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Turquie : Le mode de vie turc


Ecrit par , 2013-07-11 08:00:00


Le mode de vie turc est une mosaïque où se mêlent orient et occident, passé et présent

La vie en Turquie reflète une diversité culturelle où le présent le plus actuel coexiste avec des traditions vieilles de plusieurs siècles. En Turquie, les visiteurs rencontrent une réalité tout à la fois exotique et familière. Cela est dû au fait que, dans son essence la culture turque est une synthèse étourdissante des mondes orientaux et occidentaux.

La langue

Le turc, qui est parlé par environ 220 millions de personnes- cette langue est en fait la cinquième au monde en terme de nombre de locuteurs- est la langue officielle du pays.

Le turc parlé aujourd’hui en Turquie, qui puise ses origines dans des dialectes connus depuis le XIème siècle, fait partie de la famille ouralo-altaïque, à laquelle appartiennent également le hongrois et le finnois. Le turc s’écrit en alphabet latin auquel 6 caractères ont été ajoutés. L’écriture est entièrement phonétique- à chaque lettre correspond un son unique - et chaque mot s’écrit exactement comme il se prononce. A l’époque ottomane, l’alphabet arabe était utilisé. Ce qui explique que seulement une petite partie de la population maîtrisait l’écriture. En 1928, dans le but d’accroître le nombre des personnes pouvant lire et écrire mais aussi pour favoriser l’éclosion de la littérature et pour venir à bout des difficultés posées par l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en alphabet arabe, Atatürk a entrepris de réformer l’écriture en passant à l’alphabet latin. Concernant l’apprentissage des langues étrangères, l’anglais a dépassé le français et l’allemand et s’impose aujourd’hui comme une véritable seconde langue, enseignée à l’école et de plus en plus présente dans tous les secteurs de la société.

En effet, en Turquie, l’anglais est connu et parlé par un grand nombre de personnes. Cependant, l’allemand, le russe et le français font partie des langues les plus répandues dans les zones touristiques.

La religion

Bien que 99% de la population soit musulmane, en Turquie la religion est considérée comme un sujet entièrement privé et la Turquie est le seul pays laïc du monde musulman. Le principe de laïcité, qui est fondement de toutes les institutions, instaure une séparation nette entre les affaires de l’Etat et la religion. En Turquie, le calendrier grégorien est en vigueur et le jour hebdomadaire de repos n’est pas- comme on le croit habituellement le vendredi- mais bien le dimanche, comme dans les autres pays européens. La diversité des cultes, qui était une des caractéristiques de l’empire ottoman est encore protégée de nos jours et aujourd’hui, on trouve en Turquie 236 églises et 34 synagogues ouvertes au public.

Si ce n’est l’appel à la prière, qui se répète 5 fois au cours de la journée, il est très peu probable que les personnes qui visitent la Turquie rencontrent un signe leur laissant l’impression de se trouver dans un pays musulman. La population, à l’instar des pays occidentaux, a adopté un style d’habillement moderne et dans les grandes villes et les zones touristiques, le visiteur ne manquera pas de remarquer que les dernières tendances venues de Paris, Londres ou Milan sont suivies.

Il n’existe quasiment pas de différences entre l’habillement des citadins en Turquie et celui qu’on rencontre en Europe. Les habits traditionnels sont seulement portés dans les petites agglomérations, dans les zones rurales et dans l’est du pays. En province, il n’est pas rare de voir des femmes porter le voile mais ce fait découle plus de raisons pratiques et culturelles que de préoccupations religieuses.

C’est seulement lors des visites de mosquée qu’il vous faudra faire attention à votre habillement. Les personnes qui visitent les mosquées doivent éviter de porter des shorts et doivent veiller, indifféremment du sexe, à se couvrir les jambes. Dans les mosquées, on recommande aux femmes de se couvrir la tête et les épaules. Avant d’entrer dans une mosquée, il convient de retirer ses chaussures. On trouve généralement à l’entrée des mosquées des rayons prévus à cet effet. Si vous le souhaitez, vous pouvez également emporter vos chaussures avec vous dans un sac. Il est important de savoir que les mosquées sont généralement fermées au public pendant les heures de culte. La vie religieuse turque est marquée par deux grandes fêtes du calendrier musulman. Selon les indications de ce calendrier, les dates de ces fêtes changent d’années en années. La fête du ramadan a lieu à la fin du mois de jeûne. La fête du sacrifice quant à elle intervient environ deux mois après le ramadan. Au cours de cette dernière fête, les musulmans qui en ont les moyens sacrifient un mouton ou une vache et en distribuent la viande aux membres de leurs familles, à leurs amis et voisins. Pendant les fêtes, les organismes publics ainsi que d’autres institutions sont fermées mais, dans les villages de vacances, la vie suit son cours normal. Il n’est pas rare de rencontrer des Turcs choisissant de passer ces périodes de vacances dans des lieux touristiques.

