facebook
twitter
rss
EURTRY:
logo

Oskar Freysinger rappelle que la thèse arménienne de "génocide" ne fait pas l’unanimité des historiens

Ecrit par Hakan Akgün, 2014-03-06 08:30:00


Le conseiller d’Etat valaisan Oskar Freysinger a salue la décision de la Cour de Strasbourg et a relativisé les massacres arméniens de 1915 dans une interview accordée à un journal turc.

Selon la dépêche ATS, l’interview publiée en anglais le 15 janvier dans le journal « Aydinlik », Oskar Freysinger déclare à propos du massacre : « peut-être a-t-il eu lieu, peut-être pas. Cela doit pouvoir être débattu de manière ouverte ».

Plus loin, le conseiller d’Etat en charge de l’éducation se déclare opposé à ce que le "génocide" arménien soit enseigné à l’école, ce d’autant plus que les historiens ne sont pas d’accord entre eux, dit-il.

Oskar Freysinger était interrogé dans le cadre d’un jugement de la Cour européenne des droits de l’homme concernant l’affaire Dogu Perinçek.

Les faits remonte en 2007, Perinçek avait été condamné en Suisse pour discrimination raciale, une décision contre laquelle Dogu Perinçek a fait recours à Strasbourg. La Cour lui a finalement donné raison fin décembre, estimant que la Suisse avait violé le droit à la liberté d’expression.

La Suisse a jusqu’au 17 mars pour faire valoir son droit de recours. Mercredi, aucune décision en ce sens n’avait encore été prise, a indiqué l’Office fédéral de la justice.

Les événements de 1914-1922

Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.

La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par les nationalistes arméniens, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.

Avec ATS

Question Arménienne
Plan du site | RSS 2.0 | Copyright Turquie News 2006-2019 | Mentions légales PageRank