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Retour à Marseille d’un terroriste/braqueur/criminel de guerre arménien

Ecrit par SibiryaKurdu, 2013-08-12 10:10:28


Retour à Marseille de "Gib" héros national arménien
Marseille / Publié le vendredi 09 août 2013 à 12H09

Gilbert Minassian a fait reconnaître la prescription d’une vieille condamnation

Derrière la "bourde juridique" et la polémique entre Christiane Taubira et la droite qui s’en est suivie (notre édition d’hier), c’est une incroyable histoire marseillaise qui refait surface. Les nouvelles règles juridiques édictées par la Cour de cassation sur la prescription des condamnations - ce qui entraîne actuellement la vérification sourcilleuse du dossier de 3 500 détenus - l’ont été sur la base d’un vieux dossier judiciaire, celui de Gilbert Minassian. Condamné en mai 1989 par contumace à la perpétuité, ce Marseillais de 57 ans vit en exil en Arménie depuis 27 ans où il est devenu un héros national après sa participation à la guerre contre les Azéris au Haut-Karabagh, une enclave arménienne d’Azerbaïdjan. Mais avant devenir l’un des six colonels de l’armée arménienne - aujourd’hui à la retraite -, Gilbert Minassian, qu’à Marseille on surnommait "Le Gib" ou "Minus" - sans que plus personne ne puisse expliquer ce surnom qui ne correspond en rien à son physique - était un militant communiste bien connu. Reputé pour ne jamais avoir froid aux yeux.

Retour en 1984. Le 27 juillet, un fourgon postal transportant des valeurs est attaqué aux Pennes-Mirabeau.

Butin : 150 000 francs quand ses auteurs, un CRS "défroqué" et des postiers espéraient en tirer un ou deux millions de francs. L’enquête conduit à Gilbert Minassian et à un soupçon de financement de l’Armée secrète arménienne de libération de l’Arménie-Mouvement révolutionnaire (Asala-MR) dont Gilbert Minassian est une figure française. Membre des Jeunesses Communistes à la fac d’Aix-en-Provence à la fin des années 1970, on le voyait à la tête des manifestations étudiantes et dans les confrontations alors fréquentes et musclées entre ces jeunes marxistes-léninistes et les étudiants militants d’extrême-droite du GUD.

En haut de la Canebière, le 7 avril 1976, on prête même à Gilbert Minassian le coup de couteau que Bernard Marandat, responsable du groupuscule étudiant d’extrême droite avait reçu dans la cuisse. Son militantisme arménien l’avait conduit à épouser la cause de l’Asala et de faire partie de la scission qui avait dénoncé la violence aveugle de l’organisation après l’attentat de la Turkisch Airlines à Orly en juillet 1978 qui avait fait huit morts.

"Libérez Minassian" sur les murs de la ville

La justice aixoise "inculpe" Gilbert Minassian pour le braquage du fourgon, l’incarcère pendant neuf mois, soulevant à Marseille une vague de soutien. Qui n’a pas en mémoire un "Libérez Minassian" peint sur un mur ou un pont d’autoroute ? Le militant est libéré sur la base du témoignage des deux fondateurs mondiaux de l’Asala-MR, Monte Melkonian et David Davoudian, qui assurent que, le soir du braquage, le Marseillais dînait avec eux. Mais avant que la justice se ravise, Gilbert Minassian a quitté la France. C’est en Arménie, sa terre d’exil, qu’il apprend sa condamnation par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité. Il prend part aux combats au Haut Karabagh, inscrit dans les premiers commandos de volontaires arméniens. Les actions qu’il mène sont glorieuses, héroïques. Il les raconte dans un livre qui vient de paraître à Erevan - en français et en arménien : Karvadjar, notre dette d’honneur.

Ce passé de gloire en fait, en 1991, année de l’indépendance de l’Arménie, l’un de ceux qui vont construire l’armée de ce pays né de la glasnost.

Mais la nostalgie de Marseille ne le quitte jamais. Tous ceux qui l’ont vu en Arménie disent comment "les étincelles s’allument dans ses yeux sitôt qu’on parle de Marseille".

"Gib", devenu Lévon Minassian ou le commandant Hovsep Hovsépian, est salué dans la rue à Erevan comme un héros. Marié, père de deux enfants âgés de 14 et 15 ans, Gilbert Minassian ouvrira dans la capitale arménienne un restaurant "Le Monte-Cristo" dont les murs arborent une vue panoramique du Vieux-Port. Il installe le premier boulodrome d’Erevan. "Il est un trait d’union entre la communauté arménienne française et l’Arménie", dira un jour un ambassadeur de France. Ambassade où il ne pourra jamais mettre les pieds, au risque d’être interpellé.

