dilatoire et que la Turquie a finalement pas lancé l’opération anti-terroriste.

Le 9 octobre, la Turquie a lancé l’opération source de paix pour éliminer les terroristes YPG/PKK du nord de la Syrie, à l’est de l’Euphrate, afin de sécuriser ses frontières, d’aider au retour en toute sécurité des réfugiés syriens et de garantir son intégrité territoriale.

Dans le cadre de deux accords distincts avec les États-Unis et la Russie, la Turquie a suspendu l’opération pour permettre le retrait des terroristes de YPG/PKK de la zone sûre prévue pour la Syrie.

Auparavant, la Turquie avait mené avec succès deux opérations, Rameau d’Olivier et Bouclier de l’Euphrate, dans le nord de la Syrie pour débarrasser la région des terroristes.

Au cours de sa campagne de terreur de plus de 30 ans contre la Turquie, le PKK - inscrit sur la liste des organisations terroristes par la Turquie, les Etats-Unis et l’UE - a été responsable de la mort de près de 40.000 personnes. Le YPG est la branche syrienne du PKK.

Méditerranée et forage

Lorsqu’on lui a demandé si la Turquie ferait usage de la force dans le cadre de ses activités de recherche et de forage au large de Chypre, Cavusoglu a répondu qu’Ankara rejetait les mesures unilatérales dans la région de la Méditerranée orientale et a suggéré la création d’une commission qui distribuerait les revenus, mais aucune partie ne s’est ralliée aux appels de collaboration.

La Turquie ne veut pas d’escalade militaire dans la région, a averti Cavusoglu, ajoutant qu’elle était prête à prendre toute mesure pour défendre ses navires opérant dans la région.

Groupe terroriste FETO

Sur une question concernant les arrestations et les destitutions à la suite du coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016, Cavusoglu a affirmé que le gouvernement avait la responsabilité de défendre ses citoyens, et a ajouté que les terroristes du FETO avaient directement frappé le parlement avec des avions de combat.

Le FETO et son dirigeant américain Fetullah Gulen sont accusés d’avoir orchestré le coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016, qui a fait 251 morts et près de 2.200 blessés.

Ankara accuse également le FETO d’être derrière une campagne de longue haleine pour renverser l’Etat par l’infiltration des institutions turques, en particulier l’armée, la police et la justice.

Source : Presse Internet

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