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Washington appelle la Turquie et l’Arménie à normaliser leur relation

vendredi 13 juillet 2007


Ankara et Erevan doivent décider de l’avenir entre leurs deux nations a déclaré le conseiller du Secrétaire d’Etat américain pour l’Eurasie et l’europe Matt Bryza.

"Mais comme partenaire de l’Arménie et la Turquie" a-t-il ajouté "les Etats-Unis invitent les deux côtés à normaliser leurs relations."

La Turquie fut l’un des premiers pays à reconnaitre l’indépendance de l’Arménie suite au démantèlement de l’ex-URSS.
L’Arménie quant à elle ne reconnait toujours pas les frontières actuelles de la Turquie, qu’elle considère une partie être "l’Arménie occidentale" par un article de sa Constitution.

La Turquire a plusieurs fois proposé aux dirigeants arméniens de normaliser les relations bilatérales, mais l’Arménie apose plusieurs préconditions à une telle démarche et exige que :
- la Turquie « reconnaisse le génocide arménien »
- la Turquie « ouvre la frontière turco-arménienne »

Différend historique

Concernant le contentieux historique turco-arménien, les affrontements inter-éthniques survenus en Anatolie entre Turcs et Arméniens d’une part et le déplacement, par décret, de la population Arménienne d’autre part ont causé la mort de plus de 2 millions de personnes, aussi bien turques qu’arméniennes.

L’Etat arménien ne prend en considération que les victimes arméniennes des dits événements et, via ses officines de lobbying aux USA et en Europe, fait campagne afin que les Etats tiers reconnaissent les événements survenus comme étant un génocide. Espérant ainsi forcer la Turquie à le reconnaitre.

Pourtant, les Turcs reconnaissent sans concession les victimes arméniennes mais rejettent le qualificatif de "génocide". Par ailleurs, ils demandent que l’Arménie fasse également son devoir de mémoire en reconaissant les victimes turques. De plus, les Turcs ont plusieurs fois proposé à l’Arménie de constituer une comission mixte d’historiens et de chercheurs afin de confronter ouvertement les positions de chacun et se sont engagés à accepter les résultats d’une telle démarche, quelle qu’elle soit. L’Arménie a systématiquement refusé une telle éventualité, notament sous la pression des organisations ultra-nationalistes de la diaspora qui maintiennent la République d’Arménie sous pression notament grace aux investissement financiers qu’ils y font.

Frontière fermée, spectre du Génocide Azéri

La Turquie a fermé sa frontière avec l’Arménie suite à l’invasion du Haut-Karabagh (Azerbaïdjan) par les troupes d’Erevan.

Le Karabagh fut la scène d’un véritable génocide perpetré contre la population civile azérie de la région dans le cadre d’une poiltique de purification éthnique fomentée par l’Etat arménien visant à faire valoir une présence exclusivement arménienne dans la région.

L’armée arménienne détruit aujourd’hui systématiquement toute trace du patrimoine culturel et historique azerbaïdjanais de la région.

Plus d’un million d’Azéris furent déportés ou on fui les massacres. Le réscapés attendent aujourd’hui, entassés dans des camps de réfugiés en Azerbaïdjan, de pouvoir retourner sur leurs terres et dans leurs maisons que l’Etat arménien a "donné" aux colons venus d’Arménie.



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