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REVUE DE PRESSE DU 22 NOVEMBRE 2017


Ecrit par Dilek, Pakize, 2017-11-22 16:47:21


L’équipe tient à souligner que les informations émises dans cette revue de presse ne reflètent pas nécessairement son opinion. Elle s’adresse à un public qui souhaite connaître les sujets traités par les médias francophones relatifs à la Turquie.

Revue de presse du 22 novembre

REVUE DE PRESSE DU 22 NOVEMBRE 2017

L"Hercule de poche" n’est plus, mais la légende est éternelle .

Nous débutons cette revue de presse par une nouvelle bien triste, la disparition de l’haltérophile turc Naim Süleymanoğlu. Il s’est éteint à l’âge de 50 ans dans un hôpital d’Istanbul. Nous présentons nos condoléances à sa famille et à la Turquie qui vient de perdre un héros national. başları sağ olsun, Başımız sağ olsun.

Né de parents turcs en Bulgarie en 1967, il intègre l’équipe olympique mais la minorité turque est discriminée. Jusqu’en 1986, il représente les couleurs de la Bulgarie. Lors d’une épreuve à Melbourne, il parvient à fuir avec l’aide turque dit-on et demande l’asile politique à la Turquie. Il est triplement champion du monde aux jeux olympiques (1988, 1992, 1996) et on lui reconnait 46 records du monde dans sa discipline.
Toute la presse francophone lui rend un immense hommage et rappelle ses prouesses. LE FIGARO, comme les autres médias en dresse un portrait élogieux mais n’oublie pas de d’évoquer sa rivalité avec l’haltérophile grec Valerios Leonidis et sa reconversion en politique où il n’a pas eu le même succès. CHALLENGE précise que le président turc a même rendu visite à l’athlète sur son lit d’hôpital.

Samedi, Erdoğan a présenté ses condoléances à la famille de Süleymanoğlu et à la nation. LIBERATION quant à lui indique que des centaines de personnes étaient présentes à ses funérailles, comme son rival grec Valerios Léonidis. Il a déclaré, ému, au quotidien turc Hürriyet « Je me suis effondré en apprenant la mort de Naim. J’ai perdu un grand ami, et le monde a perdu un grand athlète ». Il a déposé un baiser sur le cercueil.

Retrouvailles du trio

Dimanche dernier, le trio turc, russe et iranien s’est réuni à Antalya en Turquie pour discuter du dossier syrien. Le Russe Sergueï Lavrov, l’Iranien Mohammad Javad Zarif et le Turc Mevlüt Çavuşoğlu se sont rencontrés pour préparer leur sommet trilatéral crucial sans donner plus de précisions peut-on lire dans L’ORIENT LE JOUR. Les présidents Poutine, Rohani et Erdoğan vont se retrouver ce mercredi dans la station balnéaire russe de Sotchi. Avant cette nouvelle rencontre, l’accord d’Astana avait été négocié, permettant d’instaurer des "zones de désescalade" et mettant fin aux combats explique le journal libanais francophone.

Offense à l’encontre d’Ankara

L’erreur d’une personne a créé un mini incident diplomatique, vendredi en Norvège. Alors que la Turquie, membre de l’Otan, participait à un exercice de l’Alliance, une personne a présenté ce pays comme un ennemi. Le président Erdoğan a aussitôt retiré les 40 militaires participant à l’opération, peut-on entendre sur RFI. Le chef de l’Otan, Jens Stoltenberg souhaitant régler le différend le plus rapidement a présenté ses excuses. Le ministre norvégien de la Défense, Frank Bakke-Jensen, quant à lui a regretté cet incident en déclarant que cela "ne reflète en aucune façon la position norvégienne". « La Turquie est un allié important dans l’Otan, avec lequel nous souhaitons maintenir une bonne relation  » a-t-il précisé. Les relations entre Ankara, qui a la plus grande armée après les Etats Unis au sein de l’organisation, et certains membres de l’Otan sont déjà tendues depuis son rapprochement avec la Russie, rappelle l’hebdomadaire L’EXPRESS.

