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Altin Gün : Une pop turque du tonnerre !

Ecrit par Hakan, 2018-10-21 14:32:37


Il fallait presque jouer des coudes, vendredi, en soirée, pour le concert d’Altin Gün, au Novomax : 260 entrées pour une jauge de 280. Celles et ceux qui ont fait le déplacement n’ont pas eu à le regretter.

Altin Gün (« Âge d’or ») est une authentique bombe sonore, qui avait d’ailleurs conquis le public des Trans Musicales de Rennes fin 2017. Altin Gün jette un œil dans le rétro en rendant hommage à la bouillonnante scène d’Istanbul des années 70, qui fusionnait la vague psyché occidentale et les musiques traditionnelles de la Turquie. Altin Gün, c’est un peu la Hollande qui rencontre l’Anatolie, l’alliance du kebab et du gouda.

À l’origine de ce projet revival, il y a en effet un Néerlandais en la personne de Jasper Verhulst. Ce dernier est animé par la volonté de faire revivre le répertoire d’artistes comme Selda Bagcan, Baris Manço ou Erkin Koray. Ben Rider (guitare) et Nic Mauskovic (batterie), sans oublier la tonique chanteuse Merve Dasdemir et l’émouvant chanteur et joueur de saz (luth oriental) Erdinc Yildiz Ecevit, complètent l’équipe. Dans la foulée, les cinq sont rejoints par le percussionniste de Jungle By Night, Gino Groeneveld.

Mention très bien

Sur la scène du Novomax, la musique d’Altin Gün se révèle d’une efficacité jubilatoire. C’est fort, ça claque comme au spectacle. Car il y a là comme un groove à réveiller les morts, des mélodies superbes, faciles en apparence, jamais pédantes, diablement accrocheuses. Bref, ça résonne comme la vieille pop de grand-papa, tout en portant des harmonies et une énergie empruntées au rock d’aujourd’hui. L’habillage sonore est supérieur à la moyenne : chaque note épouse à la perfection celle du voisin, à un point qu’on croirait avoir affaire à une prod’ mixée par un ingénieur son maniaque passé par Pink Floyd ou Supertramp. Mention très bien, donc.

En première partie, Nirmaan s’est plutôt bien débrouillé dans un registre « hindi-pop ». On pourra parler ici de références indiennes en forme assumée de chant du cygne. Car c’était le tout dernier show du groupe après cinq ans d’existence.

Source :© Le Télégramme

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