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MILLI TAKIM : ENTRE INVERSÉE ET RENVERSANTE.

Ecrit par Engin, 2018-09-15 21:11:06


MILLI TAKIM : ENTRE INVERSÉE ET RENVERSANTE.

De 1-2 à 3-2, d’une défaite à domicile à une victoire à l’extérieur, les matchs de cette Ligue des Nations se suivent et ne se ressemblent pas, le revers face à la Russie avait laissé planer de justes doutes, la bouffée d’oxygène arrivée comme un sursis, un air frais suédois pour l ’ occasion qui a ravivé les couleurs rouges et blanches .

Le galop s’ est transformé en course contre la montre, les points perdus à domicile lors de la première journée de la Ligue des Nations renforcent ce sentiment d’ urgence, attention à ne pas placer sur le même plan vitesse et précipitation.

C’ÉTAIT MAL PARTI.

La Russie a participé à la dernière et toute récente Coupe du Monde, l’ a organisée, s’y est illustrée dignement, cela s’est ressenti d’entrée de jeu, un sentiment de déséquilibre est apparu entre des russes sûrs d’eux, devenant menaçants au fil des minutes, et des turcs brouillons, parfois statiques, certaines fois entreprenants par intermittence, le plus souvent incapables de varier le jeu, un ressenti confirmé par le score (défaite 1-2).
Une physionomie de match à sens unique lors de certaines séquences de jeu, une déconcentration frisant le je-m’en-foutisme.

L’AVENTURE SUÉDOISE : DISCIPLINE CONTRE FANTAISIE.

Chassez le naturel, il revient au galop, y compris sous forme de galop d’essai.
Suède-Turquie a été un match mouvementé, les vingts premières minutes ont vue une domination avec style pratiquée par les visiteurs en terre suédoise, néanmoins ce sont les locaux qui ont ouvert le score avant de l’aggraver, contre toute attente, menés 0-2, les turcs, pas exempts de tout reproche, ont su se montrer vaillants.

Successivement, en réduisant le score, puis en égalisant méthodiquement et enfin en prenant le jeu à leur compte pour triompher 3-2.

Le premier but a produit un bel effet d’entraînement : une frappe avec effet de Calhanoglu, suite à un bon travail plein de lucidité de la part de ses coéquipiers (passes courtes pour remonter le terrain puis transversale de la gauche vers la droite). Pour terminer, un magistral doublé de Emre Akbaba a conclu très positivement la rencontre.

QUE FAUT-IL RETENIR ?

Si l’on adoptait une position d’enseignant à la place de Maître Lucescu, on dirait que la redistribution du plan de classe a permis une participation active de chacun. Y compris ceux qui étaient en difficulté. Du tableau noir au rectangle vert, les joueurs ont rendu une copie collective plus performante en juxtaposant d’intéressants binômes : Oguzhan Ozyakup et Cengiz Under ; Mehmet Topal et Cenk Tosun ; Omer et Soyuncu ; avec Hakan Calhanoglu en tant que maître de cérémonie. De plus, la sélection dispose de trois bons gardiens.

La créativité et le talent existe, La Milli a prouvé qu’elle savait remonter un score, elle doit désormais s’appliquer à mener et conserver un score pour pouvoir se voir qualifiée de formation complète. Mircea Lucescu a le profil idoine et l’expérience pour tirer le meilleur de cet effectif où certains confirment et s’affirment.

Une analyse binaire est à établir devant cette schizophrénie à la turque : la discipline doit s’appliquer davantage, respecter les consignes de replacement est primordial au haut niveau.

l’instabilité du début de la Super Lig est à surveiller, les défaites inattendues du Galatasaray (0-4 à Trabzon) et du Fenerbahçe (à Malatya et devant Kayserispor) ne contribuent pas à renforcer la qualité d’une compétition privilégiant parfois les effets d’ annoncé. La première division turque doit s’efforcer de représenter un marché innovant et concurrentiel.
Le championnat est un socle sur lequel doivent s’appuyer les joueurs de l’équipe nationale, y compris ceux évoluant à l’étranger, comme Calhonoglu et Malli.

Le foot turc s’est relevé. Pour pouvoir parler plus tard d’ascension, il faudra faire en sorte de ne plus se tromper soi-même pour tromper l’adversaire. S’attendre à une systématisation de situations similaires au dernier match de la Ligue des Nations rendra passif et fataliste à plus court terme que l’on croit.

Gianguglielmo /Jean-Guillaume LOZATO, professeur d’italien à L’ENSG et à International Paris School of Business,chargé de cours à l’Université Paris-Est. Auteur de recherches universitaires sur le football italien en tant que phénomène de société.

Equipe nationale turque Ligue des nations
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