Des djihadistes armés en Turquie

L’AFP révèle dans un communiqué, relayé dans la presse francophone, qu’un accord passé entre les forces démocratiques syriennes et les combattants djihadistes a déclenché la colère d’Ankara. L’accord a permis le départ des combattants de l’EI de Rakka. Les forces démocratiques, syriennes composées de combattants anti djihadistes kurdes et arabes, soutenues par la coalition internationale auraient laissé partir des djihadistes.
Dans un reportage de la BBC, des chauffeurs ont témoigné avoir transporté plusieurs centaines de combattants lourdement armés, et seraient passés en Turquie pour y préparer des attentats rapporte RTBF INFO.

Le porte-parole de la coalition, le colonel Ryan Dillon, a reconnu que « sur les 3 500 civils qui ont quitté Rakka à ce moment-là, moins de 300 ont été identifiés comme de possibles combattants de l’EI  ». Ce qui corrobore avec le témoignage des chauffeurs.

Dans son communiqué, le ministère des affaires étrangères turc estime que « la révélation selon laquelle les soi-disant “Forces démocratiques syriennes” ont conclu un accord avec l’organisation terroriste Daech pour évacuer un grand nombre de ses terroristes de Rakka est extrêmement grave et édifiante », et il ajoute : « Cet accord est un nouvel exemple que combattre une organisation terroriste en s’aidant d’une autre se traduira par une collusion entre ces deux organisations ». LE MONDE souligne que L’EI a revendiqué plusieurs attentats commis en Turquie.

La livre turque en chute libre

Mardi, la monnaie turque a perdu 1% de sa valeur dans la matinée, 1 dollar contre 3,97 TL. LIBERATION relie l’effondrement de la livre avec la dégradation des relations turco-américaines. Toutefois, pour limiter les dégâts, la Banque centrale a décidé de réduire à zéro la limite d’emprunts des banques sur le marché interbancaire pour les transactions au jour le jour à partir de mercredi, ainsi que l’augmentation des facilités de liquidités au jour le jour. Bien que l’économie turque connaisse un taux de croissance à 5%, la monnaie ne cesse de dégringoler depuis plusieurs mois précise le journal.

Taner Kılıç sera-t-il libéré  ?

Arrêté en juin, le président d’Amnesty Turquie, Taner Kılıç est accusé d’appartenir à l’organisation terroriste de Fethullah Gülen et d’avoir téléchargé et utilisé l’application ByLock, qu’utiliseraient les membres de la confrérie Gülen. Mais pas de trace de l’application sur le téléphone d’après des analyses médico-légales. Aujourd’hui 22 novembre a lieu le procès du responsable, informe le site AMNESTY.FR. Les avocats vont demander sa libération car les accusations sont sans fondement explique le site.

Procès de Nuriye Gülmen

Le 17 novembre se tenait le procès de l’universitaire Nuriye Gülmen, arrêtée il y a 6 mois. Depuis sa grève de la faim pour protester contre son limogeage, elle est devenue le symbole de la résistance face à la politique autoritaire du président Erdoğan.
MARIANNE, présent au procès, décrit une femme toute frêle mais qui prend la parole. Sous les applaudissements, elle déclare « Je salue tous ceux qui résistent et nous soutiennent, votre résistance me rend forte. J’aime mon peuple. Ce combat, je le mène pour lui ». La prochaine audience du procès est fixée au 27 novembre, indique l’hebdo. En attendant, la professeure de littérature anglaise retourne à l’hôpital sous la surveillance des policiers.

Lundi dernier, l’agence Doğan, retransmis dans OUEST France, annonce que les autorités turques ont lancé des mandats d’arrêt à l’encontre de 107 enseignants. Ils sont soupçonnés d’être en lien avec le prédicateur en exil Fethullah Gülen, accusé d’être l’instigateur du putsch raté. A cela s’ajoute les 60 anciens responsables des forces de sécurité, présumés d’être en lien, eux aussi avec la tentative du coup d’Etat, apprend-t-on dans LE FIGARO.

