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Turquie/Etats-Unis : rencontre Erdogan-Obama


Ecrit par , 2009-12-08 21:36:30


L’entretien critique entre le Premier ministre Erdoğan et le chef d’Etat Barack Obama a eu lieu hier à la Maison Blanche, aux Etats-Unis.
A son arrivée, le Premier ministre a signé premièrement le livre d’or de la Maison Blanche, par la suite l’entretien a débuté.

« Je suis prêt à faire tout ce que je peux pour fonder la meilleur relation possible entre la Turquie et les Etats-Unis » a entamé Obama qui a souligné l’importance de la Turquie. « En tant que pays laïc, démocratique, respectant la souveraineté de la justice et possédant une population à majorité musulmane, la Turquie est un pays qui peut contribuer à la paix et la stabilité non seulement dans sa région mais aussi dans le monde entier » a ajouté Obama.

Le président américain a remercié la Turquie pour sa contribution à l’instauration de la stabilité en Afghanistan et a poursuivi en ces termes : « La présence de la Turquie dans la région donne une garantie à l’utilisation pacifiste de la capacité nucléaire de l’Iran ».

Félicitant le Premier ministre Erdoğan pour les démarches courageuses entreprises dans le processus de normalisation des relations turco-arméniennes, Obama a affirmé qu’il tentait de l’encourager pour qu’il continue sur cette voie.

Le terrorisme était également un des principaux chapitres de l’entretien. Obama a indiqué qu’en tant que membre de l’OTAN, les deux pays s’étaient engagés à défendre l’un l’autre. « Notre détermination continue dans la lutte commune contre les activités terroristes où qu’elles soient. Nous allons avoir une coopération étroite concernant la question du PKK » a-t-il ajouté.

« Je suis confiant concernant le renforcement des liens entre la Turquie et les Etats-Unis. Un groupe de travail sera fondé en vue de renforcer les relations commerciales entre les deux pays. La Turquie est un très grand pays, qui peut influencer également les pays régionaux. C’est pourquoi, je suis très heureux de pouvoir dire mon allié à un pays grand comme la Turquie et mon ami au Premier ministre Erdoğan. J’espère que les relations entre nos deux pays continueront avec succès » a noté dernièrement Obama.

Par la suite M. Erdoğan a évalué l’entretien en précisant que d’importantes démarches avaient été réalisées entre les deux pays dans le cadre du « partenariat modèle » et a expliqué avoir effectué un échange de points de vue sur les sujets tels que l’Irak, l’Afghanistan et l’Iran.

Erdoğan a rappelé l’entretien effectué le 05 novembre 2007 à la Maison Blanche avec le président Bush concernant la lutte contre le terrorisme. « Nous avions proclamé l’organisation terroriste séparatiste, ennemi commun des Etats-Unis, de la Turquie et de l’Irak, car le terrorisme est l’ennemi commun de toute l’humanité. Notre sensibilité face au terrorisme dans tout pays est la même que celle lors de l’attentat contre les Tours jumelles » a-t-il relevé.

Le Premier ministre a également transmis son opinion concernant les activités nucléaires de l’Iran et a précisé être prêt à faire ce qui lui incombe pour la résolution par voie diplomatique de la question :
« Il n’est plus temps de gagner de nouveaux ennemis, mais des amis. »

M. Erdoğan a évalué de nouveau l’entretien avec le président américain à son retour à l’hôtel. Martelant que la coopération avec l’Administration américaine concernant la lutte contre le terrorisme allait continuer avec la détermination, Erdoğan a poursuivi en ces termes :
« Nous avons confirmé que nous allions continuer de la même façon, que ce soit du point de vue des échanges de renseignements ou des autres sujets, et ce, aussi bien en Irak du Nord que sur la plateforme internationale. »

Réitérant que la Turquie n’allait pas envoyer de combattants en Afghanistan, M. Erdoğan a rappelé que la Turquie avait déjà haussé à 1.750 le nombre de soldats en Afghanistan sans qu’une telle demande ne lui soit faite. « Nous nous chargeons pour la troisième fois du commandement et en plus, nous contribuons à la formation. Et la formation de deux bataillons, dont l’un en Turquie et l’autre en Afghanistan, jouera un rôle important dans la constitution de l’armée nationale afghane ».

Le Premier ministre a également soutenu qu’il n’était pas question de retirer des soldats de Chypre.

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