Accueil | Nos rubriques | Actualité

Désinformation & Lobbying

Turquie/Arménie : Propagande arménienne auprès de l’UE et de l’Otan

lundi 9 juillet 2007


Le Premier ministre arménien, Serj Sarksian, a accusé vendredi à l’Union européenne et à l’Otan de ne pas intervenir sur la fermeture de la frontière entre la Turquie et l’Arménie.

Ce "blocus", a-t-il prétendu, "coûte un tiers de son PIB à son pays". "Les Européens sont timorés sur ces questions. Ils aiment bien parler des droits de l’homme, des valeurs démocratiques, mais c’est bien plus facile de parler que de faire quelque chose", a-t-il lancé sur un ton arrogant dans un entretien à l’agence Reuters.

Le Premier ministre arménien s’est bien gardé d’évoquer les raisons qui ont poussé la Turquie à fermer cette fameuse frontière.

Rappel des faits

La Turquie a fermé sa frontière avec l’Arménie en 1993, suite à l’invasion de l’Azerbaïdjan par les troupes arméniennes soutenues par des soldats russes.

L’Arménie occupe illégalement depuis plus de 20 ans le Haut-Karabagh, une région d’Azerbaïdjan peuplée d’Azéris et d’Arméniens. Le territoire tant convoité par les nationalistes arméniens fut la scène d’un véritable génocide perpetré par l’Etat arménien contre la population civile azérie de la région. Malgré les pressions de la communauté internationale, l’Arménie persiste à occuper le Haut-Karabagh et plusieurs districts au pourtour. L’Arménie profte par ailleurs de ses officines de lobbying ultranationalistes installées à l’étranger (principalement Europe et USA) pour mener une virulante propagande négationniste du Génocide Azéri.

Dialogue

La Turquie a plusieurs fois tendu la main à l’Arménie en proposant de reprendre les contacts diplomatiques mais l’Arménie s’y oppose tant que la Turquie "ne reconnait pas le génocide arménien". Les Turcs se sont dits totalement ouverts au dialogue sur la question et ont proposé l’instauration d’une comission mixte d’historiens chargée d’étudier le sujet controversé. Les Turcs ont déclaré qu’ils accepteraient les résultats d’une telle étude, quelle qu’elle soit, mais l’Arménie reste réticente à cette idée qui risquerait de remettre en cause le long et très couteux travail de lobbying mené auprès des élus européens et américains que les nationalistes arméniens éspèrent utiliser pour faire pression sur les Turcs.



Nombre de visite 181

Sélection d'article