Néoconservatisme alaturca

Une tribune dans LE MONDE du sociologue spécialiste du cinéma Kristian Feigelson affirme que le néo conservatisme autoritaire turc fait réapparaitre de nouvelles figures de l’ennemi. Selon l’auteur, la guerre menée par l’EI aux frontières a contribué à renforcer l’islamisation de la Turquie et à fabriquer des nouveaux adversaires. Par ailleurs, le putsch manqué du 15 juillet 2016 a permis une chasse aux sorcières dans l’armée, dans la police, dans les milieux judiciaire, universitaire, et des militants des droits de l’homme. A cela s’ajoute la volonté de "rompre avec les fondements kémalistes de la modernité et de la laïcité" précise -t-il. Dans ce «  Néo stalinisme islamique  », comme le sociologue le qualifie, avec la multiplication des dénonciations, des médias muselés, il apparaît en marge des formes de résistance d’une partie de la société civile, souligne-t-il.

Un festival de cinéma supprimé à Ankara

La presse francophone est indignée. La Turquie interdit un festival de cinéma LGBTI à Ankara pour « incitation à la haine ». Sponsorisés par l’ambassade allemande, les organisateurs Pink Life Queerfest devaient projeter des films allemands. Mais le gouvernorat d’Ankara, dans un communiqué, a jugé que la projection « pourrait être provocatrice et, qu’en raison de sensibilités sociales, certains pans de la société pourraient réagir » rapporte LIBERATION. Les organisations ont vivement dénoncé cette interdiction. Le magasine LES INROCKS reprend également cette info et rappelle que l’homosexualité n’est pas réprimée sur le plan pénal en Turquie.

L’art en Turquie

Il est extrêmement difficile d’être un artiste en Turquie s’inquiète le quotidien occitan LA DEPECHE. Dans un pays qui étouffe la liberté d’expression, les artistes n’ont plus leur place. La situation s’est détériorée avec la tentative du coup d’état souligne le journal. Les premiers visés ont été les intellectuels et artistes critiques. La plupart des artistes veulent quitter le pays car ils ne sont plus libres de créer ce qu’ils veulent.
Cependant, « on ne peut pas fuir éternellement » répond Erkan Özgen, un artiste de Diyarbakir. Paradoxalement, quelques artistes tentent de contourner de manière subtile les interdictions. Şafak Çatalbaş reconnaît que "les circonstances difficiles nous rendent plus créatifs". Un nouveau langage apparaît comme l’en atteste la Biennale d’Istanbul, la plus importante manifestation d’art contemporain en Turquie. On voit des créations liées au contexte politico-social souligne LA DEPECHE. "Nous avons senti qu’une nouvelle énergie émergeait" déclara avec exaltation Bige Örer, directrice de la Biennale.

Les touristes français reviennent tout doucement à Istanbul

Une mauvaise image donnée de la Turquie par les médias français et les attentats ont conduit les touristes français et européens à choisir une destination de voyage différente au détriment de ce pays. Mais cette année il semble y avoir un début de reprise constate TOURMAG, le journal des professionnels du tourisme. "Ce n’est pas brillant, même si ça bouge plus qu’en 2016. Mais on est encore loin des bonnes années" commente Mumtaz Tekker président de Pacha Tours. Pour l’instant il est difficile d’atteindre les chiffres de ceux enregistrés avant 2010.

Toutefois, les touristes ne désertent pas Istanbul, le profil a changé seulement. Les européens ont été remplacés par les Asiatiques, les Africains et les Russes. "Les Français ont des idées préconçues sur la Turquie, et Erdoğan ne leur facilite pas les choses" affirme Jean-Michel Foucault, créateur de Passion Turquie mais "il est toujours possible de boire de l’alcool, ou aux femmes de se balader en mini-jupe" ajoute-t-il. Pour faire revenir une clientèle française, l’Office de Tourisme de Turquie en France intensifie les efforts souligne le journal. Elle espère atteindre pour 2018 le million de touristes français.

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