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M. Rasmussen plaide la cause turque devant Catherine Ashton

Ecrit par Hakan, 2010-05-25 19:23:31


Les relations officielles entre l’Otan et l’UE sont bloquées depuis des années par le différend turco-chypriote ainsi que par le manque d’enthousiasme de plusieurs pays de l’UE à favoriser les négociations menées depuis 2005 avec Ankara en vue de son adhésion.

"Je vais répondre franchement et peut-être un peu brutalement, l’UE doit agir afin de répondre aux préoccupations soulevées par des pays de l’Otan qui n’appartiennent pas à l’UE", a déclaré M. Rasmussen dans une claire allusion à la Turquie, au cours d’une conférence de presse commune avec Mme Ashton.

"Primo, a dit M. Rasmussen, "l’UE devrait inclure les pays qui n’en sont pas membres dans ses opérations", comme l’Isaf, la force internationale, le fait en Afghanistan avec les pays qui n’appartiennent pas à l’Otan.

"Deuxio, l’UE devrait passer un accord de sécurité avec la Turquie, et tertio, elle devrait faire en sorte qu’un accord soit conclu entre la Turquie et l’Agence de défense européenne", a-t-il ajouté.

La conférence de presse s’est déroulée à l’issue d’une réunion officielle de deux instances centrales de délibération de l’Otan et de l’UE, le Conseil de l’Atlantique nord et le Comité politique et de sécurité. Cette réunion, au siège bruxellois de l’Alliance atlantique, était consacrée à la situation en Bosnie.

Mme Ashton y assistait pour la première fois depuis sa désignation en décembre au poste de Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et de sécurité.

Elle a souligné qu’elle "partageait la conviction qu’un renforcement des relations entre l’UE et l’Otan est très important". Mais elle ne s’est pas exprimée sur la manière d’y parvenir.

La réunion UE-Otan de mardi était possible parce qu’elle a porté sur le seul sujet qu’Ankara accepte de discuter officiellement dans un tel cadre, celui de la Bosnie-Herzégovine.

Si l’UE suivait les suggestions de M. Rasmussen, "la contrepartie serait évidemment que la Turquie accepte la présence de Chypre à la table des discussions", a admis un responsable de l’Otan.

Le secrétaire général de l’Otan, sans jamais prononcer le mot "Turquie", a reconnu la difficulté d’un tel exercice de conciliation. "Nous comprenons tous les complications politiques, et nous ne pouvons les surmonter en une nuit", a-t-il dit.

L’ancien Premier ministre danois, qui avait eu du mal à obtenir le soutien d’Ankara à sa nomination en raison de la polémique sur les caricatures de Mahomet dans la presse danoise, montre volontiers sa compréhension à l’égard de la Turquie.

Source AFP

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