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Sylvie Guillaume diversifie son combat ’ethnique’ : un espoir pour les Azéris et les Turcs ?


Ecrit par Arif Dursun, 2010-09-20 14:00:00


Non, Madame Sylvie Guillaume, membre du Parti socialiste et députée européenne depuis le 7 juin 2009, ne s’occupe pas (plus) exclusivement du cas des Arméniens de par le monde.

En effet, on se souvient qu’elle avait fait de la défense de la « cause arménienne » et des allégations de « génocide arménien » un combat personnel, presque intime.
Alors qu’elle sait parfaitement que les Historiens spécialistes de l’empire ottoman, dont notamment les Français, Jean-Paul Roux et Robert Mantran, deux pères de la turcologie française, réfutent l’attribut « génocide » pour qualifier le drame arménien de 1915, son engagement actif en faveur des organisations arméniennes avait pris une dimension viscérale.
Ainsi, elle ne ratait pas une seule des cérémonies du 24 avril. Mieux, elle avait élargi son action pour que son bouclier « avocate ès Arméniens » couvre les Arméniens de toute la planète. Ainsi, à peine élue au Parlement européen, elle « lançait un cri d’alarme » dans l’hémicycle et prenait sa belle plume afin de mobiliser, non sans virulence et causticité, la commissaire européenne, Mme Benita Ferrero-Waldner sur le sort de la « minorité arménienne de Géorgie victimes de discriminations  » et la situation de « Vahagn Chakhalyan, condamné à une peine de 10 ans de prison pour des faits largement discutables ».

Et bien, Madame Sylvie Guillaume a évolué. Siiii !

Militante partisane et active, elle a élargi son champ d’interventions à d’autres communautés. Voici une liste, absolument pas exhaustive.

En novembre 2009, elle critiquait les expulsions d’Afghans pour, en janvier dernier, dénoncer la situation « particulièrement préoccupante dans laquelle se trouve le journaliste et écrivain Taoufik Ben Brik en Tunisie  ».
En avril, elle s’en prenait à la rétention des données par les autorités américaines et soutenait en juin la gay pride de Lyon.
Vaillante, elle démarrait la rentrée avec une impétuosité carabinée, d’abord en manifestant sa solidarité avec Madame Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par le pouvoir iranien, et dans la foulée, la députée européenne se mobilisait en faveur des Roms en saluant la réaction de Madame Viviane Reding, commissaire européenne déléguée à la Justice, qui avait annoncé mardi 14 septembre, qu’elle allait lancer deux procédures d’infraction contre la France quant à sa politique envers les Roms. D’ailleurs, Sylvie Guillaume sera aperçue en tête de la manifestation lyonnaise du 4 septembre. (photo ci-dessous).

Notre infatigable eurodéputée a été de tous les fronts : Afghanistan, Tunisie, EU, Iran, les homosexuels, les Roms,…

Naturellement, nous saluons cette dynamique positive et méritoire de Madame Guillaume car elle augure non seulement un avenir plus favorable pour les individus et groupes victimes d’oppression, de persécution, d’injustice ou de discrimination à travers le monde mais soulève également l’enthousiasme et l’espoir chez les Franco-Turcs et les Azéris.

En effet, ces derniers se laissent à rêver que leur eurodéputée, Madame Guillaume, ne restera pas insensible à leur sort également.
Les Azéris l’attendent avec impatience pour qu’elle milite à leurs côtés contre l’occupation par l’armée arménienne des territoires azéries dont le Haut-Karabagh.
Madame Sylvie Guillaume ne peut ignorer qu’en mars 2008, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution ne reconnaissant pas l’autoproclamée "République du Haut-Karabagh" et exigeant le retrait immédiat des forces arméniennes des territoires occupés de l’Azerbaïdjan, tout en confirmant le droit de l’Azerbaïdjan sur le Haut-Karabagh et les territoires attenants.
Elle doit également savoir que les recensements de l’Empire russe (le premier date de 1897) donnaient une majorité d’Azéris (appelés Tatars à l’époque, par confusion) au Haut-Karabagh, ainsi d’ailleurs que la moitié Est de l’actuelle République d’Arménie. Elle pourra consulter les sources sur la purification ethnique dans le Caucase en 1919-1921 dans les archives turques en ligne. Les derniers recensements soviétiques donnaient une écrasante majorité d’Azéris dans les sept districts voisins du Haut-Karabagh, envahis en tout ou partie par les forces arméniennes en 1991-1994. Le sort du million d’Azéris massivement expulsés et chassés par l’armée arménienne est particulièrement préoccupant.

Au sujet des massacres d’Azéris au cours de la 1ère gurre mondiale, Madame la députée se doit de connaître la tragédie endurée. Dans ses mémoires traduits en anglais, l’officier arménien Ohannus Appressian fait plusieurs descriptions des massacres d’Azéris, et notamment celle-ci :
« Nous avons fermé les routes et les cols de montagne qui pourraient permettre aux Tartares de s’enfuir, puis nous avons procédé au travail d’extermination. Nos troupes ont entouré les villages les uns après les autres. Ces derniers n’offrirent que peu de résistance. Notre artillerie a réduit les habitations en tas de pierres et de poussière. Quand les villageois n’ont plus pu tenir, et ont fui dans les champs, les balles et les baïonnettes ont achevé le travail. Certains purent s’échapper, bien entendu, en franchissant la frontière turque. Le reste fut tué.  » - Ohannus Appressian, Men Are Like That, Indianapolis, Bobbs-Merill C°, 1926, p. 202.

