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REVUE DE PRESSE DU 24 JANVIER 2018


Ecrit par Dilek, Pakize, 2018-01-24 18:55:09


L’équipe tient à souligner que les informations émises dans cette revue de presse ne reflètent pas nécessairement son opinion. Elle s’adresse à un public qui souhaite connaitre les sujets traités par les médias francophones relatifs à la Turquie.

REVUE DE PRESSE DU 24 JANVIER 2018

Revue de presse du 24 janvier 2018

Offensive à Afrin : Erdoğan franchit le pas

L’annonce américaine de créer une "une force de sécurité frontalière" de 30 000 combattants, constituée de soldats arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) et d’Unités du YPD a mis la Turquie dans tous ses états. Le YPD est considéré par Ankara comme une organisation terroriste et liée au PKK. Alors que pour les Etats-Unis, il est un allié incontournable dans la guerre contre l’Etat islamique. Il aurait permis de chasser les djihadistes, souligne la RTBF.

La Turquie est aussi un partenaire privilégié des Etats-Unis au sein de l’OTAN. Bien que Washington tente de rassurer Ankara, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu n’est pas satisfait des déclarations du Pentagone, signale PARIS MATCH. Selon le ministre turc, d’autres rebelles syriens soutenus par la Turquie se font attaquer par des milices kurdes du nord-ouest de la Syrie indique RADIO CANADA, c’est pourquoi Ankara se sent légitime pour riposter et déclare avoir avisé Washington. Le dirigeant turc a appelé mardi dernier l’Otan à prendre position sur cette question, informe FRANCE 24.

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Moqdad, a prévenu la Turquie que si elle intervenait, cela serait considéré comme une agression contre la souveraineté de son pays, peut-on lire sur le site belge 7 SUR 7.

Florent Parmentier, enseignant à Sciences Po affirme dans L’ORIENT LE JOUR que la Russie comprend l’inquiétude de la Turquie concernant la question kurde, c’est pourquoi les menaces turques ne remettraient pas en cause leurs relations. En effet, Ankara s’inquiète pour sa sécurité nationale et ses frontières. Elle craint que le YPG ne s’implante durablement à ses portes note la RTBF. Ses menaces d’envoyer des militaires sont prises au sérieux explique la presse francophone.

Les déclarations turques ont poussé plusieurs milliers de personnes à manifester jeudi dernier dans les territoires kurdes du nord de la Syrie rapporte L’EXPRESS. La Turquie a mis ses menaces à exécution, le Président Recep Tayyip Erdoğan a annoncé samedi 20 janvier le début de l’opération nommé "rameau d’olivier" à Afrin, enclave kurde et elle se poursuivrait à Manbiji, apprend -t-on dans LE MONDE. Il a promis qu’il se débarrasserait "jusqu’à la frontière irakienne de cette croûte de terreur qui essaye de nous assiéger", propos relayés dans le journal LIBERATION.

De son côté, la milice kurde qui contrôle la région a affirmé dans un communiqué qu’elle allait "tenir la Russie responsable de ces attaques au même titre que la Turquie". Saleh Muslim ; chef du YPD, interrogé par L’ORIENT LE JOUR prétend que l’objectif des Turcs est de pousser la population à l’exode, afin de provoquer un changement démographique. Alors que dans LE FIGARO, le premier ministre turc a indiqué que l’opération turque avait pour but de créer une « zone de sécurité » d’une profondeur de 30 km à partir de la frontière.

Les états ont fait part de leur inquiétude et appellent la Turquie à de la retenue rapportent les médias francophones qui sont aussi critiques vis-à-vis du déploiement de l’artillerie turque. Car selon eux, le YPD est un allié de poids dans la lutte anti djihadistes. Paris a demandé une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU, souligne LE FIGARO. Paris demande à Ankara de cesser les combats.

En revanche, l’Angleterre s’est démarquée de ses alliés occidentaux : elle considère que la Turquie a un « intérêt légitime » à assurer la sécurité de ses frontières, relaye LE PARISIEN. Le ministre américain de la Défense, Jim Mattis, est sur la même longueur d’onde en demandant néanmoins de faire preuve de retenue, peut-on entendre sur EUROPE 1. La Russie, bien qu’elle déclare être soucieuse, a retiré ses propres troupes d’Afrin et évite d’intercepter les avions trucs dévoile LE MONDE.

Selon RFI, grâce à la Russie, la Turquie marquerait une victoire diplomatique. En revanche, les "Kurdes" se trouveraient pour l’instant en difficultés et demanderaient de l’aide de Washington.

Par ailleurs, le Président turc a interdit toutes formes de manifestations ou rassemblements dans la rue ou les réseaux sociaux protestant contre l’offensive dans l’enclave kurde. Ainsi, une quarantaine de personnes ont été arrêtées signale RTL. 24 d’entre eux ont été interpellées pour propagande en lien avec l’offensive en Syrie, précise le quotidien LA CROIX.

