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La Turquie, un partenaire indispensable du Conseil de l’Europe, déclare le président de l’APCE


Ecrit par , 2013-05-17 13:18:00


La Turquie est un partenaire indispensable pour la promotion des objectifs et valeurs du Conseil de l’Europe, a déclaré Jean-Claude Mignon, président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), lors d’un discours prononcé en Turquie où il effectuait une visite officielle du 13 au 15 mai.

Le president de l’APCE, qui s’exprimait à Ankara à l’issue d’une rencontre avec le président turc Abdullah Gul et d’autres responsables turcs, a indiqué que la Turquie, avec son système démocratique solide, était un exemple pour l’ensemble de la région, en particulier pour les pays arabes engagés dans une transition démocratique mais aussi pour les pays d’Asie centrale. Tout en appréciant les efforts d’Ankara pour venir en aide à la rébellion syrienne, il a estimé que la Turquie était aussi un partenaire essentiel pour la résolution des conflits en attente de règlement, dont le conflit du Haut-Karabagh, territoire azerbaïdjannais occupé depuis plus de 20 ans par les troupes arméniennes.

La Turquie a plusieurs fois proposé sa médiation dans le règlement du conflit dont le processus de règlement a été confié au Groupe de Minsk de l’OSCE coprésidé par la Russie, la France et les Etats-Unis, trois pays où l’Etat arménien dispose de solides officines de lobbying chargées de promouvoir ses intérêts.

Haut-Karabagh

Le Haut-Karabagh est une région d’Azerbaïdjan occupée par l’armée arménienne depuis le début des années 1990. L’invasion arménienne s’est soldée par de violents massacres de civils azérbaïdjanais. Par la suite, l’Arménie a appliqué une politique de purification ethnique en déportant la totalité des survivants azérbaïdjanais de leurs terres.

Aujourd’hui, plus d’un million de réfugiés azerbaïdjanais vivent dans des conditions précaires en attendant de pouvoir éventuellement récupérer leur biens spoliés par l’Etat arménien.

Les terres et maison abandonnées sont "offertes" par l’Etat arménien aux colons (des volontaires ou bien d’anciens prisonniers) installés pour peupler artificiellement les territoires occupés.

Un nombre croissant de pays, d’Etats, de collectivités ou d’instances internationales condamnent les massacres, reconnaissent leur caractère génocidaire ou les qualifient de crime contre l’humanité. De plus en plus de voix demandant à l’Arménie de faire son travail de mémoire et de libérer les territoires qu’elle occupe illégalement (comme stipulé par plusieurs condamnations de l’ONU).

Les organisations nationalistes arméniennes nient les massacres et la déportation du million d’Azerbaïdjanais et se servent de leurs officines en Europe ou en Amérique pour faire pression sur les instances politiques afin de bloquer la résolution du conflit. Certaines campagnes arméniennes, notamment en France ou aux Etats-Unis, vont jusqu’à inverser les rôles et présenter les Azerbaïdjanais comme les agresseurs.

A l’origine peuplé de 150 000 habitants, entre Arménie et Azerbaïdjan, le Haut-Karabakh ne comprend aujourd’hui plus que des colons arméniens. 30.000 Azerbaïdjanais ont été massacrés, deux millions d’entre eux ont été déportés du HK et des sept régions d’Azerbaïdjan attenantes, prises par les troupes arméniennes lors de l’invasion.

Voir également :
- Imprescriptible, base documentaire sur le Génocide des Azérbaïdjanais
- Nettoyage ethnique, liens sur les purifications ethniques contre le peuple Azerbaïdjanais (1991-1994 et 1918-1920) par les Arméniens

Mot-clé :
Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) Haut-Karabagh
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