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UN DERBY ET L’ADDITION.

Ecrit par Engin, 2018-04-17 07:12:01


UN DERBY ET L’ADDITION.

Oui, Istanbul est de nouveau la reine du pays, une ville envoûtante qui détient un avantage supplémentaire, la polarisation de la vie footballistique, tendance bien ancrée donc, puisque le Trabzonspor et dans une certaine mesure les deux équipes de la capitale Ankara, à une époque porte-parole de la cause turcophone en Coupes d’Europe, en y ajoutant beaucoup plus récemment le Konyaspor de chez Mevlana et le bien nommé Osmanlispor, n’ont réussi qu’episodiquement à suppléer ce monopole urbain absolu.

Galatasaray-M.Basaksehir 2-0. Une victoire méritée de la première nommée, avec les soubresauts caractéristiques d’un derby. Un week-end qui se clôture après avoir vu une suite de rencontres aussi prévisibles les unes que les autres. La Süper Lig est capable d’offrir un beau spectacle, des moments attendus ou bien inattendus. En tant que vraie première division de haut niveau.

LE FUTUR CLASSEMENT SE DESSINE.

Besiktas et Fenerbahçe, équipes fanions d’Istanbul avec Galatasaray, ont respectivement gagné. Besiktas, sans faire de bruit, c’est-à-dire logiquement. Sans encaisser le moindre but. Avec une déconcertante facilité (trois buts à zéro sur le terrain de Akhisar), des performances de Babel et de Negredo.
Victoire à l’extérieur aussi pour Fenerbahçe. 2-1 sur le terrain de Sivasspor au terme d’une opposition intéressante, après avoir mené 2-0. Les locaux ont réduit le score par une vieille connaissance des amoureux du beau jeu : le très technique brésilien Robinho (passé par Santos, Milan A. C...). Le Fenerbahçe l’actif Soldado a impressionné par sa réputation, intimidant l’effectif adverse comptant tout de même Arda Turan, Emre Belozoglu (ex Inter) et l’international algérien Carl Medjani ! À noter la bonne prestation de Hasan Ali dans le rôle de passeur décisif.

À part Osmanlispor-Trabzonspor 3-3 (encore un but de Yazici pour la Mer Noire), le reste n’a été ni surprenant ni plus enthousiasmant que la moyenne. Kasimpasa-Karabukspor 2-0, Malatya-Alanya 1-1, Kayseri-Genclerbirligi 3-2, Antalya-Konya 0-0. Göztepe-Bursaspor 2-1.
Classement du moment :1 Galatasaray 2 Besiktas 3 Istanbul BB Basaksehir 4 Fenerbahçe bien avance sur le cinquième Trabzonspor.

L’IMPORTANCE DU DERBY.

Au terme d’une rencontre marquée par une possession de balle hachée puis rééquilibrée (56% pour Galatasaray ;44 % pour Istanbul BB), une égalité parfaite en ’’ sari kart ’’ (trois cartons jaunes partout), Galatasaray a su renverser la vapeur du match aller (grosse défaite 1-5).
La première moitié de match a été davantage une bataille d’échecs au milieu du terrain. Tandis que la seconde manche de ce derby a vu un Galatasaray construire rapidement dans l’action. Basaksehir devenant plus lent et se contentant de la réaction plus que de l’action. En s’appuyant sur le principe de la contre-attaque. Finalement les jaunes et rouges ont signé un succès mérité (59’ but sur une frappe enroulée du gauche par Rodrigues malgré le bon plongeon de Babacan ;90’ Adebayor marque contre son camp sur un ballon bien travaillé de Kanveci).

UNE LUTTE DE GARDIENS DE BUT.

Déjà à l’époque des talentueux Engin Ipekoglu et Rüstu Recber les gardiens s’averaient déterminants. À présent un véritable défi entre goals s’est institué. À distance. Le très expérimenté Volkan Demirel a été excellent pour le Fenerbahçe : a dévié d’une claquette pleine de talent une tentative de la tête de Emre Kilinç (40’) avant de sortir très autoritairement la balle (52’) sur une ouverture de N’dinga pour Koné, l’occasion de faire apprécier sa très bonne lecture du jeu.
Ensuite, ces duels entre portiers se sont manifestés durant le même match. Avec d’un côté un Muslera tout en puissance et en dissuasion pour le derby, et de l’autre un V. Babacan tout en finesse et vigilance (intervention du pied devant Gomis 76’).

Un derby, ça demeure un match pas comme les autres. Particulièrement en Turquie. Encore plus à Istanbul. Débouchant sur un tendu 0-0, un peu comme le Lazio-Roma de ce week-end en championnat italien, ou comme le derby stambouliote d’il y a trois semaines.
Un derby peut également offrir des buts, des actions lorsqu’il le décide. Ce dernier week-end par exemple.
Cette faculté à surprendre constitue l’essence-même des grands esprits sportifs hautement compétiteurs.

Gianguglielmo /Jean-Guillaume LOZATO, professeur d’italien à L’ENSG et à International Paris School of Business,chargé de cours à l’Université Paris-Est. Auteur de recherches universitaires sur le football italien en tant que phénomène de société. 

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