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Les nationalistes arméniens menacent les allemands d’origine turque


Ecrit par , 2007-08-06 10:29:30


Turquie News vous propose le résumé/traduction de l’interview de Hakki Keskin parue dans le journal turc « Hürriyet » le 8 Janvier 2007.

Hakki Keskin est Parlementaire de la gauche allemande et l’une des cibles favorites des nationalistes arméniens qui voient en les politiciens allemands d’origine turque une menace permanente pour le lobbying intensif qu’ils mènent. En effet, quoi de plus menaçant que des personnes qui s’expriment et qui dévoilent au grand jour vos manipulations quand vous dépensez des millions d’€ chaque année pour réduire au silence ceux-là même.


« La politique du "génocide" pour les Turcs d’Europe »

« Comme en Hollande et en Belgique, le jeu politique du "génocide" est mené par les groupes turcophobes d’Allemagne également. Cette fois, leur cible est le député allemand Hakki Keskin. »

« Soit tu te soumets soit tu démissionnes »

Des groupes de pression anti-turcs, qui ont fait de la "reconnaissance du génocide" leur fer de lance ont pris depuis bien longtemps le député allemand d’origine turque du Parti de la Gauche-PDS au Parlement, Hakki Keskin pour cible et mènent contre lui des campagnes de diffamation : "Tu te soumets à nos positions ou tu démissionnes", réclament-ils.

« Ils éspèrent s’imiscer dans tout ce qui concerne les Turcs »

Hakki Keskin, la cible à abattre des groupes des nationalistes arméniens n’est finalement qu’une cible indirecte pour viser toute la communauté européenne d’origine turque : Les lobbyistes arméniens veulent que tout ce qui concerne la Turquie passe forcément par leurs exigences de "reconnaissance du génocide arménien". Le message est clair : "Tu veux faire de la politique ? D’abord tu te soumets à ce que nous disons".

« Les pressions subies aujourd’hui pour empêcher l’intégration des Turcs et surtout leur participation à la vie politique, c’est ce qui sera fait demain pour forcer chaque fonctionnaire ou chercheur à se soumettre à leurs positions. Par cette attitude ils veulent empêcher la liberté d’expression d’environ 4 millions d’Européens d’origine turque qui vivent dans les pays d’Europe de l’Ouest. », dit Keskin.

« Turcophobes de tous bords, unissez-vous ! »

Question : Lorsque vous vous êtes présenté aux élections du 22 septembre 2005 et avez annoncé votre candidature, les groupes ultra-nationalistes arméniens étaient omntés au créneau et avaient mené une virulente campagne contre vous. Pourquoi aujourd’hui, sans raison apparente, une nouvelle campagne du même genre est-elle déclenchée ?

Keskin : Il y a à mon avis trois raisons. La première, le lobby arménien et ses supporters estiment que la décision/motion du Bundestag précédent est insuffisante et désirent qu’une loi liberticide, comme celle votée en France, soit votée en Allemagne. Autrement dit : Celui qui s’ooposera à l’Histoire Officielle obtenue par des campagnes de lobbying doit être puni pour ses opinions subversives. Ils éspèrent que l’on fasse un paralèle avec le Génocide Juif, qui lui est un fait avéré. Ces groupe de pression espèrent une telle loi en Allemagne. Afin d’amener ce sujet à l’ordre du jour, il leur fallait trouver une cible, une excuse et en ce moment je représente la cible idéale car j’étais aussi l’ancien président de l’Association des Turcs d’Allemagne (TGD) mais surtout député. Je m’étais deja exprimé sur leurs agissements dans le passé. Mais je ne suis que leur "excuse". Avec leurs messages, à travers moi ils s’en prennent indirectement à toute la communauté turque. Au final, le véritable but c’est d’amener de nouveau ce sujet devant le Parlement.

Les Grecs sont mécontents

La deuxième raison, c’est que je suis le responsable pour le Parti de Gauche pour la question de l’élargissement de l’Europe. À chaque débat, j’insiste sur le fait que Chypre du Sud est un obstacle à l’entrée de la Turquie en Europe. C’est ma position. Ma position est une épine dans le pied des groupes nationalistes grecs. Je dirais même : le fait que je sois le président du groupe parlementaire de l’amitié germano-chypriote doit être thématisé. Je n’avais même pas idée de ceci. Le lobby arménien aussi désire que ce thème reste d’actualité. Car pour les lobbyistes arméniens ce sujet représente leur source de revenu. Un de leur texte reprend en grande partie le contenu de ma position sur la politique de la partie grecque de Chypre du Sud.

