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Foxman reste opposé aux thèses arméniennes (Arménie/USA/Turquie)


Ecrit par TN-pige, 2008-07-07 12:40:51


Turquie News vous propose la traduction de cet article en anglais de Turkish Daily News. Abraham Foxman, le directeur national de la Ligue-Anti-Diffamation, est en Turquie pour des entretiens avec les dirigeants politiques turcs, au pouvoir ou d’opposition, afin de réduire les tensions qui ont éclatées après que son organisation ait été forcée de satisfaire les revendications des organisations de lobbying et des ultra-nationalistes arméniens des Etats-Unis.

À peine une année s’est écoulée depuis les pressions exercées contre Foxman pour qu’il mploie le mot ‘génocide’ et efface ainsi des mémoires toute références aux massacres commis par les Arméniens contre les Turcs durant la Première Guerre mondiale. Cet incident a causé des dégâts dans les relations israélo-turc, ce qui a conduit les organisations juive à s’interroger sur la pertinence de la résolution du Congrès américain sponsorisée par le lobby arménien.

Foxman reste opposé à la résolution arménienne

L’ADL préconise l’abandon du mot ‘génocide’, et pousse au resserrement des liens avec l’Arménie


Traduction & commentaires : Turquie News

Que A.Foxman soit forcé, en privé, de faire siennes les positions des nationalistes arméniens c’est grave. Mais qu’il soit obligé de relayer la propagande ultra-nationaliste arménienne en public, c’est alarmant !

Car c’est seulement en leur résistant que l’on peut combattre le nationalisme et le révisionnisme arméniens. Et ainsi l’Arménie et les organisations de lobbying arméniennes prendront, peut-être, conscience que les actes commis contre les Turcs en Anatolie entre 1914 et 1922, dont ils sont les héritiers, ne peuvent être occultés à coup de menaces et de chantage politique. Encore faudrait-il qu’ils veuillent bien participer à un dialogue autre que leur propre monologue propagandiste. Malgré les menaces, les attaques et les diffamations, les historiens ont battu en brèche les thèses arméniennes et les contemporains de l’époque ont suffisamment témoigné pour rafraichir la mémoire sélective des nationalistes arméniens. C’est avec ce que disait J.Jaurès ‘l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné’, que l’Arménie et les organisations arméniennes d’Europe et d’Amérique pourront faire leurs les valeurs de l’Europe et espérer être autre chose qu’un lobby communautariste à la botte d’un Etat qui occupe les territoires de son vois l’Azerbaïdjan.


Mustafa OGUZ

Abraham Foxman, le directeur national de la Ligue-Anti-Diffamation, est en Turquie pour des entretiens avec les dirigeants politiques turcs, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, afin de réduire les tensions qui ont éclatées après que son organisation ait approuvé les revendications arméniennes.

À peine une année s’est écoulée depuis la décision de Foxman d’employer le mot ‘génocide’ pour les souffrances des Arméniens dans l’Empire ottoman durant la Première Guerre mondiale. Cet incident a causé des dégâts dans les relations israélo-turc, ce qui a conduit la communauté juive à s’interroger sur l’appui inconditionnel contre une résolution du Congrès américain qui reconnaissait le génocide arménien.

"Nous continuons à nous opposer à une résolution qui contient le mot ‘génocide’", a déclaré mercredi Foxman, au cours d’une interview exclusive avec le quotidien ‘Turkish Daily News’. "L’Arménie et la Turquie doivent résoudre ce problème, non dans des forums politiques tels que le Congrès ou des Parlements". "La communauté juive ne nie pas la souffrance des Arméniens". "Nous avons utilisé ce mot l’an dernier", a-t-il ajouté, ce qui implique que le terme génocide reste.

Cette question a été abordée au cours de ses entretiens à Ankara, avec le Président Abdullah Gül, le Premier ministre Recep Tayyip Erdog(an, la principale force d’opposition le Parti Républicain Populaire (CHP), le chef d’état-major le Gal Deniz Baykal ainsi que son adjoint le Gal Ergin Saygun. "Ils étaient en colère il y a un an. Mais aujourd’hui, ils semblent comprendre notre position", a déclaré Foxman.