Condamnation prescrite

Un groupe d’amis avocats arméniens le défend lorsqu’après septembre 2009, il pourrait, selon la loi française, regagner Marseille en raison de la prescription de sa condamnation au bout de vingt ans. Le parquet général d’Aix-en-Provence assurera toujours l’inverse, soutenant qu’un mandat d’arrêt européen émis en mai 2004 ou une demande d’extradition adressée en 2005 aux autorités arméniennes interrompent la prescription de sa peine. La Cour de cassation vient de dire le contraire, donnant raison à "Gib" dont le passeport est arrivé hier à l’ambassade de France à Erevan. Il sera sur le Vieux-Port dans quelques jours, embrassera sa mère qui habite aux Olives mais pas son père, décédé en mai dernier. Gilbert Minassian comptait revenir discrètement à Marseille. Mais son arrivée se fera par la grande porte.

Luc Leroux

Source : http://www.laprovence.com/article/actualites/2482146/retour-a-marseille-de-gib-heros-national-armenien.html

Pour rappel : Un condamné franco-arménien bénéficie d’un vice de forme

Voir également : Histoire des Arméniens : élimination de la minorité azérie au Karabagh

Histoire des Arméniens dans le Caucase : le déchaînement de la violence nationaliste arménienne à l’occasion de la décomposition soviétique
 
L’histoire du Karabakh

Le conflit arméno-azéri : "Les opérations de nettoyage [ethnique], qui concernent en gros 200 000 personnes de chaque côté, semblent avoir été menées plus systématiquement et étalées dans le temps en Arménie et plus par à-coups violents en Azerbaïdjan"

L’expulsion méthodique des derniers Azéris d’Arménie

L’épuration générale des minorités ethniques en Arménie

Sordides affaires au sein de l’armée arménienne

Le terrorisme arménien en France : images d’archives

Quelques figures de l’activisme/terrorisme arménien

La "French Connection" : la conjonction de la mafia arménienne et du narco-terrorisme arménien
 
Le financement communautaire et illicite de l’organisation terroriste arménienne ASALA

Marseille : les conséquences funestes du clientélisme et de l’instrumentalisation des communautés

Lien/Source : Arménologie

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan occupée par l’armée arménienne depuis le début des années 1990. L’invasion arménienne s’est soldée par de violents massacres de civils azérbaïdjanais. Par la suite, l’Arménie a appliqué une politique de purification ethnique en déportant la totalité des survivants azérbaïdjanais de leurs terres.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azerbaïdjanais vivent dans des
conditions précaires en attendant de pouvoir éventuellement récupérer leur
biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison abandonnées sont "offertes" par l’Etat arménien aux colons (des volontaires ou bien d’anciens prisonniers) installés pour peupler artificiellement les territoires occupés.

Un nombre croissant de pays, d’Etats, de collectivités ou d’instances internationales condamnent les massacres, reconnaissent leur caractère génocidaire ou les qualifient de crime contre l’humanité. De plus en plus de voix demandant à l’Arménie de faire son travail de mémoire et de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement (comme stipulé par plusieurs condamnations de l’ONU).

Les organisations nationalistes arméniennes nient les massacres et la déportation du million d’Azerbaïdjanais et se servent de leurs officines en Europe ou en Amérique pour faire pression sur les instances politiques afin de bloquer la résolution du conflit. Certaines campagnes arméniennes, notamment en France ou aux Etats-Unis, vont jusqu’à inverser les rôles et présenter les Azerbaïdjanais comme les agresseurs.

A l’origine peuplé de 150 000 habitants, entre Arménie et Azerbaïdjan, le Haut-Karabakh ne comprend aujourd’hui plus que des colons arméniens. 30.000 Azerbaïdjanais ont été massacrés, deux millions d’entre eux ont été déportés du HK et des sept régions d’Azerbaïdjan attenantes, prises par les troupes arméniennes lors de l’invasion.

Voir également :
- Imprescriptible, base documentaire sur le Génocide des Azérbaïdjanais
- Nettoyage ethnique, liens sur les purifications ethniques contre le peuple Azerbaïdjanais (1991-1994 et 1918-1920) par les Arméniens

Lire également :
- I) Origines et développement du terrorisme arménien : années 1960-années 1980 - (Arménie/Turquie)
- II) Le terrorisme et le réveil identitaire arménien
- Nationalisme arménien, racisme et national-socialisme
- Propagande et terrorisme arméniens, depuis 1972 - partie 1/3

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