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« Génocide arménien : Et si on nous avait menti » - Entretien exclusif avec l’auteur, Yves Bénard


Ecrit par Turquie News, 2010-01-04 08:00:00



Turquie News : Bonjour Monsieur Bénard. Tout d’abord, nous souhaitons vous complimenter pour vos travaux et la publication de votre ouvrage intitulé : « Génocide arménien : Et si on nous avait menti ». Afin de mieux présenter votre livre, nous souhaiterions mieux vous connaître et surtout, mieux vous faire connaître à nos lecteurs.

Qui est « Yves Bénard » : Quelle est votre profession et quel âge avez-vous ?
Yves Bénard : J’ai soixante huit ans et je suis retraité.

TN : Quelle est l’origine de votre « Turcophilie » si toutefois, vous estimez ce terme adéquat pour votre situation ?
YB : Oui, je suis turcophile. J’ai connu les Turcs et la Turquie, il y a plus de vingt ans, par l’intermédiaire d’une association turque dans laquelle je donnais des cours d’alphabétisation à des jeunes turcs nouvellement arrivés en France.
A leur contact m’est venu l’envie de connaître la Turquie, j’y vais, depuis cette époque, au moins une fois par an. J’aime ce pays et ses habitants, je les trouve attachants et j’apprécie également la culture turque.

TN : D’où vous vient cet intérêt pour un sujet aussi sensible en France que la question arménienne ?
YB : Bon nombre de mes anciens élèves sont originaires de Bayburt C’est pour cette raison que j’ai visité ,entre-autre, l’est de la Turquie.
Comme vous le savez c’est dans cette région que se sont passés les massacres turco-arméniens. Les récits de mes amis sur cette tragédie ne correspondant pas à ce que nous connaissons en France, j’ai décidé de faire des recherches. De là est venu l’intérêt que je porte à la question arménienne, et l’envie d’écrire ce livre.

TN : Pensez-vous avoir une légitimité pour traiter un tel sujet et si oui, laquelle ?
YB : Pour ce qui est de la légitimité que j’ai ou non pour traiter un tel sujet, je ne me suis jamais vraiment posé la question. Mais c’est le sérieux et l’authenticité des documents que je produis qui m’ont donné cette légitimité.

TN : Quelles ont été vos sources et références à l’origine de ce livre ? Avez-vous reçu de l’aide de Turcs, d’amis de la Turquie ou de spécialiste de ce sujet ?
YB : J’ai reçu plusieurs livres offerts par des amis turcs qui étaient au courant de mon projet, j’ai constitué de nombreux dossiers en faisant des recherches dans les bibliothèques notamment, ce sont ces dossiers et ces livres qui m ont servi pour écrire mon livre. Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer de spécialistes. J’ai écris mon livre seul.

TN : Vous expliquez vous-même que 45 maisons d’édition françaises ont refusé de publier votre livre. Comment interprétez-vous cette censure qui pèse en France autour de ce sujet ?
YB : J’explique les 45 refus de maisons d’édition françaises, parce que j’estime que 90% des français sont convaincus que les Ottomans sont coupables de génocide. La peur de représailles vient très loin derrière. Cette censure non-dite mais bien réelle, vient, à mon avis, de cette certitude des Français de la culpabilité des Turcs, avec en plus, le rôle de victimes que ce sont donné les Arméniens aux yeux des Français.

TN : Ne craignez-vous pas d’attirer les foudres des organisations de lobbying arméniennes qui imposent une véritable omerta en France ?
YB : Je suis convaincu que depuis la sortie du livre d’ Ovanes Katchaznouni, premier ministre de la République d’Arménie et Président du Daschsnaksoutioun, en 1915, dans lequel les faits rapportés sont en contradiction avec la thèse arménienne, les organisations de lobbying arméniennes sont moins virulentes qu’avant. J’en veux pour preuve qu’à Paris , pendant l’illumination de la Tour Eiffel aux couleurs de la Turquie, les Turcs ont pu faire la fête sans être dérangés. Je ne crois pas que cela aurait été possible avant la réapparition de ce livre. Quand aux foudres auxquelles je m’expose, je suis persuadé que grace à Ovanes Katchznouni, elles seront modérées.

TN : Que pensez-vous des campagnes de diffamation dont d’illustres professeurs émérites tels Bernard Lewis ou Gilles Veinstein ont été la cible en France ?
YB : Les campagnes de diffamation faites à l’encontre des professeurs Bernard Lewis et Gilles Veinstein résultent de la stratégie habituelle employée par les nationalistes arméniens dès qu’une version favorable à la Turquie est avancée, de nier haut et fort.

TN : A vous lire, on comprend que vous craignez d’être qualifié de « négationniste » et vous y apportez d’emblée votre réponse. Toutefois, vous n’êtes pas sans savoir que ce terme est malheureusement galvaudé en France et les militants nationalistes arméniens ont levé l’exclusivité qui le liait au génocide juif en se l’appropriant pour leur cas. Dès lors, ne pensez-vous pas qu’ils feront tout pour empêcher que votre opinion ne soit relayée dans les médias et à défaut, mèneront une campagne d’avilissement à votre encontre ? Comment pensez-vous contrer de telles actions ?
YB : J’attends, serein, les éventuelles attaques et j’ai de nombreuses munitions pour y répondre. Je crois qu’aujourd’hui il ne va plus suffire aux Arméniens de dire "Il y a eu génocide" l’heure est venue d’apporter des preuves.

TN : Quel public ciblez-vous avec votre livre ? Pensez-vous être entendu ?
YB : Je cible les Français, ce sont eux qui ont besoin d’être convaincus, les Turcs le sont déjà. J’espère être entendu. Je ferai tout pour.
Il est clair que j’ai écrit mon livre pour essayer d’éclairer les Français à qui on ment depuis presque un siècle sur le déroulement réel de la tragédie turco-arménienne. D’une part en occultant complètement les massacres commis par les Arméniens sur les populations civiles turques. Et d’autre part en évoquant constamment ce "prétendu génocide arménien", ce "bourrage de crane" a parfaitement réussi, car pratiquement tous les Français sont absolument certains que les Ottomans sont coupables de ce crime odieux. C’est donc à eux que mon livre s’adresse en premier.
Mais je constate aussi, quotidiennement, l’impatience qu’ont mes amis francophones de le lire, c’est donc à tous les Turcs que je dédie ce livre.
Si, en plus, ce modeste ouvrage pouvait rendre justice à la Turquie, alors ce livre serait une réussite complète.
Ins’Allah, comme vous dites.

TN : Avez-vous des soutiens en France, pour votre livre et pour vous-même ?
YB : Je n’ai pas cherché de soutien, car je suis concient que si j’avais accepté une aide turque, cela pourrait servir d’argument à d’éventuels détracteurs.

TN : Etes-vous en contact avec des officiels turcs ?
YB : Je n’ai aucun contact avec des officiels turcs.

TN : Avez-vous vous-même financé votre ouvrage ? Quel en fut le coût ?
YB : C’est moi qui ai financé le coût pour une somme de 2200 euros.
Vous le verrez en lisant mon livre, dès le début je précise que je ne suis ni un historien ni un écrivain. Mon travail a été de réunir des documents pour en faire un livre qui je l’éspère va amener les lecteurs à se poser des questions et donner l’envie d’y chercher des réponses. Et je l’espère obliger ceux qui prétendent qu’il y a eu génocide à apporter des preuves.

TN : Merci Monsieur Bénard
YB : Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à mon ouvrage.

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