Ce qui est important pour moi : par de telles initiatives, on veut empêcher la participation politique des Turcs et des gens d’origine turque dans les pays européens. On veut ainsi empêcher que les Turcs s’intègrent et entrent éventuelement au Parlement. Ils veulent imposer leurs positions, leurs règles du jeu. Les événements survenus lors des élections aux Pays-Bas et en Belgique avaient exactement le but. Il en est de même pour ma candidature. Ils éspèrent que les positions nationalistes arméniennes deviennent une échelle de mesure pour les Turcs. Tu veux faire de la politique ? Accepte le "génocide des Arméniens". Mais le problème va au delà de la seule communauté turque, les fonctionnaires, les chercheurs des institutions éducatives ou les professeurs subissent les mêmes pressions et les mêmes chantages. Il n’ont peur de rien car ont les moyens de mener de vastes campagnes diffamatoires contre n’importe qui.

Il faut empêcher cette attitude, cette politique, ce terrorisme intellectuel. J’ai peur que cette attitude anti-démocratique ne devienne une chose "normale" dans les esprits. Il faut prendre cette situation et ces menaces très au sérieux. Ce n’est pas un problème qui ne concerne que moi ou quelques élus d’origine turque. C’est le problème de toute la communauté d’origine turque d’Europe mais également de tous les citoyens Européens épris de justice et de véritable démocratie.

Je ne trouve pas cela correct : des faits qui se sont déroulés il y a 90 ans en Anatolie sont instumentalisés contre des personnes qui ne connaissent même pas ces événements et qui n’en parlent même pas ; du joru au lendemain ils se retrouvent menacés et on mène campagne contre eux.

On leur dit : "C’est notre opinion, et tu vas en faire tienne. Si tu ne l’acceptes pas, on ne te laissera pas tranquille." Cette attitude est inacceptable et totalement anti-démocratique car elle entend emppêcher tout débat qui pourrait remettre en cause les dogmes des nationalistes Arméniens.

Question : Les lobbyistes Arméniens et les Grecs travaillent-ils ensemble ?

Keskin : Pas seulement les Grecs et les Arméniens. Auprès d’eux, il y a des gens du CDU/CSU, qui depuis toujours sont connus pour leur positions anti-turques, un groupe précis qui veulent empêcher l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne et qui ont trouvé un thème à exploiter. Il y a aussi ceux qui voudraient établir des frontières entre Islam et Christianisme, empêcher le rapprochement, le dialogue. Alors ils déclarent : "Les Arméniens sont chrétiens. Les Ottomans, les Turcs, les musulmans ont anéanti les chrétiens." C’est d’une part de mauvaise foi et d’autre part instrumentaliser l’histoire et la réviser au gré de ses besoins.

« Ils veulent me réduire au silence »

Question : Ces dernières semaines, de nombreux messages qui vous sont hostiles ont été envoyés aux autres élus. Qui coordonne cette action et quel effet aura-t-elle ?

Keskin : Ces campagnes de pression sont orchestrées par les groupes turcophobes dont je viens de parler. Le contenu des messages est systématiquement le même. Ils me qualifient de menteur et exigent ma démission. C’est une campagne d’envergure. Ils veulent me réduire au silence et n’hésitent pas à me menacer. Et si on continue sur cette voie, viendra le jour où plus personne qui pourra parler librement. Ils veulent museler ceux qui les contredisent plutôt que de débattre avec eux. C’est une manière de m’amener à dire "Au diable tout cela" et de me forcer à la démission.

« Démission ne me travers même pas l’esprit »

Je n’ai jamais abandonné les principes auxquels je tiens et je ne le ferai pas dans le futur. J’ai toujours dit et défendu ce que je pensais être juste. Et je n’ai jamais privilégié ma carrière à mes idées et mes valeurs. Aujourd’hui, démissionner ne me traverse même pas l’esprit.

Résumé/traduction par Turquie News

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