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Visite historique de Barack Obama en Turquie


Ecrit par TN-pige, 2009-04-28 10:48:06


Le président américain Barack Obama est arrivé en Turquie pour sa première visite bilatérale, après la visite traditionnelle au Canada des présidents américains.

Obama a entamé sa visite à Ankara, au Mausolée d’Atatürk. Obama a signé le livre d’or du Mausolée, après avoir déposé une gerbe sur la tombe du fondateur de la République de Turquie Mustafa Kemal Atatürk, et observé une minute de silence.

Le premier message du président américain a été de réitérer l’expression du Grand leader Atatürk, « Paix dans la nation, paix dans le monde ». Obama a inscrit sur le cahier : « J’ai l’honneur de présenter mes respects à Mustafa Kemal Atatürk, qui avec sa vision, sa détermination et son courage a orienté la République de Turquie vers la démocratie et dont l’héritage continue à inspirer le monde entier et au-delà des générations. »

« En tant que 44ème Président des Etats-Unis d’Amérique, j’attends avec impatience de renforcer les relations turco américaines, de soutenir la vision d’Atatürk pour une Turquie moderne, une démocratie prospère, et sujet d’espoir à sa population, tout autant que d’assurer le principe de la paix dans la nation, paix dans le monde ».

Plus tard Obama a été reçu au palais présidentiel de Çankaya par le président Abdullah Gül avec une cérémonie. Par la suite, Obama et Gül ont réalisé une tête à tête.

Une conférence de presse conjointe a eu lieu à l’issu de l’entretien. Le Président de la République Abdullah Gül a déclaré que les Etats-Unis et la Turquie iraient plus loin dans la coopération pour la lutte contre le terrorisme.

Quant à Barack Obama, il a souligné qu’ils continueraient à soutenir la Turquie face à la menace terroriste. Le Président de la République Abdullah Gül et le chef d’Etat américain Barack Obama ont tenu une conférence de presse conjointe au palais présidentiel de Çankaya.

Gül a noté que la lutte contre le terrorisme était un point que les deux pays ont en commun.

“La coopération que nous avons effectuée jusqu’à présent ira encore plus loin en se renforçant. Nous sommes déterminés à travailler étroitement et en proche collaboration avec les Etats-Unis sur différentes géographies allant de l’Afghanistan, du Caucase, des Balkans jusqu’au Moyen-Orient” a témoigné Gül.

En réponse à une question sur les allégations arméniennes en rapport aux évènements de 1915, le chef d’Etat turc a rappelé que la Turquie avait proposé que les historiens et les personnes compétentes se réunissent afin de trouver une solution à ce différend.

“La Turquie souhaite vivement entretenir de bonnes relations avec tous les acteurs de la région. Nous voulons que les entretiens donnent le meilleur résultat possible. Résolvons prioritairement les différends entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Nous travaillons avec bonne foie pour qu’un grand domaine de coopération apparaisse dans la région." a témoigné Gül.

Quant au président américain Obama, il a rappelé que ses opinions vis à vis des allégations arméniennes concernant les évènements de 1915 n’avaient pas changé mais a ajouté qu’il ne voulait pas que les négociations entre la Turquie et l’Arménie échouent.

“Ce que je souhaite faire à présent ce n’est pas de me concentrer sur ma propre position mais sur celle de la Turquie pour nous diriger vers le futur à partir du point actuel." a ajouté Obama.

Rappelant que parmi les questions évoquées il y avait aussi la lutte contre le terrorisme, Obama a fait savoir qu’il avait exprimé à ce sujet le soutien qu’ils ont apporté à la Turquie.

“J’ai dit que nous soutiendrons la Turquie face aux éventuelles menaces terroristes” a-t-il précisé.

Par la suite Obama s’est rendu au parlement turc à 14h30. Le chef d’Etat américain Barack Obama s’est entretenu avec le président de la Grande Assemblée Nationale de Turquie, Köksal Toptan. Le président du parlement Köksal Toptan a accueilli Obama à l’entrée de son office. Köksal Toptan et Barack Obama se sont entretenus pendant près de 15 minutes.

