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Arménie : Une Médiatrice des Droits de l’Homme menacée par les nationalistes arméniens


Ecrit par TN-pige, 2013-07-11 08:00:00


Périodiquement, une vague d’hystérie prend les représentants arméniens lorsqu’il s’agit des Azerbaïdjanais ou des Turcs, des campagnes de haine et de calomnie sont lancés puis relayés par les médias arméniens et ceux de la diaspora. Le dernier en date n’est pas sans rappeler les attaques ignobles que l’on a pu observer contre les intellectuels français, dont des journalistes, des élus et historiens de renom, qui ont osé dénoncer l’ultra-nationalisme arménien de France.

La Médiatrice de Moldavie Aurelia Grigoriu est devenue la nouvelle cible des nationalistes Arméniens. Tout a commencé avec son discours dans le parlement lors de la conférence internationale, organisée par la Cour constitutionnelle d’Arménie sur les normes européennes. Lors de son discours, Grigoriu a rappelé que l’Arménie occupe les territoires de son voisin l’Azerbaïdjan, qu’un massacre a été commis par l’armée arménienne à Khodjaly contre la population civile et que l’Arménie se doit de le reconnaître. Les paroles du Médiateur moldave ont provoqué l’ire des participants arméniens, y compris des parlementaires et des journalistes arméniens présents.

On a tout d’abord pu entendre des accusations de corruption et de partialité à l’adresse de Grigoriu. S’ensuivit ensuite un discours hystérique de Naghdalyan, vice-président du Parlement arménien qui a déclaré qu’elle voulait une enquête pour « corruption » contre l’ombudsman moldave.

Lorsque des politiciens occidentaux ou certaines figures publiques reprennent à leur compte les thèses nationalistes arméniennes, personne n’ose parler de corruption ou de partialité. Or on sait que certains élus européens ont des intérêts en Arménie et que plusieurs journalistes touchent des "cadeaux" de la part des organisations arméniennes.

Pourtant, lorsque la Médiatrice moldave rappelle les résolutions de l’ONU condamnant l’Arménie et le massacre de Khodjaly, également condamné par les associations de Droits de l’Homme internationaux, elle est accusée de corruption.

Les attaques contre Aurelia Grigoriu dans l’enceinte du Parlement arménien ont ensuite laissé place à une seconde vague de harcèlement, plus cynique, à son encontre. Cette fois, c’est au niveau de l’État que Grigoriu s’est vue opposer des obstacles artificiels à sa mission. Il lui a été interdit pendant un temps de monter dans l’avion avec les autres membres de sa délégation. La partie arménienne exigeant des excuses de pour les "insultes à l’identité nationale arménienne".

Sur les réseaux sociaux, de courageux nationalistes arméniens ont lancé de violentes menaces physiques à l’encontre de la médiatrice. Malgré tout, les autorités arméniennes ont dû se résigner à laisser Aurelia Grigoriu rentrer chez elle sans que le terrorisme intellectuel n’ait pu accomplir son oeuvre.

Les attaques et les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la médiatrice moldave Aurelia Grigoriu mettent en évidence la machine de propagande et les relais d’activistes et médiatiques dont dispose l’Etat arménien et l’emprise de l’idéologie ultra-nationaliste sur l’ensemble de la population, que ce soit d’Arménie ou de la Diaspora. Le plus préoccupant étant la violence des propos tenus sur les réseaux sociaux contre la médiatrice.

Le cas de l’ombudsman moldave montre à nouveau l’hystérie collective et le nationalisme qui peuvent toucher la société arménienne à tout moment et de manière fulgurante. Les autorités arméniennes et leurs relais internationaux, ont entretenu ce nationalisme exacerbé et décomplexé pendant des décennies. Elle a fait ses preuves lorsque l’Arménie envahissait et occupait le Karabagh, y massacrait l’ensemble de la population azérie au nez et à la barbe de la communauté internationale qui n’entendait que le son de cloche du vaisseau mère des officines arméniennes, la Fédération Révolutionnaire Arménienne - FRA Dachnaktsoutioun (parti national-socialiste arménien, extrémiste et homophobe).

D’ailleurs, la machine de propagande arménienne n’a pas tardé à s’activer. Le journaliste arménien Yuri Simonyan publiait dans la foulée un article dans le journal The Independent sous le titre « Les intrigues de la médiatrice moldave » reprenant à son compte toute la rhétorique mensongère arménienne sur ces événements.

Rien n’est trop beau pour la Mère Patrie, cette Arménie enfin mono-ethnique pour le plus grand bonheur des ultra-nationalistes mais aussi des autorités qui s’efforcent, depuis des décennies, de détruire et d’effacer minutieusement toute trace d’autres peuples dont ils croisent le chemin...


Pour comprendre le Karabagh et Khodjaly

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan occupée par l’armée arménienne depuis le début des années 1990. L’invasion arménienne s’est soldée par de violents massacres de civils azérbaïdjanais. Par la suite, l’Arménie a appliqué une politique de purification ethnique en déportant la totalité des survivants azérbaïdjanais de leurs terres.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azerbaïdjanais vivent dans des
conditions précaires en attendant de pouvoir éventuellement récupérer leur
biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison abandonnées sont "offertes" par l’Etat arménien aux colons (des volontaires ou bien d’anciens prisonniers) installés pour peupler artificiellement les territoires occupés.

Un nombre croissant de pays, d’Etats, de collectivités ou d’instances internationales condamnent les massacres, reconnaissent leur caractère génocidaire ou les qualifient de crime contre l’humanité. De plus en plus de voix demandant à l’Arménie de faire son travail de mémoire et de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement (comme stipulé par plusieurs condamnations de l’ONU).

Les organisations nationalistes arméniennes nient les massacres et la déportation du million d’Azerbaïdjanais et se servent de leurs officines en Europe ou en Amérique pour faire pression sur les instances politiques afin de bloquer la résolution du conflit. Certaines campagnes arméniennes, notamment en France ou aux Etats-Unis, vont jusqu’à inverser les rôles et présenter les Azerbaïdjanais comme les agresseurs.

A l’origine peuplé de 150 000 habitants, entre Arménie et Azerbaïdjan, le Haut-Karabakh ne comprend aujourd’hui plus que des colons arméniens. 30.000 Azerbaïdjanais ont été massacrés, deux millions d’entre eux ont été déportés du HK et des sept régions d’Azerbaïdjan attenantes, prises par les troupes arméniennes lors de l’invasion.

Voir également :
- Imprescriptible, base documentaire sur le Génocide des Azérbaïdjanais
- Nettoyage ethnique, liens sur les purifications ethniques contre le peuple Azerbaïdjanais (1991-1994 et 1918-1920) par les Arméniens

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