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Interview de Lotfi Ben Khelifa, mardi 18 février 2014

Ecrit par Pakize, 2014-02-24 10:24:30


Lotfi Ben Khelifa : « Vénissieux, pour moi : c’est ma famille »

Ce mardi 18 février, la radio franco-turque « Radio Made in Turkey (MIT) » a accueilli dans ses studios Lotfi Ben Khelifa, candidat aux prochaines élections municipales de mars 2014, en tête de liste de l’équipe PS-PRG : « Ensemble pour Vénissieux ».

Interviewé dans le cadre de l’émission Politika, animée par Özcan Bey, Lotfi Ben Khelifa accompagné de 2 colistiers franco-turcs, Rabia Yazıcı et Mustafa Bulut, a évoqué son attachement à la ville de Vénissieux, ses motivations et son projet d’avenir pour Vénissieux.

Arrivé en France avec ses parents de Tunisie, alors qu’il n’était encore qu’un enfant, Lotfi Ben Khelifa a grandi à Vénissieux même, dans le quartier des Minguettes, devenu populaire pour y avoir vu naître en 1983 « La marche pour l’égalité et contre le racisme ». Lotfi Ben Khelifa dit beaucoup aimer la ville de Vénissieux en ce qu’elle lui a beaucoup apporté. D’ailleurs il évoque avec une nostalgie certaine une époque où régnait la « convivialité fraternelle entre les différentes communautés », sans toutes ces barrières et ces « clivages entre communautés », nés de la peur de la différence et des extrémismes en puissance. Pour Lotfi Ben Khelifa, ce sont justement « ces différences qui ont fait la richesse de la France, de Vénissieux », mais aussi qui lui ont apporté son enrichissement et son éducation.

C’est son attachement à la ville de Vénissieux et sa sensibilité à la mauvaise presse qui a été faite à cette commune qui décidera Lotfi Ben Khelifa à s’engager positivement pour sa commune, afin de « lui rendre ainsi un peu de ce qu’elle [lui] avait apporté ».

Lotfi Ben Khelifa affirme ne pas avoir souffert de ses origines couplées à sa couleur de peau et sa religion musulmane, se considérant avant tout comme Français. Toutefois son parcours est guidé par une volonté de lutte contre l’exclusion et toute forme de discrimination (à l’emploi, à la formation au logement…). C’est dans cet objectif qu’avec des amis, il a créé et dirigé l’association « Vigilance Vénissiane », afin de lutter « contre l’exclusion et contre le racisme qui sont uniquement du rejet, de la haine et du mépris. » Une association toujours active, au grand regret de l’invité puisque cela s’avère nécessaire dans un pays tel que la France où le Front national parvient à passer avec succès le 1er tour des présidentielles en 2002.

Face à cette situation, le milieu associatif ne suffit plus à Lotfi Ben Khelifa pour être entendu par les politiques dans cette lutte pour l’égalité, et il s’engage donc sur la scène politique en devenant le chef de file du Parti Socialiste. Depuis 2008, il occupe le mandat d’adjoint au maire de Vénissieux, la communiste Michèle Picard, en parallèle de son poste d’agent de maîtrise à la direction de la propreté au Grand Lyon, où il est également engagé dans la vie syndicale.

Se présentant aujourd’hui pour le mandat de premier magistrat de la commune où il a toujours vécu, Lotfi Ben Khelifa dresse le constat d’une commune de plus de 60 000 habitants, 3è commune du Rhône, souffrant d’un fort taux de chômage (20%), touchant notamment les jeunes de 18 à 25 ans (à 40%). Il déplore également que la souffrance des habitants n’ait pas diminué depuis les années 80, et que malheureusement, « beaucoup se sont résignés ». Pour le candidat, « l’emploi est la clé de tout » , car ce qui intéresse en premier lieu tous les Vénissians, c’est leur pouvoir d’achat, et celui-ci passe avant tout par l’emploi.

Or, regrette-il, à l’heure actuelle, les jeunes Vénissians ne sont pas informés de leurs droits à la formation, par exemple et il relie cette carence à une information trop floue, trop dispersée à travers de multiples interlocuteurs. Son projet vise ainsi à mettre en place un « guichet unique », sur un même plateau que la Région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et la Métropole, associés aux services de l’Etat afin que la ville puisse tenir son rôle d’interface entre toutes ces diverses structures.

Soudés autour d’un projet, axé essentiellement sur l’emploi et sur l’ouverture de Vénissieux, ses 2 colistiers, Rabia Yazıcı (25 ans, doctorante à l’Université Jean Moulin Lyon 3 en droit public) et Mustafa Bulut, (27 ans, diplômé d’un BAC+5 en management du développement à l’international) eux-mêmes Vénissians depuis toujours, se sont engagés aux côtés de Lotfi Ben Khelifa afin de rendre à Vénissieux l’image d’une ville dynamique et ouverte, que ce soit vis-à-vis du Grand Lyon ou via le projet Métropole, que la municipalité actuelle rejette. Et surtout afin de lui redonner un élan économique, pour en finir avec l’image de la ville dortoir de Lyon, quand d’autres villes plus proches de Lyon n’atteignent pas le quota obligatoire de logements sociaux. Son projet inclut un véritable plan d’agglomération avec des logements sociaux d’une part mais aussi des commerces de proximité, des écoles, des crèches.

Pour remporter le succès le 23 mars prochain, Lotfi Ben Khelifa mise sur la « nouveauté » face à « 80 années de politique non partagée et une gestion autocratique et opaque » . En effet, le candidat rappelle que la liste qu’il mène est composée à 70% de membres de la société civile d’une part, d’autre part que la tête de liste est un pur produit de Vénissieux et habitant la ville même. Ce que confirment également ses 2 colistiers présents dans les studios, et ensemble lancent un appel à une forte mobilisation aux urnes le 23 mars prochain.

Pakize T.

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