S’entretenant ensuite avec les leaders des partis disposant d’un groupe parlementaire, le président des Etats-Unis s’est adressé au plénum de l’Assemblée. Le président des Etats-Unis Barack Obama qui s’est adressé à la Grande Assemblée Nationale de Turquie, a donné d’importants messages allant de la lutte contre le terrorisme à l’Irak, de l’Iran au Moyen-Orient. Notant appuyer aucune organisation terroriste y compris le PKK, Obama a indiqué que les Etats-Unis ne luttaient jamais contre l’Islam.

" Dans le modèle en question, une nation à majorité chrétienne et une nation à majorité musulmane vont se réunir et elles pourront former une communauté moderne avec la Turquie et les Etats-Unis. J’attends avec impatience de voir cette coopération dans les jours à venir. Il est très important que les promesses d’Etat laïc et de liberté de croyance continuent. Si nous donnons ce message ensemble, il aura un effet extraordinaire. " a ajouté Obama concernant le model de coopération envisagé.

"Moi même je viens d’une famille où il y a des musulmans" a relevé Obama au sujet de la religion. L’allocution d’Obama a, parfois, été interrompue avec les applaudissements des députés. Barack Obama s’est adressé au plénum de l’assemblée pendant près d’une demi-heure.

Le discours d’Obama a été suivi par le chef d’Etat Abdullah Gül, le chef d’Etat major Ilker Başbuğ, les commandants des forces, le président de la Cour constitutionnelle, le président de la Cour de cassation et les chefs des missions étrangères.

Précisant que la Turquie est un important allié des Etats-Unis et une importante partie de l’Europe, Obama a annoncé que la Turquie et les Etats-Unis avaient lutté ensemble plusieurs fois, dont en Corée, au Kosovo et en Afghanistan.

Indiquant appuyer fortement l’adhésion de la Turquie à l’UE, Obama a affirmé que des réformes importantes avaient été réalisées en Turquie. Montrant comme exemple le commencement des diffusions en kurde, Obama a rapporté que cet élan devrait être préservé, ajoutant qu’une démocratie ne pouvait pas stagner.

Précisant que chaque pays devait être en paix avec son histoire, Obama a continué en ces termes : "Les incidents de 1915 devront être évoqués. Ce sont des problèmes à résoudre entre la Turquie et l’Arménie. Le processus doit être honnête et constructif, et les relations devront se normaliser".

Obama a également affirmé appuyer les efforts à Chypre pour une fédération bicommunautaire.

Notant qu’Israël et la Palestine devront cohabiter en paix sous forme de deux Etats, Obama a demandé à l’Iran de renoncer à son objectif d’arme nucléaire.

"L’Iran doit faire son choix entre l’arme et la prospérité" a relevé Obama. Signalant aussi l’importance de la sécurité irakienne pour la région, Obama s’est exprimé" comme suit : "Aucune forme de terrorisme contre aucun pays ne peut être justifié. La Turquie est notre partenaire fiable dans la lutte contre le terrorisme. Je n’appuie aucune organisation terroriste y compris le PKK".

Soulignant qu’il voulait vaincre Al Qaïda, Obama a continué ainsi : "Les Etats-Unis d’Amérique ont jamais lutté contre l’Islam et ne lutteront jamais. Notre partenariat avec le monde musulman revêt une importance critique, et nous devons montrer notre respect envers l’Islam. De nombreuses familles américaines ont des membres musulmans. Moi aussi j’en suis un."

Le président Obama s’est rendu à Istanbul après s’être entretenu avec le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan.

Le président américain Barack Obama est arrivé au second arrêt de sa visite historique en Turquie à Istanbul… Barack Obama a entamé la journée de mardi en recevant les représentants des trois religions célestes à son hôtel.

