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Le projet de loi sur le « génocide » arménien frappera de nouveau à la porte par Mehmet Ali Birand (USA/Arménie/Turquie)

Ecrit par , 2008-01-16 11:53:12


Turquie News vous propose la traduction d’un éditorial de Mehmet Ali Birand paru dans le Turkish Daily News du Mercredi 2 janvier 2008. L’auteur revient sur les efforts du lobby arménien dans les Etats tiers d’imposer dans l’Histoire Officielle des dits-pays une version pro-arménienne qu’ils demandent à être complétée par des lois liberticides visant à interdire toute contestation des positions officielles arméniennes.

Les nationalisetes arméniens éspèrent ainsi que d’autres Etats feront pression sur la Turquie afin de lui faire avouer le crime dont les lobbyistes arméniens l’accusent. Parallèlement la Turquie propose régulièrement à l’Arménie la mise en place d’une commission conjointe voire d’un tribunal international en vue d’en finir avec ce sujet. Elle s’engage, au préalable, à en accepter les conclusionse t de s’y plier. Refus catégorique de l’Arménie, cris hystériques chez les groupes nationalistes arméniens de d’Europe et d’Amérique. Il est bien trop risqué de donner la parole aux Turcs, ils pourraient dire à l’opinion publique des vérités que l’on préfère ne pas entendre et que l’on s’est donné tant de peine à enterrer du côté d’Erevan.

Mais côté diaspora les activités de lobbying mises en jeu sont à échelle industrielle (professionnels de la communication, pressions et menaces sur les médias, chantages éléctoraux, ...) et Mehmet Ali Birand attire l’attention des lecteurs sur les dangers que représente ce lobbying anti-turc qui bénéficie de soutiens financiers et politiques colossaux.


Turkish Daily News, par Mehmet Ali Birand

Nous sommes tellement pris par le parti proscrit des Ouvriers du Kurdistan (PKK) et des questions liées an nord de l’Irak que nous avons presque oublié les autres questions à l’ordre du jour.

Souvenez-vous, nous nous étions engagés dans une lutte féroce ces récents mois et étions restés au milieu des tempêtes en raison du projet de loi sur le "génocide" en attente devant la Chambre des Représentants américaine quant aux allégations du prétendu génocide arménien. Ankara dirigeait l’émeute. Des délégations ont dû se taper des visites à Washington les unes après les autres. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan avec acharnement a réagi au projet de loi. Nous avons diligemment discuté des mesures potentielles que la Turquie aurait pu prendre au cas où la proposition aurait été approuvée.

Pendant les discussions, les experts qui sont familiers avec cette question disaient « c’est cela. Cette fois personne n’arrêtera le projet de loi. C’est fini ». Il a même été dit que nous avions besoin d’un miracle pour repousser le projet de loi. Les Arméniens étaient d’autre part si sûrs d’eux. Ils ont pensé que le projet de loi était dans le sac.

Ces incidents étaient plutôt une réflexion sur la politique intérieure américaine, non pas des efforts d’être agréables envers les Arméniens ou simplement de punir la Turquie. Avec cette proposition la majorité Démocrate était de battre les Républicains au Congrès américain.

Les relations turco-américaines ont été évaluées de nouveau mais l’administration Bush a fait une contre-attaque inattendue. En fait une bataille avait même commencé à étonner les membres des lobbys dans la capitale américain. Dans un courrier d’anciens secrétaires d’état et ministre de la défense ont montré leurs réactions comme le président des Etats-Unis George W. Bush qui a personnellement donné des coups de fil aux représentants clefs.

L’administration américaine a clairement exprimé comment les relations bilatérales avec la Turquie étaient d’importance pour eux.

A la fin « attendre l’inattendu » est devenu une réalité et les signatures rassemblées pour soutenir le projet de loi ont été retirées les une après les autres. Nancy Pelosi, la chef des Démocrates dans la Chambre américaine, a dû jeter sa serviette.

La Turquie a gagné, Bush aussi.

À Washington j’ai rencontré des fonctionnaires de l’administration Bush et des membres des lobbys impliqués dans le sujet.

La resoumission du projet de loi en 2008, année d’élection, est moins probable disent-ils.

Cependant, on va être prudent parce que le projet de loi arménien retombera en 2009.

Si nous fermons le dossier et l’oublions tous, comme nous l’avons précédemment fait et continuons dans nos vies comme si rien n’était arrivé, le projet de loi frappera sûrement de nouveau la porte.

Nous avons gagné du temps avec le mouvement de Bush, mais ...

L’administration Bush a donné un incroyable avantage pour la Turquie sur cette question de projet de loi de génocide arménien.

Peut-être que l’approbation du projet de loi à la Chambre n’avait aucun effet “contraignant”, mais pour la Turquie cela aurait été un écroulement moral à propos des allégations du prétendu génocide. Peu importe avec quel acharnement nous aurions réagi et quel comment fermeté nous aurions revendiqué notre position dans l’arène internationale, nous aurions perdu notre pouvoir de force de persuasion. Peu importe nos futures et difficiles tentatives, la diffusion de la pensée que les « Turcs ont commis un génocide contre les Arméniens » nous auraient été rivetés pour toujours.

Si la Chambre américaine avait pris la décision attendue cela aurait sigifié la perte d’un combat que nous avons toujours subi.

L’administration Bush, avec sa position contre le projet de loi, a aidé la Turquie avoir un avantage au-délà de l’évènement. Cependant, vous ne pouvez même pas deviner de combien est la valeur de ce gain.

Nous devons réussir dans ce processus et créer un mécanisme de préemption plus efficace dans la Chambre quand cela sera nécessaire.

On ne va pas attendre à ce que des miracles arrivent tout le temps.

De plus, nous devons considérer que les Démocrates comme les gagnants potentiels des élections américaines peuvent montrer une sensibilité de la manière que l’administration Bush a fait preuve et dire « finissons en une fois pour toutes ».

Que devons-nous faire alors ?

Voici quelques exemples concrets :

- Nous devons entraîner, disons le, les Britanniques à amorcer « un Comité commun d’Historiens » comme suggéré par la Turquie, parce que le projet aura plus de poids s’il est lancé par un tiers.

- Nous devons ouvrir les portes des frontières à Yerevan pour augmenter des activités commerciales.

- Nous devons avoir plus d’activités sportives et culturelles avec l’Arménie et augmenter le nombre de messages à l’Arménie.

Cette liste peut être allongée.

Les fonctionnaires à Ankara doivent commencer à penser et commencer les travaux pour une sérieuse planification.

Autrement nous perdrons à ce jeu et cela ne servira à rien de pleurer après coup.

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