L’hospitalité

Les touristes qui visitent la Turquie sont souvent étonnés de l’accueil qui leur est réservé par les Turcs qui n’hésitent pas à se détourner de leurs activités pour les aider ou pour simplement partager un moment de conversation. L’hospitalité est une des pierres d’angle de la culture turque et les Turcs considèrent qu’il faut accueillir les visiteurs comme des invités envoyés par Dieu. Cette conception de l’accueil est encore valable de nos jours et il ne semble pas qu’elle disparaîtra avec le tourisme de masse. On peut dire qu’une grande partie des Turcs sont très contents de faire connaissance avec des étrangers, d’apprendre des éléments de cultures différentes et de pouvoir expérimenter leurs connaissances des langues étrangères. Les Turcs, quand ils se rencontrent- et c’est valable aussi pour les hommes-, ont l’habitude de s’embrasser sur la joue. On notera également que pour la population turque, le drapeau national possède une valeur sacrée ; c’est pourquoi il convient vivement de se garder de toute parole ou geste portant atteinte au drapeau.

La cuisine turque

En général, on considère la cuisine turque comme une des trois meilleures cuisines du monde pour sa diversité, pour son utilisation abondante d’ingrédients naturels et pour ses saveurs susceptibles de ravir tous les palais. La cuisine turque se situe au croisement d’influences diverses, européennes, asiatiques, africaines et moyen-orientales. La cuisine turque qui s’enracine en Asie centrale, région de peuplement originel des Turcs, a évolué avec la venue de ces derniers en Anatolie. A cette cuisine centre-asiatique se sont mêlées les influences des régions avec lesquelles les Turcs ont commencé à entretenir d’étroits rapports culturels, l’Anatolie bien sûr mais également le bassin méditerranéen et l’Europe. C’est ainsi que la cuisine turque, qui enrichit par son caractère original le goût et les saveurs des ingrédients qui la composent, est considérée par beaucoup comme un pont entre la cuisine méditerranéenne et la cuisine orientale. De plus, cette cuisine n’est pas fondée sur la présence d’un élément dominant, comme c’est le cas pour la cuisine française avec les sauces et pour la cuisine italienne avec les pâtes.

Alors qu’à Istanbul, la cuisine du palais se développait, en Anatolie, les cuisines régionales se sont multipliées, témoignant de la diversité des régions et des climats. Après être resté enfermées des siècles dans d’étroites frontières, avec l’urbanisation en constante extension et les migrations vers de nouvelles zones d’habitation, les cuisines régionales ont été transportées dans les villes et leurs alentours.

Ces échanges culturels ont enrichi la cuisine turque d’un nombre incalculable de recettes locales.

La Turquie produit suffisamment de denrées pour assurer l’approvisionnement alimentaire de tous ses habitants et se livre même, dans ce domaine, à l’exportation. Cette profusion explique la fraîcheur et les saveurs exquises que l’on rencontre dans la cuisine.

Le repas commence généralement par une soupe ou des mezzés, ensemble de hors d’œuvre servis chauds ou froids. Dans beaucoup de restaurants, le garçon apporte l’ensemble des mezzés sur une assiette, ce qui permet au client de faire lui-même son choix. Le tarama, le djadjik, les farcis (feuilles de vigne ou poivrons farcis au riz), les böreks, le foie à l’albanaise (morceaux de foie sautés) figurent parmi les mezzés que l’on trouve dans presque tous les restaurants.

Le plat principal est constitué généralement de viande ou de poisson. Les Turcs accompagnent souvent leurs repas de pain et la plupart des plats principaux sont servis avec du riz pilaf. En garniture, on sert généralement la “salade du berger”, un mélange de dés de tomates et de concombres, de persil et d’oignon assaisonné d’huile d’olive et de jus de citron. La viande d’agneau est la viande la plus prisée. Celle-ci est préparée de nombreuses façons différentes, dont les “chiche-kebabs” (des brochettes de viande épicée). Les “Köfte”, des boulettes de viandes hachées figurent parmi les spécialités qui valent la peine d’être goûtées. Ceux qui préfèrent les plats épicés doivent absolument essayer les “Adana Kebab”, des brochettes de viande hachée épicée et pimentée. On trouve une variété incroyable de kebabs, dont de nombreuses spécialités régionales. Un plat délicieux, quoiqu’un peu lourd, est l’”Iskender kebab”, le kébab d’Alexandre, qui tire son nom du célèbre conquérant grec mais aussi de la région d’où il est originaire. Ce plat, qui est aussi appelé Bursa Kebab est constitué de morceaux de pain sur lesquelles sont posées des lamelles de viande döner fraîche, le tout étant servi avec du beurre fondu, de la sauce tomate et du yaourt. Les Turcs apprécient particulièrement les plats en sauce traditionnels, c’est à dire les plats de viande ou de légumes, cuits dans une sauce à base de tomates et plutôt préparés à la maison, c’est la raison pour laquelle on rencontre de nombreux restaurateurs proposant à l’entrée de leurs établissements des buffets où sont exposés ce type de plats. Dans les grandes villes comme Istanbul et sur les côtes, les restaurants de poisson et de fruits de mer sont très répandus. Le poisson est le plus souvent servi en grillade, ce qui permet de conserver son goût naturel. On trouve aussi une grande variété de mezzés à base de fruits de mer, comme les brochettes de moules, de calamars, les moules farcies au riz... Pour les fruits de mer, demander conseil est préférable. Le bar, la dorade et le turbot sont parmi les poissons les plus savoureux qu’on peut déguster en Turquie. En outre, on rencontre aussi des restaurants où les clients peuvent faire un choix parmi les poissons qui leur sont proposés et où le poisson est vendu au kilo.

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