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Courrier au président du groupe d’amitié France-Turquie de l’Assemblée nationale


Ecrit par Confluence France-Turquie, 2010-09-21 07:00:00


Une plaque a été inaugurée à la Maison de la culture arménienne (MCA) de Décines-Charpieu (Rhône), en l’honneur des « cinq de Lisbonne », cinq terroristes de l’Armée révolutionnaire arménienne (ARA) qui ont commis un attentat-suicide contre l’ambassade de Turquie au Portugal, le 27 juillet 1983 .

Info Turquie News - www.turquie-news.com - Ce texte a été envoyé, dans une version légèrement différente, par courrier électronique ; le texte publié ici a été envoyé par la Poste en recommandé. Nous invitons nos lecteurs à écrire eux aussi à M. Michel Diefenbacher, pour relayer les questions de Confluence France-Turquie : [email protected] ou Permanence de Michel Diefenbacher, 2, rue Bayle de Seyches 47 200 Marmande.

Monsieur Michel Diefenbacher
Député de Lot-et-Garonne (deuxième circonscription)
Président du groupe d’amitié France-Turquie au sein de l’Assemblée Nationale

Monsieur le député,

Nous avons appris — hélas récemment — qu’une plaque a été inaugurée à la Maison de la culture arménienne (MCA) de Décines-Charpieu (Rhône), pour révérer les « cinq de Lisbonne », cinq terroristes de l’Armée révolutionnaire arménienne (ARA) qui ont commis un attentat-suicide contre l’ambassade de Turquie au Portugal, le 27 juillet 1983 ; l’attaque s’est soldée par la mort des cinq assaillants, par celle d’un policier portugais, Manuel Pacheco, et de Cahide Mıhçıoğlu, épouse du chargé de mission ; un autre policier portugais fut blessé. Notre pays a eu à souffrir des actes criminels de l’ARA, quand elle s’appelait encore les « Commandos des justiciers du génocide arménien » (CJGA), principalement par l’assassinat d’İsmail Erez, ambassadeur de Turquie en France, et de son chauffeur, le 24 octobre 1975, puis l’assassinat du conseiller pour le tourisme de l’ambassade turque, Yılmaz Çolpan, le 22 décembre 1979. D’autres terroristes arméniens, ceux de l’ASALA, ont commis bien d’autres attentats en France, les plus connus étant le plasticage de l’agence de tourisme Marmara, le 28 février 1983 (une secrétaire française, Renée Morin, fut tuée) et l’attentat du 15 juillet de la même année à l’aéroport d’Orly (8 morts, 90 blessés, dont 60 hospitalisés, dont plusieurs estropiés à vie).

La France en arrive ainsi à ce paradoxe : elle fut le pays le plus touché, avec la Turquie, par le terrorisme arménien (16 morts et plus de cent blessés au total, de 1975 à 1983) ; pourtant il n’existe, à ce jour, sur son sol aucune plaque pour rendre hommage aux victimes, mais au moins une plaque pour honorer des bourreaux. Si l’inauguration de la plaque s’est faite avec un minimum de publicité, les cérémonies de juillet 2008 en l’honneur des « cinq de Lisbonne », à Décines-Charpieu et à Paris — y compris des cérémonies religieuses —, ont été annoncées sur Internet et par des affiches placardées sur la voie publique : http://www.fra-france.com/index.php?page=article&id=36 http://www.fra-france.com/index.php?page=article&id=55 Ces cérémonies et cette plaque ne devraient étonner personne, car la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA, qui a contrôlé et armé les CJGA/ARA de leur création à leur mise en sommeil, et qui contrôle toujours les MCA en France) a rendu de nombreux hommages, sans se cacher, à ces terroristes kamikazes, depuis octobre 1983, que ce soit en France, aux États-Unis ou au Liban. De même, la FRA n’en finit pas de soutenir son militant et terroriste Hampig Sassounian, qui purge une peine de réclusion à perpétuité pour l’assassinat du consul général de Turquie à Los Angeles. La branche libanaise de la FRA ne cherche pas davantage à cacher son alliance actuelle avec le Hezbollah.

Alors que la France combat — aux côtés de la Turquie — le terrorisme islamiste en Afghanistan, il serait incompréhensible que cet hommage, désormais permanent, à cinq assassins demeure impuni sur le sol français. Cette vénération du terrorisme est hautement préjudiciable aux relations franco-turques, d’autant plus que le directrice de la MCA de Décines-Charpieu, Mme Hilda Tchoboian, est tout sauf une inconnue dans la vie politique rhônalpine, voire française ; elle a même failli se faire élire conseillère régionale de Rhône-Alpes en mars dernier, sur la liste socialiste. Nous vous saurons gré de bien vouloir prendre toute initiative que vous jugerez utile, afin que cette plaque soit retirée de la place qu’elle occupe actuellement, et que, si possible, les responsables soient traduits en justice pour apologie de crime — infraction définie par l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881.

Veuillez recevoir, monsieur le député et président du groupe d’amitié France-Turquie, nos respectueuses salutations.

Yakup Kuş, président de l’association Confluence France-Turquie (CFT).
Maxime Gauin, vice-président de CFT.

Voir également :
- Turcophobie : Le lobby arménien rend hommage aux "Cinq de Lisbonne" en France
- DOSSIER « Cause arménienne » et terrorisme
- Terrorisme arménien : l’assassin Hampig Sassounian reste en prison
- Traduction en français d’un article de Guenter Lewy

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