Par la suite Obama a visité Sainte Sophie et la mosquée bleue. Lors de cette visite le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a accompagné le président américain.

En premier lieu, Obama s’est entretenu avec le patriarche grec Bartholomé. Par la suite il a rencontré le mufti d’Istanbul Mustafa Çağrı, le grand rabbin de Turquie Ishak Haleva, le patriarche arménien par intérim Aram Ateşya et l’évêque syriaque de la communauté orthodoxe Yusuf Çetin.

Obama a ensuite fait un tour culturel. Il a visité Sainte Sophie et la mosquée bleue. Lors de la visite de Sainte Sophie il a été accompagné par le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, le ministre des Affaires étrangères Ali Babacan et le ministre de la Culture et du Tourisme Ertuğrul Günay.

Lors de la visite qui a duré près de 15 minutes et suite à une question des journalistes demandant comment est-ce qu’il avait trouvé Sainte Sophie, Barack Hussein Obama a répondu c’est magnifique, cela vaut le coût d’être vu. Le second arrêt du président américain était la mosquée bleue. Durant cette visite, lorsqu’ils ont indiqué que parmi les noms des Califes se trouvait également Hussein, le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a dit Barack Hussein en faisant référence au second nom du président des Etats-Unis. Cette visite a duré environ 15 minutes.

Rencontre d’Obama avec les jeunes

Le chef d’Etat américain Barack Hussein Obama a rencontré les jeunes au terme de son séjour en Turquie. La rencontre qui a eu lieu au centre culturel et artistique de Tophane-i Amire, a été réalisée sur demande spéciale d’Obama.

Avant de répondre aux questions des jeunes, Obama a montré son respect aux religions en disant « Il y a une demi heure pour la lecture de l’appel à la prière. Faisons en sorte de terminer la rencontre avant ».

Notant qu’il fallait respecter les différentes opinions, Barack Obama a continué ces termes : « Une conception montrant les Etats-Unis comme égoïstes et grossiers peut être présente. Nous sommes une nation réunie autour des intérêts communs quoique nous venions de différentes races, souches et religions. Si nous étions pas un pays vivable pour tous le monde, quelqu’un comme Barack Hussein Obama n’aurait pas pu être élu président ».

Accentuant également les relations étroites avec la Turquie, Barack Obama a annoncé que les intérêts communs entre les deux pays étaient parfois oubliés ajoutant qu’il ne fallait pas oublier les points communs.

A la suite de son intervention, Obama a répondu aux questions des étudiants. En réponse à la question s’il autoriserait la création d’un Etat kurde, Obama a répondu ainsi : « Au sujet de l’intégrité territoriale turque, nous sommes très nettes. La Turquie est notre allié. Donc nous nous opposerons à la division de la Turquie et continuerons à préserver cette approche. Par ailleurs il est aussi important que la minorité kurde avance dans la société, reste libre et soit égale quant aux opportunités ».

En réponse à une autre question, Barack Hussein Obama a réitéré son appui à l’adhésion de la Turquie à l’UE.

Suite au rappel des propos du chef d’Etat français Nicolas Sarkozy, disant que la décision dans l’adhésion de la Turquie à l’UE appartenait à l’UE, Obama a dit : « Ce n’est pas notre décision mais cela ne m’empêche pas d’avoir mon opinion. Nous oeuvrons pour être honnête dans les pensées. Si la Turquie est membre de l’OTAN, si elle positionne ses soldats pour protéger et appuyer ses alliés, si elle met en danger la vie des soldats, pourquoi elle ne pourrait pas vendre, par exemple, des abricots à l’Europe et de circuler librement dans ce continent ».

L’évaluation de Barack Obama sur le programme nucléaire iranien était également très frappante. Le Président américain a dit : « Si nous demandons à l’Iran de ne pas fabriquer des armes nucléaires, nous devons également réduire nos armes ».

Au terme de cette rencontre qui a duré près d’une heure, Obama a dit adieu aux jeunes en leur serrant la main.

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