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Turquie/Arménie : après le foot, la culture


Ecrit par TN-pige, 2008-09-19 11:07:40


Info Turquie News - www.turquie-news.fr - Turquie News vous soumet la traduction d’un article en anglais paru sur le site du journal Turkish Daily News du 17 septembre 2008. Le Ministre turc de la Culture, Ertuğrul Günay a déclaré que la Turquie était prête à coopérer avec l’Arménie dans le domaine culturel si les relations bilatérales politiques se normalisaient. La Turquie a multiplié les gestes envers l’Arménie depuis plusieurs années. Sous la pressions des organisations ultra-nationalistes, l’Arménie refusait tout rapprochement avec la Turquie.

La proposition de Günay est en ces termes : « Mettons-nous à travailler ensemble dans le domaine culturel pour aider les nouvelles générations à surmonter le traumatisme ». Le problème est que selon les nationalistes arméniens la normalisation des relations passe par une écriture de l’histoire selon leur point de vue, une position très officielle qui met à la poubelle de l’histoire tout devoir de mémoire envers les Turcs massacrés par les milices arméniennes pendant la 1ère guerre mondiale, que ce soit par l’Arménie ou par les instances internationales.


Les liens Turquie-Arménie boostés par la culture

Le Ministre turc de la Culture, Ertuğrul Günay, répond chaleureusement au ministre arménienne de la Culture, Hasmik Bogosyan pour une plus grande coopération culturelle.

Vercihan Ziflioğlu

L’Arménie et la Turquie font des pas vers un rapprochement dans le domaine culturel, et les relations diplomatiques continuent de se réchauffer depuis le match de football qui a eu lieu à Erevan il y a deux semaines.

« Nous aimerions établir des relations amicales avec nos voisins », a dit le Ministre turc de la Culture, Ertuğrul Günay, dans une interview avec le Turkish Daily News, rappelant que la Turquie a toujours été prête à s’engager dans une coopération culturelle plus importante avec l’Arménie.

« La visite du Président Abdullah Gül à Erevan est un développement considérable en ce qui concerne les relations bilatérales Turquie-Arménie », a dit Günay. « À ce stade, les mesures que va prendre l’Arménie sont très importantes. Ces mesures détermineront la coopération politique et culturelle entre les deux pays. »

La réponse chaleureuse de Günay est arrivée peu de temps après que la Ministre arménienne de la Culture Hasmik Bogosyan a appelé à davantage de coopération culturelle entre les deux pays, lors d’une interview exclusive au Turkish Daily News la semaine dernière.

« Mettons-nous à travailler ensemble dans le domaine culturel pour aider les nouvelles générations à surmonter le traumatisme » a-t-elle dit.

Günay a dit que le Ministère turc de la Culture était prêt à coopérer avec l’Arménie dans le domaine culturel si les relations bilatérales politiques se normalisaient.

« L’hostilité ne bénéficie à personne. Notre porte est ouverte à tous. Nous souhaitons vraiment coopérer avec le Ministère arménien de la Culture pour restaurer les ruines d’Ani et pour dégager le monastère situé sur l’île d’Aghdamar », a dit Günay.

Le monastère arménien sur l’île d’Akdamar doit être excavé

Les ruines de l’ancienne ville arménienne d’Ani, située dans la province turque de Kars juste à la limite de la frontière turco-arménienne, a été jusque récemment secouée par les explosions dues, selon la version officielle, à "l’extraction dans les carrières de pierres" en Arménie.

« Nous avons gentiment informé les autorités arméniennes quant à ces explosions, mais elles n’ont cessé qu’il y a peu de temps seulement », a dit Günay.

« Nous ne devrions pas travailler à démolir le site d’un héritage culturel qui appartient au monde et à l’humanité, mais plutôt à le restaurer afin de le transmettre aux jeunes générations », a-t-il dit.

Une autre structure arménienne ancienne située à l’intérieur des frontières de la Turquie moderne est l’église de la Sainte Croix sur l’île d’Aghdamar, près de la ville anatolienne de Van. L’église a été restaurée et ouverte sous forme de musée lorsque Atilla Koç, l’ancien Ministre turc de la Culture était en poste.

Günay a parlé de reliques archéologiques qui appartiennent à un ancien monastère arménien et qui sont situés près de l’église. „Le Ministère turc de la Culture voudrait faire des fouilles pour dégager l’ancien monastère arménien près du musée d’Aghdamar. « Dans les mois qui viennent, nous pourrons commencer à travailler conjointement avec le Ministère arménien de la Culture pour mettre à jour ces reliques également. »

Pas une minorité, mais une partie d’un tout

Les Arméniens qui vivent en Turquie ont suivi le cours des relations entre la Turquie et l’Arménie en silence, mais attentivement. Peut-être que les spectateurs les plus importants du match de foot historique entre la Turquie et l’Arménie qui a eu lieu le 6 septembre à Erevan étaient les Arméniens de Turquie.

Pendant le jeu, certains se sont retenus d’exprimer leurs sentiments, bien qu’en eux-mêmes ils soutenaient l’équipe arménienne. D’autres soutenaient les deux équipes.

« Le rapprochement des deux peuples, les Turcs et les Arméniens, rend les Arméniens de Turquie heureux aussi. C’est important », a dit Günay.

Günay, qui a attiré l’attention sur l’importance du dialogue interculturel, a dit : « Je suis contre le mot ’minorité’. Chacun fait partie d’un tout dans le monde. Personne ne doit décrire l’autre comme ’membre d’une minorité’ ou ’membre d’une majorité’. De plus, nous avons vécu ensemble sur ces terres pendant des siècles, et nous la percevons comme notre patrie. Comme l’a dit Mme Bogosyan, même nos chansons sont les mêmes. »

Traduction Turquie News, Source : Turkish Daily News
http://www.turkishdailynews.com.tr/article.php?enewsid=115462


Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan envahie par l’armée arménienne au début des années 1990. L’agression arménienne s’est soldée par le massacre et la déportation de la totalité de la population azérie de la région et dans le cadre de la politique de purification éthnique planifiée et mise en oeuvre par l’Etat arménien.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azérbaïdjanais vivent dans des conditions déplorables en attendant de pouvoir éventuellement récuperer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison laissées à l’abandon (quand elles n’ont pas été détruites par les pillonages des troupes arméniennes soutenues par des militaires russes) ont été "offertes" par l’Etat arménien aux colons installés pour "repeupler les territoires liberés"(sic) [1]

A plusieurs reprise, les instances internationales ont condamné ce véritable génocide du peuple azéri et enjoit l’Arménie de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement. Le statut-quo étant à son avantage, l’Arménie ne montre aucune preuve de bonne volonté quant au sort du million de réfugiés azéris chassés de leurs terres et nie le Génocide Azéri.

Massacres des Azéris par l’armée arménienne

L’Arménie nie la mise à mort systématique de plusieurs dizaines de milliers et la déportation d’environ un million d’Azéris et profite de la présence de ses nombreuses officines implantées dans les pays d’Europe ou d’Amérique pour propager sa position négationniste concernant le Génocide Azéri.

Voir également :
- Imprescriptible, base documentaire sur le génocide du peuple azéri
- Génocide Azéri, liens sur le génocide azéri

[1Terme utilisé par les ultra-nationalistes arméniens pour qualifier les territoires occupés par les troupes d’Erevan

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