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Lobbying arménien & ingérance

Turquie/Arménie : Le Chili ne reconnait pas de "génocide arménien"

vendredi 3 août 2007


Malgré la forte mobilisation des groupes de pression arméniens en Amérique du Sud, le Chili a explicitement refusé de céder et d’instaurer une "Histoire Officielle" reconnaissant un "génocide arménien".

Le chef de l’Etat chilien, Michelle Bachelet, a écrit au président turc Ahmet Necdet Sezer dans laquelle elle déclare que le Parlement chilien n’inscrirait pas une histoire officielle en reconnaissant que les événements de 1915 constituent un "génocide".

Un groupe d’élus chiliens, porte-paroles des nationalistes arméniens de leurs circonscriptions, avaient écrit aux autres élus chiliens et au Ministère des Affaires étrangères afin que le Chili inscrive dans les lois que les affrotnements inter-éthniques de 1915 entre Turcs et Arméniens constitue, unilatéralement un "génocide", effaçant ainsi toute référence aux victimes turques.

Quelques pays à forte communauté arménienne telle la France ont deja voté des lois liberticides et communautaires du même type. A l’heure actuelle, le lobbying arménien est très intensif aux USA où les nationalistes arméniens éspèrent décrocher une loi qui leur est favorable au Congrès américain. Les organisations de lobbying arméniennes des USA se mobilisent dans ce sens depuis plusieurs mois et font pression sur les élus afin qu’ils votent la loi.

Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.



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