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Turquie : entre récession et élections, la voie étroite pour l’AKP ?

Ecrit par Hakan Akgün, 2019-03-19 17:30:55


A deux semaines des élections locales, 1/4 des électeurs turcs sont indécis. L’annonce officielle il y a une semaine de la première récession depuis 10 ans affaiblit l’AKP du président Erdogan qui multiplie les meetings et les postures nationalistes face à une opposition qui se réorganise.

Depuis un mois, Recep Tayyip Erdogan s’implique fortement dans les élections municipales turques qui vont avoir lieu le 31 mars prochain. Pour la première fois depuis dix ans, le pays est en récession économique, un contexte très défavorable pour le parti d’Erdogan, l’AKP, qui a l’habitude de faire de l’économie prospère son cheval de bataille à chaque campagne électorale.

Le ralentissement de l’économie était attendu depuis quelques années et le gouvernement Erdogan a maintenu une politique de croissance un peu surchauffée par des moyens de bord qui s’épuisent aujourd’hui. Par exemple, les réserves de la banque centrale diminuent, il y a une fuite des capitaux et un ralentissement très important des investissements directs étrangers. Ahmet Insel

Istanbul et Ankara : deux villes qui pourraient changer la donne dans les élections municipales

La situation économique et financière du pays menace la popularité d’Erdogan, comme la perte de plus de 30% de la valeur de la monnaie locale, la lire turque, en moins d’un an. Au pouvoir depuis 16 ans, le président turc ne veut pas perdre les grandes villes, en particulier la capitale Ankara.

Pour lutter contre l’inflation, et contre une désaffection possible des électeurs issus de la classe moyenne, le gouvernement a installé des stands municipaux vendant des fruits et des légumes à prix cassés comme le souligne ce reportage de France 24 :

Recep Tayyip Erdogan ne tient plus compte de son serment constitutionnel en multipliant les meetings dans le pays et espère obtenir des résultats similaires à celles de 2014, élections durant lesquelles le Parti Justice et Développement a gagné une grande partie des villes turques.

Aujourd’hui, il est possible que l’AKP et son allié le MHP, parti d’extrême-droite nationaliste, perdent les grande municipalités d’Istanbul et d’Ankara que l’AKP contrôle depuis 1994. Il est fort possible qu’à Ankara le candidat de l’opposition puisse gagner. Ahmet Insel

Source : avec France Culture

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