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Ankara : une super-puissance régionale ?

Ecrit par Hakan Akgün, 2009-12-02 20:56:17


La Turquie « n’a pas d’agendas » dans la région du Proche-Orient et ne cherche pas à y devenir « la première puissance », a souligné le Président turc Abdullah Gül dans une interview publiée mardi par le quotidien jordanien « Al Rai ».

La finalité d’Ankara est « de contribuer à l’établissement de relations saines et pérennes (dans la région), afin qu’elles soient bénéfiques pour tous », a relevé le chef de l’Etat turc, attendu, dans mardi à Amman, pour une visite officielle.

Les pays de la région « doivent avoir le dernier mot dans la résolution de leurs problèmes et sont appelés à faire triompher le bon sens pour promouvoir la sécurité, la stabilité et la prospérité », a-t-il poursuivi, relevant toutefois qu’il faut aider les grandes puissances qui ont des intérêts au Proche-Orient à se montrer « plus positives et plus constructives dans leurs politiques ».

Evoquant le conflit israélo-arabe, M. Gul a plaidé pour une paix « véritable, juste et globale » dont la clé de voûte réside dans la création d’un Etat palestinien indépendant « vivant côte à côte avec Israël », appelant les dirigeants israéliens à « délaisser leur obsession sécuritaire et à entrevoir leur avenir avec sérénité ».

Il a jugé « crucial » de mettre un terme à la division des rangs palestiniens car cette situation « sape les fondations du (futur) Etat palestinien indépendant », estimant que la conclusion de la réconciliation nationale « incombe au premier chef aux Palestinien eux-mêmes ».

Par ailleurs, le président turc a insisté sur la pertinence « des voies de la diplomatie et du dialogue » en vue de parvenir à des « solutions efficientes » à la question du programme nucléaire iranien et, partant, « éviter le déclenchement de nouvelles guerres dans la région ».

Tout en admettant le droit des pays « de disposer de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques », M. Gul, qui souhaite voir naître un Proche-Orient « débarrassé des armes nucléaires », a fait observer que c’est à l’Agence internationale de l’énergie atomique de se prononcer sur le dossier iranien.

Le président turc qui effectue une visite officielle de trois jours en Jordanie, évoquera avec le Roi Abdallah II « les moyens de renforcement des relations bilatérales et les développements dans la région du Proche-Orient, particulièrement les efforts de réalisation de la paix et de la stabilité ».

Les deux parties devront, à cette occasion, signer « des accords de coopération à même de contribuer au raffermissement et à l’institutionnalisation des liens entre les deux pays dans tous les domaines », avait indiqué une source officielle jordanienne.

Publié dans Le Matin (Maroc)

Source "News"

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