Avetis Aharonian, dirigeant de la FRA et coprésident de la délégation arménienne à Paris en 1919-1920, a eu un haut-le-cœur :
« Vos trois chefs, Dro, Hamazasp et Kulkhandanian, sont à la tête de ces bandes qui ont détruit des villages musulmans et ont organisé des massacres, à Zangezour, Surmali, Etchmiadzin, and Zangibasar. Regardez ! Dit-il en montrant du doigt une pile de documents officiels, déposée sur la table. Regardez cela ! Ce sont les rapports, remis en décembre, sur la destruction de villages musulmans durant les derniers mois, qui m’ont été remis par mon représentant Wardrop. Le communiqué officiel des Tatars parle de trois cents villages détruits. » - Notes d’un témoin de l’époque publiée en anglais dans « From Sardarapat to Sevres and Lausanne », Armenian Review, vol. 16, n° 3-63, septembre 1963, p. 52.

Les Turcs, quant à eux, espèrent que Madame Guillaume parviendra à se détacher d’une mémoire sélective et communautariste, imposée par les nationalistes arméniens, et honorera dignement en qualité d’élue impartiale de la République et de l’Union Européenne, toutes les victimes de la tragédie turco-arménienne. Elle prouvera ainsi son attachement honnête au devoir de mémoire.
Les activistes arméniens n’ont jamais reconnu une culpabilité quelconque pour les atrocités commises par les milices arméniennes pendant la Première Guerre mondiale. Au lieu de cela, ils glorifient, jusqu’à ce jour, ces Arméniens qui ont assassiné une multitude de diplomates turcs entre les années 1970 et 1980.
Le démographe et historien américain, Justin McCarty souligne pourtant l’ampleur des massacres de musulmans que beaucoup en Occident ne veulent pas entendre :
« Si on prend l’Anatolie entière - toute la région qui s’étend de la mer Egée et de la Méditerranée jusqu’à la mer noire et le Caucase - on arrive approximativement à 600.000 Arméniens morts. Dans la même région on avait 2,5 millions de morts musulmans, pour la plupart des Turcs. Même dans le territoire d’Arménie on arrive à un million de morts musulmans, en général Turcs. Il y avait quelques autres peuples, mais en majorité ils étaient Turcs. Cela veut dire, que dans le territoire appelé Arménie, le nombre des tués turcs dépassait celui des tués arméniens par des centaines de milliers. Or, ce territoire a toujours été présenté comme le territoire où les Arméniens furent massacrés. Jusqu’à un certain degré cela est vrai, mais au nom de l’exactitude historique ce territoire doit aussi être présenté comme une région où l’on massacrait des musulmans - beaucoup plus de musulmans. »

Pour sa part, le délégué arménien à la Conférence de paix tenue à Paris en 1919, Boghos Noubar, avoue ainsi :
« Les pertes arméniennes ont certes été grandes, mais celles des Turcs ne le sont pas moins. Selon un rapport allemand, la guerre, les épidémies et la famine ont tué 2 500 000 Turcs. L’incurie, le manque de personnel hospitalier et de médicaments ne firent rien pour aider les choses. La moitié de ces pertes de vie ont eu lieu dans les provinces arméniennes... envahies par les armées russes et arméniennes... » (Salahi Sonyel, The Ottoman Armenians, K. Rustem and Brother, Nicosie, 1987- page 301)

Pour clore, citons Bruce Fein, sous-secrétaire d’État US à la Justice de 1981 à 1982, in The Journal of Turkish Weekly :
« "Le Marchand de Venise" de William Shakespeare décrit la hiérarchie intolérante des souffrances humaines, qui serait reflétée par l’expression de l’outrage moral en ce qui concerne les souffrances et les morts des Arméniens et qui resterait muette sur les souffrances et les morts des musulmans ottomans ou des Turcs. Pour paraphraser un passage immortalisé : "Un Turc n’a-t-il pas des yeux ? Un Turc n’a-t-il pas des mains, des organes, des dimensions, des sens, de l’affection, de la passion ? Nourri avec la même nourriture, blessé avec les mêmes armes, soigné de la même façon, dans la chaleur et le froid du même hiver du même été que les Chrétiens ? Si vous piquez un Turc, ne saigne-t-il pas ? Si vous chatouillez un Turc, ne rie-t-il pas ? Si vous empoisonnez un Turc, ne meurt-il pas ?“ »

Madame la députée européenne, les Français d’origine turque, espèrent de cœur que vous ne les trahirez pas en répondant négativement aux questions du « Marchand de Venise ».

Arif Dursun
20.09.2010

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