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Paranoïa antiturque

Deux nouveaux chapitres s’ouvrent et la crainte du déferlement turc en est aussitôt ravivée


Ecrit par Behor, 2008-01-10 11:29:40


Qui peut réellement avoir accès au "bonheur" en Turquie" se demande le journaliste Guillaume Perrier.

Peu de monde, selon lui, car "les membres des minorités religieuses, et certaines catégories ethniques restent des citoyens de seconde zone" qui seraient régulièrement stigmatisés, car perçus comme une menace contre l’unité nationale.

Les reliquats de populations chrétiennes (hellènes, arméniennes ou syriaques), additionnés à 15 millions de Kurdes et à 10 millions de musulmans alévis, ça fait une trentaine de millions d’individus brimés sur 70 millions d’habitants (100 millions pour d’autres.)

Pour étayer cette description dantesque de la vie quotidienne en Turquie, il annonce "des brimades judiciaires à répétition, des agressions voire des meurtres commis contre les "ennemis de l’intérieur", les "non-Turcs".

Et ces preuves de nombreuses brimades incontestables sont : un prêtre italien Andrea Santoro, un journaliste arménien Hrant Dink, et trois missionnaires évangélistes assassinés. Plus, un autre prêtre italien, le Père Adriano Francini, poignardé à Izmir.

Il paraitrait également que "galvanisés par la mobilisation anti-PKK, des groupes d’extrême droite" auraient "lancé des expéditions punitives ciblant les Kurdes, à Istanbul ou à Bursa". Or, aucune agence de presse n’a cité de tels cas, qui auraient fait la "une" des sites franco-arméniens, braqués 24heures sur 24 sur tout les faits et gestes turcs

Tout ceci pour rappeler l’année 1955 "en pleine crise chypriote, la rumeur d’un attentat contre la maison natale d’Atatürk, à Salonique, déclencha les "pogroms du 6 septembre". A Istanbul, les commerces tenus par les grecs-orthodoxes, mais aussi par les juifs et les Arméniens, furent saccagés par la foule".

On chercherait à entretenir la terreur de l’opinion contre "ces turcs", qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Suit des interprétations sur le meurtre de Hrant Dink et ses supposés commanditaires (l’état turc) pour finir par une amusante remarque : le fameux "Tu l’aimes ou tu la quittes !" de Nicolas Sarkozy devient traduit en turc un slogan fétiche des néofascistes turcs : "Ya sev ya terket !".

Le journaliste omet de rappeler que la seule idée d’une entrée de la Turquie dans l’UE a déclenché une campagne raciste, comme on en avait pas vu en France depuis les campagnes antisémites de l’entre deux guerres.

Il fait également l’impasse complète sur les lois mémorielles votées en France, avec refus complet de tout examen des entières circonstances de la période, et les nombreux morts turcs totalement occultés.

Devant un tel déferlement de haine, de nombreux turcs, qui se croyaient des êtres humains normaux, se sont repliés sur eux mêmes devant ces insultes. Sur ce, des extrémistes arméniens ont annoncé vouloir revendiquer l’application du Traité de Sèvres consacrant le démembrement de l’empire Ottoman.

Rien d’étonnant que ces faits aient ravivés "le traumatisme dans la mémoire collective".

La Turquie est surement perfectible compte tenu du retard qu’elle a pris depuis le début du XIX ème siècle. Elle a déjà rattrapé un partie de ce retard.

Ne peut on la laisser tranquillement combler le reste, sans imprécations, analyses acides, propos peu amènes ??

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