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Ulku Yanik, conseillère municipale par vocation

La Chapelle-Saint-Luc

Ecrit par Sophie C., 2010-08-16 10:30:13


Quand elle a été élue sur la liste d’Olivier Girardin en mars 2008, Ulku Yanik s’est rendu compte de l’importance de la tâche. Nommée 5e maire adjoint, en charge des affaires sociales et des solidarités, elle demande une disponibilité à l’ANPE, futur Pôle Emploi, pour se consacrer à temps plein à ses missions municipales.

« Financièrement, c’est difficile, témoigne la conseillère, car je n’ai qu’un mandat. Mais c’est tellement exaltant. »

Aider les autres, s’investir dans la vie de la cité, ce sont les vocations de cette fille d’immigrés turcs. « Je suis née dans une famille pauvre, raconte-t-elle. Mon père est venu en France en suivant mon oncle au début des années 70. Il travaille encore dans une usine de soudure et ma mère est ouvrière chez Senoble. Ils ont d’abord été logés par le patron de mon père, avant de s’installer à La Chapelle-Saint-Luc, quand j’avais 2 ans. J’ai grandi à la ZUP de Chantereigne, à côté de l’espace jeunes. »

Ulku est l’aînée des quatre enfants de la famille. Elle considère avoir eu une enfance difficile, mais heureuse malgré tout. « On manquait de moyens mais on était tellement bien ensemble. On n’a jamais manqué d’amour et on a été élevés dans le respect, se souvient-elle. L’image qui m’a marquée, c’est quand le marchand de glaces passait dans la cité. Tous les enfants couraient vers lui mais la plupart ne pouvaient pas s’acheter de cornets. C’était toujours les mieux habillés qui repartaient avec une glace… »

« En étant élu, on a plus d’impact »

Ulku se considère malgré tout comme une privilégiée. « Parce que je n’ai pas vécu le racisme, assure-t-elle. Il faut dire que les Turcs sont une communauté très discrète, ils ne se font pas remarquer. »

Elle s’est engagée dans la vie sociale très tôt. Adolescente déjà, elle aimait aider les autres. « Depuis que j’ai 16 ans, j’accompagne les femmes turques d’ici aux cours de français. C’est essentiel pour qu’elles s’intègrent mieux. J’ai toujours beaucoup travaillé avec les associations. »

Aussi, quand Olivier Girardin la sollicite en 2007 pour faire partie de son équipe aux municipales de 2008, elle dit oui après avoir hésité quelques jours. « Je me suis dit que j’aurais plus d’impact auprès des bailleurs pour défendre les intérêts des plus démunis. »

Inverser la tendance à l’épicerie sociale

Véritable militante de l’intégration, elle fait ce qu’elle peut pour aider les jeunes à trouver du travail, un logement. Parce qu’elle sait qu’une intégration réussie passe par là. Mais Ulku se dit aussi très inquiète de la hausse constante du nombre de personnes inscrites à l’épicerie sociale. « Si on arrive à inverser cette tendance, avoue-t-elle, on aura réussi une partie de notre mission. »

Depuis deux ans maintenant, elle s’investit à fond dans les affaires sociales et les solidarités. « J’ai été bien aidée par Pierre Bissey et Éliane Chartier, assure-t-elle avec reconnaissance. J’ai beaucoup écouté aussi pour comprendre le travail de conseiller municipal. »

Dans quelques semaines, elle reprendra son poste à Pôle Emploi. Avec un peu d’appréhension. «  Il y a tant de choses à faire encore
sur le plan social
. »

par Jean-Marc KROMWEL
Soruce : L’Est Eclair
http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/467987/Ulku_Yanik_conseillere_municipale_par_vocation

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