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Turquie : Le premier ministre turc hausse le ton face aux contestataires


Ecrit par Hakan, 2013-06-11 09:00:00


Le premier ministre turc a clairement laissé entendre dimanche que sa patience avait des limites. Des dizaines de milliers de ses opposants se sont à nouveau rassemblés place Taksim à Istanbul.

Les manifestants étaient venus en masse assister à un concert et à une réunion politique. Les organisateurs du mouvement baptisé "Solidarité Taksim" réclament désormais l’interdiction du recours aux gaz lacrymogènes, le limogeage des responsables de la répression et la levée de l’interdiction de manifester.

Selon l’ATS, samedi soir, plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont encore rassemblées sur ce site, où les premiers affrontements avec les forces de l’ordre ont éclaté il y a une semaine.

"Un terme à la patience"

Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a affirmé que "nous avons été patients, nous serons patients, mais il y a un terme à la patience".

Fort d’une popularité sans égale, M. Erdogan n’a rien changé à son emploi du temps. "Mes chers frères, nous allons vers une Turquie meilleure. Ne laissez pas faire ceux qui cherchent à semer les graines de la discorde !", a-t-il lancé à ses partisans venus l’accueillir dans la matinée.

Le premier ministre islamo-conservateur, qui n’a aucune intention de renoncer à ses fonctions, s’appuie sur la bonne santé électorale de son parti, l’AKP, dont le score n’a cessé de progresser lors des trois dernières échéances nationales. Il n’a en outre aucun concurrent sérieux.

L’Europe pointe du doigt

Lors de la même conférence, le commissaire européen à l’Élargissement, Stefan Füle, a une nouvelle fois dénoncé "le recours excessif à la force" qui "n’a pas sa place dans une démocratie" et appelé Recep Tayyip Erdogan au dialogue. Piqué au vif, le Premier ministre turc a vivement réagi en dénonçant le "deux poids, deux mesures" des pays occidentaux envers son pays. "Dans n’importe quel pays d’Europe, lorsqu’il y a une protestation violente contre un projet de démolition de ce genre, croyez-moi, ceux qui sont impliqués subissent une répression plus sévère", a-t-il lancé en citant la Grèce, la France ou l’Allemagne.

Selon le dernier bilan rendu public par le syndicat des médecins turcs, la contestation a causé la mort de deux manifestants et d’un policier et fait 4 785 blessés.

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