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Faisons le point sur les pays qui aspirent à entrer dans l’UE


Ecrit par Hakan, 2009-12-28 23:15:03


La Serbie doit déposer sa candidature ce mardi. L’UE répète que l’avenir des Balkans se trouve en son sein.

Le président serbe doit présenter la candidature officielle de son pays à l’Union européenne ce mardi. L’occasion de faire le point sur les pays qui aspirent à entrer dans l’UE.

La Serbie présente ce mardi sa candidature à l’Union européenne, présidée jusqu’à la fin de l’année par la Suède. Le président serbe Boris Tadic se rend donc mardi à Stockholm pour soumettre officiellement cette demande.
Un dépôt de candidature auprès de la présidence de l’UE est la toute première étape pour un pays aspirant à l’Union. Avec ce geste, la Serbie enregistre un troisième succès en quelques semaines dans ses efforts vers l’Union européenne. Les Vingt-Sept Etats membres de l’UE ont en effet donné leur accord début décembre à la mise en oeuvre, longtemps bloquée, d’un accord de libre-échange entre l’UE et Belgrade.
En outre, les ressortissants serbes sont autorisés depuis samedi, lorsqu’ils sont détenteurs d’un passeport biométrique, à pouvoir se rendre dans l’espace Schengen de libre-circulation des personnes, qui regroupe la majorité des pays de l’Union (sauf la Grande-Bretagne et l’Irlande, plus l’Islande, la Norvège et la Suisse). Et ce, sans avoir à demander un visa au préalable.

Les Balkans vers la "famille européenne"

Les citoyens du Monténégro et de Macédoine peuvent aussi venir en Europe sans visa depuis samedi. Une décision ressentie comme un retour des Balkans vers la "famille européenne"... même si les petits pays de la région avancent en ordre dispersé vers l’UE.

Pour la Croatie, les négociations en sont à leur phase finale. Zagreb en est à 28 chapitres ouverts sur 35, dont déjà 17 clos. La Croatie peut espérer en terminer d’ici l’été 2010, en vue d’une entrée dans l’UE en 2011. Les pourparlers, longtemps bloqués par la Slovénie (membre depuis 2004) en raison d’un différend frontalier, ont repris à un rythme soutenu depuis que les deux pays se sont mis d’accord le 4 novembre pour soumettre leur querelle à un arbitrage international. Ljubljana n’a cependant pas encore ratifié l’accord.

La Macédoine, candidate à l’entrée dans l’UE depuis décembre 2005, a quant à elle subi un revers sur le chemin de l’UE. Les pays membres de l’UE ont décidé début décembre de reporter au premier semestre 2010 leur décision sur l’ouverture de négociations avec elle en raison du différend qui l’oppose à la Grèce sur son nom. La Grèce considère qu’il appartient exclusivement au patrimoine historique grec.

Le Monténégro a déposé sa candidature en décembre 2008. L’Albanie a aussi déposé en avril sa demande de candidature. Ils attendent d’être reconnus comme candidats officiels.

La Bosnie-Herzégovine est considérée comme une candidate potentielle. Les Européens veulent que les autorités centrales bosniennes accentuent leurs réformes institutionnelles pour rendre le pays plus fonctionnel.

Le Kosovo enfin a vocation à rejoindre l’Union, d’après cette carte de la Commission européenne, mais sa proclamation d’indépendance contestée par la Serbie rend ses perspectives européennes plus lointaines.

L’Islande dans l’UE en 2012 ?

Le processus pourrait être rapide pour l’Islande. Le pays a déposé cette année sa candidature et pourrait adhérer dès 2012. L’Islande, membre de l’espace Schengen et de l’espace économique européen, applique déjà près des trois quarts des directives européennes, ce qui devrait accélérer les négociations d’adhésion.

La Turquie se rapproche très timidement

Pendant ce temps, la Turquie a effectué lundi un petit pas de plus vers l’UE. Réunis à Bruxelles, les représentants des 27 pays de l’UE ont ouvert un douzième "chapitre" thématique sur la liste des 35 qui jalonnent les laborieux pourparlers d’adhésion engagés en octobre 2005 par la Turquie, a annoncé le ministre suédois des Affaires étrangères. Il s’agit de l’environnement, domaine pour lequel une mise à niveau de la Turquie par rapport à l’UE constituera "un défi", a reconnu Ankara.
Le progrès reste toutefois timide pour la Turquie, de plus en plus frustrée. "Nous espérons que les négociations vont prendre de la vitesse" , a déclaré lundi le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu. Il a également critiqué l’UE pour son refus de lui accorder le droit de venir en Europe sans visa.
Pour la Turquie, les perspectives d’adhésion restent au mieux très lointaines en raison de la lenteur de certaines réformes internes mais surtout de l’opposition de plusieurs pays à son entrée, comme la France, l’Autriche et l’Allemagne. Ces derniers proposent à la place un "partenariat privilégié" avec l’UE, qu’Ankara refuse.
Autre problème : en raison du refus persistant d’Ankara d’ouvrir ses ports et aéroports aux Chypriotes grecs, l’UE bloque depuis 2006 huit chapitres de négociation. Et les Chypriotes grecs viennent de menacer de poser de nouvelles conditions sur cinq nouveaux chapitres non encore ouverts.

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