La souveraineté de Suakin accordée à la Turquie

Le Soudan offre un bail de 99 ans à la Turquie sur la presqu’île de Suakin suite à la visite du chef d’Etat turc à Karthoum, le 26 décembre 2017, afin qu’elle puisse la restaurer, révèle LE MONDE. Cette ancienne possession ottomane est "avant tout une question d’image" confie Marc Lavergne, chercheur spécialisé dans la Corne de l’Afrique "Il s’agit de chausser les bottes des Ottomans et de réaffirmer une présence. Et puis Erdoğan a aussi un problème avec l’Afrique : il essaie de déraciner les réseaux de Fethullah Gülen [son ancien allié, exilé aux Etats-Unis, devenu son grand rival], toujours très influents. Pour cela, il a besoin de leviers non militaires." poursuit le chercheur.

Cependant, le rapprochement soudanais-turc est très mal perçu par les Egyptiens, accusant Erdoğan de soutenir les frères musulmans. Qu’à cela ne tienne, les échanges commerciaux entre les deux pays sont estimés à 500 millions de dollars par an aujourd’hui précise le journal.

Journalistes condamnés

La presse francophone se désole de la condamnation à la prison ferme par un tribunal d’Istanbul, pour propagande terroriste, de 5 journalistes turcs dont l’un était correspondant de Libération. Les journalistes Ragip Duran et Ayşe Düzkan et les éditorialistes Mehmet Ali Celebi et Hüseyin Bektas ont été condamnés à un an et demi de prison pour avoir participé à une campagne de solidarité avec Özgür Gündem, journal considéré par les autorités turques comme un porte-voix du PKK explique LE MONDE.
Ils étaient absents lors du verdict souligne LE FIGARO. Les quotidiens rappellent la situation dramatique dans laquelle se retrouvent les journalistes turcs. La Turquie occuperait la 155e place sur 180 au classement de la liberté de la presse établi par Reporters Sans Frontières (RSF). LIBERATION, de son côté, condamne fermement dans son édito "ces pratiques totalement contraires aux droits minimaux des individus et exprime son entière solidarité avec les prisonniers de la tyrannie turque".

Des mineures enceintes : indignation sur la toile

La révélation par le journal turc Hürriyet, retransmis dans LE PETIT JOURNAL.COM a choqué les internautes. Les autorités turques n’ont pas été prévenues, comme la loi l’exige, de la prise en charge de 115 mineures enceintes, dont 39 Syriennes, dans un hôpital du quartier de Küçükçekmece à Istanbul entre janvier et mai 2017. Suite au scandale, les ministères de la Santé et de la Famille ont annoncé le lancement immédiat d’une enquête. Le signalement vient d’une psychologue travaillant dans cet hôpital qui a déclaré "En pensant à ces enfants, j’ai décidé de ne pas garder le silence. Environ 450-500 mineures enceintes viennent à l’hôpital en moyenne par an".

Des éboueurs ankariotes redonnent vie à des livres

Les médias francophones sont en admiration devant l’initiative d’éboueurs de la capitale turque. Ils ont eu cette idée surprenante de récupérer des livres jetés. Ils ont réussi à ouvrir ainsi une bibliothèque dans une usine laissée à l’abandon pendant 20 ans.
La bibliothèque compte déjà plus de 4.750 ouvrages précise le magazine L’EXPRESS. A côté de la bibliothèque, cet espace compte aussi une échoppe de barbier, une cafétéria, des pièces de repos et les bureaux des administrateurs. Les éboueurs ont collecté des ouvrages pour la plupart en bon état à Çankaya, district d’Ankara, qui concentre de nombreuses institutions politiques et économiques du pays, détaille HUFFINGTONPOST.

Depuis, la bibliothèque est ouverte au public se réjouit son responsable Emirali Urtekin. Une des particularités, explique L’EXPRESS, est de tout modifier. L’optique est "rien ne se perd, tout se transforme", par exemple les lampes elles-mêmes sont faites à partir d’anciens tuyaux de cuivre. Le personnel se retrouve dans ce lieu pour emprunter des ouvrages comme en témoigne un jeune salarié "Lire des livres développe l’intelligence des gens, encourage les idées nouvelles (...) Ici nous faisons découvrir ces idées aux gens".
Le responsable envisage de développer le projet émanant des éboueurs dont l’intérêt a dépassé les frontières. L’une des actions prochaines sera une bibliothèque ambulante pour les écoles qui sont en demande s’enthousiasme M. Urtekin.

SOURCES :

Offensive à Afrin : Erdoğan franchit le pas

Des éboueurs ouvrent une bibliothèque

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