Amélioration des liens avec l’Arménie

Foxman a suggéré au Président Gül que la Turquie améliore ses liens avec l’Arménie dans les plus brefs délais. "Mon conseil est que la Turquie fasse preuve de créativité et de pro activité dans le renforcement des relations avec l’Arménie, comme une façon de faire, face au problème. Cela entraînera une rencontre sur l’histoire". "J’ai suggéré de trouver des moyens de travailler ensemble qui aideront à changer l’atmosphère, parce que nous nous préoccupons aujourd’hui du bien-être de l’Arménie, qui a besoin d’aide. Je pense que la communauté juive pourrait être utile".

Foxman a admis l’existence d’une sympathie pour les Arméniens au sein de la communauté juive qui, dit-il, "n’a jamais nié les souffrances des Arméniens". "Le seul problème est sur l’utilisation du ‘mot’. Je pense que la communauté juive est plus intéressée, aujourd’hui, à aider (améliorer) la vie des Arméniens vivant en Arménie, plutôt que de devenir des juges sur une question qu’ils ne peuvent résoudre. Alors, oui, il existe une sympathie", a-t-il ajouté.

Pas besoin de craindre Obama

Foxman minimise les inquiétudes sur les perspectives d’une résolution américaine sur le génocide arménien si Barack Obama, le candidat du Parti démocratique à l’élection présidentielle, qui est soutenu par la communauté arménienne, gagne la course à la Maison Blanche. "Il y a beaucoup de choses qui se disent en campagne politique", a-t-il répondu à la question concernant la promesse d’Obama de faire passer la résolution sur le génocide.

En Octobre dernier, en dépit du vote favorable de la commission des Affaires étrangères du Congrès, appuyé par des représentants juifs, et suite aux protestations massives de la diplomatie turque soutenue par les critiques de la société civile, le nombre de Représentants de la Chambre favorables à la résolution qui qualifiaient de génocide les massacres d’Arméniens durant la Première Guerre mondiale, a commencé à baisser.

Foxman a indiqué que ce qui compte, c’est le résultat. "Que s’est-il passé : cinq anciens Secrétaires d’État, trois anciens Secrétaires de la défense, ainsi que le président des États-Unis sont intervenus au Congrès pour défendre ce qu’ils pensaient être la bonne démarche à suivre. Personne ne peut nier l’histoire. Mais beaucoup de gens sérieux qui se préoccupent des Arméniens et qui se soucient de la Turquie, disent que c’est la meilleure façon d’agir. Et je ne pense pas que cela va changer", a-t-il ajouté.

Le rôle constructif de la Turquie

La Turquie a récemment révélé son rôle dans les pourparlers entre la Syrie et Israël, qui sont toujours théoriquement en guerre les uns avec les autres, ce qui est d’une grande valeur dans la région, a déclaré Foxman. "L’important est que les deux pays croient au rôle de facilitateur de la Turquie". "Je pense que le fait d’avoir gardé le secret, ce qui est presque un miracle, ajoute à la possibilité d’un succès. Personne ne sait si cela réussira". "Mais le fait qu’un pays musulman soit capable de faire asseoir à une même table les deux parties, est très important. C’est non seulement un symbole, mais un espoir pour les développements futurs".

Selon Foxman, la décision du Parti de la Justice et du Développement (AKP) de ne pas envenimer ses relations est une attitude sereine à l’égard d’une possible intervention militaire contre l’Iran, que l’on soupçonne de fabriquer des armes nucléaires. "La relation stratégique entre les Etats-Unis, la Turquie et Israël a ses propres règles. Si cela va servir l’intérêt des parties, cela se produira. Elle n’est pas conditionnée sur les conflits régionaux", a-t-il souligné.

"Le Président de l’ADL, Glen Lewy, est également en Turquie à la tête d’une délégation de 30 personnes venues des quatre coins des États-Unis", a indiqué Foxman. "Ils vont passer cinq jours à Istanbul pour mieux comprendre la Turquie et se rendront ensuite à Jérusalem".

MUSTAFA Oguz - Ankara - Turkish Daily News

Source : TDN
http://www.turkishdailynews.com.tr/article.php?enewsid=109004


Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.

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Lobbying arménien Question Arménienne Turcophobie
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